‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 316 sur 348 · LIVRE DI\-hLniLMK · texte numérisé non relu

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il en ferait partout ailleurs , la France, dans l'état actuel, demande plutôt des mains que des langues. Divers incidents l'avaient pourtant empêché jusqu'alors d'effectuer sa promesse; mais à la fin le pape avait enjoint aux. légats d'admettre Lainez à dire son avis, non-seulement comme général d'ordre, mais comme théologien de Sa Sainteté, comme en effet lui et Salmeron avaient donné leurs voix en cette forme dans les deux as- ^femblécs précédentes. En même temps le pape recommandait aux légats d'avoir pour lui toutes les attentions que méritaient sa science , sa probité , son intégrité. Voici maintenant comment Soave raconte l;i venue de Lainez au concile: il le fait arriver le 14 d'août, et suppose que trois Pères de sa compagnie s'emplojàrei.t pour le faire placer avant les généraux des autres religions , parce qu'il ne voulait pas être à |la dernière place ; et que c'est pour cela qu'on ne trouve pas son nom dans la liste de ceux qui ont assisté au concile; c'est là ce qu'on appelle un recueil de mensonges (1). Commençons par les plus petits. Il est faux qu'il soit arrivé le H août; mais si nous parlons de son arrivée à Trente, il faut la mettre au 22 juillet, comii.e nous l'avons vu. Son entrée dans les congrégations ne fut qu'au 21 août, selon le rapport qu'en ont fait les légats euxmêmes dans un écrit que nous mettrons ciaprès sous les yeux du lecteur. Venons à des faussetés plus considérables . Les catalogues publics du concile mettent Lainez au nombre des généraux d'ordre, comme on le voit dans les Conciles imprimés à Anvers chez Jean Secelsia,en 156i, c'est-à-dire aussitôt après la clôture ; et à Louvain chez Jean Zangris Teletano, l'an 1567. Lainez craignait si peu la dernière place parmi les généraux, qu'il la demanda lui-même; je l'ai fait comprendre ailleurs ( Liv. XV, ch. 15) en citant Paleotto, qui, au commencement de ses Actes, nous apprend l'ordre que l'on établit au concile, soit pour assigner les places, soit pour fixer le mode d'opiner dans les assemblées; mais comme je m'obligeai alors à fournir de plus fortes preuves, lorsque j'en serais venu aux contradictions de Soave, il faut m'acquitter de ma promesse. Je dirai donc que les légats en ont donné l'attestation par un certificat muni de leurs signatures, et le secrétaire du concile a signé avec eux le l^i' novembre 1562 ; je suis prêt à montrer cette écriture authentique à qui voudra la voir. Voici comment s'expriment les légats :

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