‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 328 sur 348 · Pour remédier à l'irrévérence, on éé · texte numérisé non relu

Pour remédier à l'irrévérence, on éé

fendit de laisser célébrer la messe à aucun prêlre vagabond et inconnu, ou depermellre d'y assister à des pécheurs publics, diffamés, par leurs scandales. L'on parla encore d'en interdire l'assistance aux femmes publiques, du moins de les faire sortir de l'Eglise après l'Evangile; mais l'exécution d'un pareil règlement parut sujette à de plus grands scandales encore- Et parce que la majesté du lieu contribue beaucoup au respect avec lequel on doit remplir une si sainte fonction, on défendit la célébration de la messe dans les maisons particulières. On ne la permit que dans les églises et chapelles uniquement destinées au culte divin, désignées qu'elles seraient, et visitées par l'ordinaire. On supposait encore que ceux qui assistaient au sacrifice témoigneraient par une posture modeste et respectueuse qu'ils étaient présents d'esprit et de corps. On défendit aussi dans les églises tous ces chants et cette musique où l'on mêle des airs lascifs. On parlait même d'exclure entièrement la musique du sacrifice. Mais le plus grand nombre des Pères, surtout les Espagnols, en firent l'éloge. Ils firent observer que le chant et la musique étaient en usage dans l'Eglise depuis les temps les plus reculés, comme un moyen très-doux pour insinuer dans les âmes de pieux sentiments, pourvu que la modulation du chant et la signification des paroles soient cher encore au pas d'un faible et timide en-

sures, sans qu'aucun privilège ou appel puisse les garantir.

Bien que le ciel soit incorruptible, il n'y a aucune chose sur la terre qui se corrompe aussi facilement que celles qui sont le plus célestes.

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