LIVRE DIX-SEPTIEME
auvrai, les opposants furent nombreux; 3» que aux théologiens du second ordre les articles
les ambassadeurs étaienttous d'accord sur ce "•■':'" ^— j--* „„„„.: • ..a— j-
point, tandis qu'en effet les ambassadeurs d'Espagne et dePortugal, dontils invoquaient noniméiuent le témoignage, et bien d'autres ambassadeurs , n'avaient fait aucune instance là-dessus; 4" Ils se plaignaient surtout des légats qui, selon eux, auraient pu faire prononcer la déclaration en vertu des sentiments exprimés auparavant par les Pères; et qui, pour l'éviter, avaient adroitement substitué ce nouveau mode de scrutin, où
qu'ils devaient examiner sur la matière du sacrifice : ils étaient au nombre de treize et avaient déjà été préparés dans la réunion sous le pontificat de Jules III.
1" Si la messe est seulement la commémoraison du sacrifice de la croix et non un véritable sacrifice.
2° Si par le sacrifice de la messe il est dérogé au sacrifice de la croix.
3° Si par ces paroles : Faites ceci en mémoire de moi, Jésus-Christ a réglé que les Ion posait une demande précise, à laquelle apôtres offriraient son corps et son sang à la on ne pouvait donner qu'une réponse pré- messe.
pouvait Qonner qu une réponse p cise. Ainsi cette nouvelle manière de délibérer, qui avait été prise par les légals comme un expédient pour rendre les délibérations plus régulières, devint, ainsi que nous l'avons remarqué, un sujet de méfiance pour chaque parti. Us concluaient de là qu'il était absolument nécessaire de prendre une décision sur ce point, qui était enlui-même très-important pour la discipline ecclésiastique, et dont l'omission occasionnerait un très-grand scandale lorsque l'on aurait appris dans l'univers les derniers événements du concile. Us suppliaient donc le roi leur maître de mettre
4° Si le sacrifice offert à la messe n'est utile qu'à celui qui le reçoit, et ne peut s'offrir pour d'autres, soit Vivants soit morts, ni pour leurs péchés, ni pour satisfaire pour eux, ni pour leurs autres nécessités.
5" Si les messes privées où le prêtre seul communie sont illicites et doivent être prohibées.
6" S'il répugne à l'institution de Jésus- Christ de mêler l'eau et le vin à la messe.
7° Si le canon de la messe contient des erreurs et doit être changé.
8° Si le rit de l'Eglise romaine de réciter
en œuvre les moyens les plus effi( aces auprès secrètement et à voix basse les paroles de la
du pape, afin qu'il voulût bien remettre cette consécration doit être condamné.
décision au concile. Telle était la substance 9° Si la messe doit n'être célébrée qu'en
de leur lettre, dans laquelle on découvrit une langue vulgaire, entendue de tous.
si grande altération des faits, que Brugora, 10°Sic'estun usage mauvais d'attribuer
nnnislre d'Avalos, avec lequel Visoonti était certaines messes à certains saints.
Irès-lié, obtint que le marquis de Pescara, par les soins de qui cette lettre avait été envoyée, écrivît ensuite de lui-même pour détromper'le roi au sujet de ces fausses allégations. Je ne dois pas omettre ici une circonstance peu importante eu elle-même, mais qui servira d'exemple pour empêcher certaines personnes de forger des histoires sur des ouï-dire, dont les auteurs seraient même des personnes qu'on a lieu de croire véridiques et bien informées, mais qui se trompent sur bien des détails. Visconti avciit écrit à Rome
11° S'il faut supprimer les cérémonies, les ornements et autres signes extérieurs que l'Eglise emploie dans la célébration de la messe.
12° Si c'est la même chose que Jésus- Christ s'immole pour nous, et qu'il se donne à nous pour nourriture.
13° Si la messe est seulement un sacrifice latreutique et eucharistisque, ou si c'est encore un sacrifice pour les vivants et pour les morts.