‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 244 sur 348 · C'est étonnant qu'il ne condamne pas · texte numérisé non relu

C'est étonnant qu'il ne condamne pas

de répandre les livres, êl pour les autres de plutôt la prohibition des OËuvres de Ma-

se les procurer. Les lettres oui tanlgagnédc- chiavel , qui furent livrées avec privilège

puis un siècle et demi, qu'il y a peut-être L l'imprimeur de Cément Vil. Les héré-

niainlennnt plus d'hommes capables d'écrire tiques, qui aiment à se nourrir de cette

un livre qu'il n'y en avait auparavant qui doctrine impie et à la répandre, placent ce

fussent cr. état de lis comprendre. Lisez les bref au comir.encement de l'ouvrage* corn-

recherches des érudits qui ont dressé des catalogues des auteur siècle par siècle, et vous verrez que tous les ouvrages qui l'Egliseaprodui-s depuis le jour où elle putquit

me si, en signant un bref sur ces matières, le pape pouvait examiner ces écrits par luimême ou par les soins d'hommes très-habiles. Et quand même ia chose pourrait se faire, le

1er les grottes jusqu'à l'an 1500 sont en petit temps ne permet-il pas de distinguera une

nombre en compiraison de ceux qui ont vu le jovjr i!epuis 1500 jusquànous.

5. L'inipriiuerie, qui a commencé après l'année 1400. et qui a é'.é eiuployée d'une iiianièreinc rc)3'abie après 1500, fait qu'un livre qui ne rendait que trois rend aujourd'hui cent; et que trente volumes ne coulent pas plus maintenant (ju'un seuid'alors. Ajoutez à cela l'attrait qu'apportent à la lectun la netteté et la fidélité d s caractères d'impression, au lieu de la contusion et des erreurs des manuscrits. Ori est juste et raisonnable que Ion oppose par des lois nouvelles et spéciales une digue au dommage que causent ces choses dont l'uhagc va croissa >t. Les livres sétant ainsi répandus, et voyant combien, en passant par le^ yeux, ils ont d'influence sur le cœur, comme l'ont remarqué les législateurs pa'iens eux-mêmes, surtout Platon dans sa Képu-

seconde lecture ce que nous n'avons pas aperçu à la première? Quelle est la république qui ne s'aperçoive parfois qu'elle a fait quelque concession nuisible, qu'elle a approuvé quelque chose à tort, et qui ne s'empresse de le rétracter?

8. il finit par une violente diatribe contre la prohibition des écrits contraires à la juridiction du souverain pontife au-dessus de la puissance des princes séculiers, des conciles ou des évêques, et la termine ainsi : Jamais on n invenin un meilleur secret pour faire servir la religion à rendre tes hommes insensés. Je voudrais savoir, si les princes séculiers ne proscrivent point les livres qu'ils croicn» hostiles à leur juridiction à l'égard des autres princes, des barons leuTs sujets , des étatsgénéraux, ou de qui que ce soit : et s'ils ne négligent pas de se servir de leurs armes tem-

blique, ne fallait-il pas que l'Eglise écartât porelles, qui sont les peines, contre ces inSdes mains de ses enfants ces livres auxquels truments de révolte, pourquoi le pape devraelle connaît la vertu de corrompre, et n'en t-il laisser ses ar.r.es spirituelles oisives et permît l'usage prudent qu'à (eux qui ont, ne point frapper ces livres contraires à sa au jugement des maîtres sacrés, a:;sez de juridiction, plus sacrée que celle de tout auchaleur vitale pour changer en sucs saiutai- Ire prince, et dont le mépris est presque toutes ces nourritures malsaincs?El si quei-/^'uD jours le oremier pas qui conduit à l'hérésie?

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