‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 240 sur 348 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Mensonges de Soave sur la session dont nous venons de parler.

i. Soave nous retrace cette session en semant ses mensonges comme à l'ordinaire. H

ou bien , lorsqu'il y avait diversité de senli- ^'^ qu'après la congrégation générale, les lé

ments : Le décret est approuvé de tous, à l'cx- ^^^^ s'occupèrent de la rédaction du décret ;

ception de quelques-uns qui réclament quelque 'nais voyant dans les entretiens privés que

changement. Aussitôt le secrétaire rapportait les avis des opposants, lorsqu'ils n'éiaicnt pas donnés par écrit , ce qui se faisait parfois , afin de rendre l'opposition moins frappante. On lisait l'un après l'autre les billets des malades , pourvu qu'ils eussent assisté à la discussion du décret. On passait ensuite au second , quand dans l'un l'on renfermait tout ce qui appartenait à la foi , et dans l'autre ce qui concernait la discipline. Cela fait, le promoteur nommait les absents et ordonnait aux notaires présents de dresser un acte public de ce qui s'était pa se. On chantait l'hym

les évéques s'occupaient fortement à étendre la juridiction épiscopalc et à diminuer le pouvoir du pape, ils s'appliquèrent à trouver une formule de décret qui enlevât aux Pères la faculté de proposer, et cela si adroitement qu'à peine on pût l'apercevoir. Après mûre réflexion , ils insérèrent ces paroles sur la proposition des légats. Fausseté évidente : car, ainsi que nous l'avons dit en cilant les lettres et les actes , le décret rédigé de cette manière et renfermant ces paroles fut lu trois jours avant la congrégation , et soumis en particulier à l'archevêque de Gre-

ne d'actions de grâces envers Dieu , et après "'î^c et à ses compagnons , afin qu'ils l'exala bén diction des légats , l'assemblée se re- niinassent; et quoi(iu'ils l'eussent fous approuvé d'abord, li difficulté qu'il éleva ensuite fut publiée avant la session, de manière que chacun pût l'apprécier avant de donner son sentiment.

tirait.

5. Tel était le rit général des sessions. Ce (jui se passa de particulier dans celle-ci fut qu'après la lecture du premier décret, chacun dit: // me plaît , à l'cxceplion des suivants. L'archevêque de Grenade remit une feuille qui renfermait celte sentence : Ces paroles , sur la proposition des légats et des présidents, ne me conviennent point comme nouvelles , nullement nécessaires et inopportunes , surtout en ces temps ; pour cela , je demande que le notaire du concile inscrive mon sentiment dans les actes avec le décret, et qu'il m'en donne nn récépissé authentique. François Blanc, évêque d'Orense , remit un l)illel°contre ces mêmes paroles, comme étant inusitées , et renfermant des bornes qui ne convenaient pas aux conciles généraux , et parce qu'elles n'étaient pas dans la bulle, à laquelle le décret d'ouverture devait se conformer. Antoine d'Oresta et Antoine Corromeo, évéques, l'un de Léon cl l'autre d'Alnieria , dirent qu'ils approuvaient le décret , pourvu que les légats ne proposassent que ce que le concile aurait jugé digne de l'être. Le second décret qui fixait la prochaine session au 2G février , fut ensuite approuvé

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