CHAPITRE IX
Sixième sexsion , ou la vingt-deuxième du concile. — Variété de sentiments. — Obédience du patriarche assyrien lue dans le concile. — Protestation de l'ambassadeur portugais. — Erreurs de Soave dans sa narration. — Ses objections contre le décret du calice réfutées.
Le jour suivant, 17 septembre, on célébra la session. La messe pontificale fut chantée par Pierre-Antoine, de Capoue, archevêque
(1) Ici encore le P. le Coiirayor a noté une errtMir de Soave. lille consiste à <lln; (pie le décrel du canon passa à la plnraliié des voix; mais (|iie le nomlire des opposants égalait |)res(pie colni des voix allirinalives. Cela est, dil-il, altsoliinicnl faux, puisque les opposants ne furent (lu'iinc irenlaine, el il y en eûl plus de cent qui approuvèreni le eauoii ; cl môme sur les trente qui s'opposaient, il y en eut i)lnsieurs (pii tic rejeltaienl pas le canon comme faux , mais comme l'ail à conire-lemps.
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trouvons-nous, disait-il , que Jésus-Christ se soit immolé pour les besoins des fidèles, en offrant sur la croix son grand sacrifice, auquel a succédé celui de la messe? II n'approuvait pas non plus ceux qui disaient que le sacriGce de la messe a été la perfection et l'accomplissement de ceux qui furent offerts sous la loi de nature et sous la loi écrite. Ce sentiment lui paraissait déroger au sacrifice de la croix, n'étant fondé ni surl'Ecrilure, ni sur aucune tradition légitime. Quelques antres firent sur ce dogme des difficultés légères et qui ne valent pas la peine d'être rapportées.
3. Le décret sur les abus à corriger dans la célébration de la messe n'eut à soutenir qu'une attaque; et contre les articles qui regardaient la discipline, il y eut cinq objections, mais pareillement très-légères.
L'article qui trouva le plus de contradicteurs fut la concession du calice remise au pape. Il y en eut environ une quarantaine. Quelques-uns ne le refusaient pas absolument, mais ils jugeaient que cela se devait faire par des lettres particulières et non par un décret ; il y en eut six dccc-tavis.L'évêque de ïorlose, qui était du nombre , alléguait pour sa raison qu'un pareil décret aurait donné sujet aux hérétiques de conclure que le pape est inférieur au concile. L'évêque de Kudoa, Antoine Ciurebia, s'opposait pour la même raison à tout autre renvoi au pape pareil à celui-ci, qu'il protestait devoir être de nulle valeur. Deux ou trois autres demandèrent que le pape, s'il accordait le calice, déclarât qu'il le faisait en vertu de la suprême puissance qu'il tient de Jésus-Christ. Haller, évêque de Philadelphie, et suffragant d'iiistat, dit qu'il approuvait le décret, s'il plaisait au plus grand nombre ; le père Laincz fut du même sentiment; mais il dit ouverleuientque le décret en lui-môme ne lui plaisait pas, et que si on l'approuvait il fallait marquer au souverain pontife, que le concile en délibérant sur cette affaire, n'avait osé donner à Sa Sainteté aucun conseil relatif à cette dispense.
U. Le dernier décret fut, selon la coutume, celui qui fixait au 12 novembre la future session , où l'on devait traiter la matière des deux sacrements de l'ordre et du mariage. L'acceptation du décret ne souffrit aucune difficulté; mais ce décret qui eut plus de voix pour le confirmer, fut le moins stable, quant aux effets qu'il devait produire, puisqu'il se vit changé jusqu'à la huitième fois , par autant de prorogations. On le verra dans la suite de celte histoire.
5. Dans celte même session on fit lecture d'une lettre du cardinal Amulius; la même que les légats avaient fait lire dans la congrégation précédente. Amulius, de la part du pape, faisait savoir aux légats que Sa Sainteté avait présenté au consistoire un moine de saint Antoine, ermite, nomme Abdisù. llavait éléélu patriarche de l'Assyrie orientale, près du Tigre, par le consentement du clergéetdu peuple. C'était un homme Irèsuslruil, noble, riche parmi ceux de sa nation,
âgé de soixante ans . Parmi les nombreuses traverses et les mauvais traitements de la part des Turcs, il était venu à Rome, porté par son zèle à visiter les sanctuaires des apôtres et baiser les pieds au vicaire de Jésus-Christ. Son intention était de s'instruire dans lesobservances de l'Eglise romaine, et de se faire confirmer dans son patriarchat par l'autorité du siège apostolique. Après plusieurs mois de séjour à Rome, bien informé des rites dans lesquels il ne s'accordait pas avec les catholiques, quoique la différence ne fût pas notable, il avait juré l'obéissance au pontife romain et l'observance de tous les conciles passés, et notamment de celui de Trente. De tout cela il avait envoyé des certificats authentiques. Le pape lui avait donné la confirmation du patriarchat et de quoi fournir aux frais du voyage pour son retour en Assyrie. Le bon vieillard, si son âge et le besoin de ses peuples, c'est-à-dire près de deux cent mille personnes, partie soumise aux Turcs, ou aux Perses, ne lui avait pas fait lin devoir de retourner chez lui, aurait volontiers assisté aux sessions du concile. Amulius ajoutait que le patriarche, interrogé sur les livres de l'Ecriture admis par les Assyriens, et sur les rites usités parmi eux, avait mis au nombre des livres canoniques plusieurs de ceux que les hérétiques rejettent. Parmi les rites, avecquelquepetilediversité, il avait nommé les sacrements de l'Eglise et en particulier la confession auriculaire, commeaussi la vénération des saintes images. Son rapport semblait fournirun fort argument contre les hérétiques , qui les méprisent comme des inventions modernes. Car il est certain que ces peuples, dont jusqu'alors on savait à peine le nom, et qui n'étaient connus que par des relations mal assurées, n'ont pu apprendre ces choses que par d'anciennes traditions, etces traditions ne pouvaient être que la suite des prédications des apôtres saint Thomas et saint Jude, et de Marc, leur disciple. Amulius ajoutait dans sa lettre que c'était là ses propres idées ; mais que les légats sentiraient mieux que lui la force de ces raisons. Pour lui, il n'était chargé, de la part du saint-père, que de leur envoyer cette confession de foi du patriarche assyrien, et la promesse d'obéissance qu'il avait faite au concile.
6. A la lecture de ces lettres , comme on entendit que le patriarche, dans son acte de soumission , avait compris comme dépendantes de son patriarchat plusieurs Eglises des Indes situées dans des pays soumis au roi de Portugal, l'ambassadeur portugais protesta dans la session que le patriarche n'avait aucun droit sur ces Eglises, qui dépendaient uniquement de l'archevêque de Goa, primat de toute l'Inde; et que par conséquent la juridiction du patriarche ne devait porter aucun préjudice à celle du primat.
7. Tels furent les événements de cette session, dont plusieurs bien que publics et remarquables, ne se trouvent pas dans Ihistoire de Soave, qui sans doute , n'en aura pas eu connaissance. Mais il a fait conune
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ceux qui, voulant paraître dans une féto avec grand nombre de voix s'y opposaient, celui
quelque splendeur, faute d« diamants et de bijoux véritables, s'en procurent de faux, qui, à la lumière des chandelles, si on les regarde en passant, trompent aisément la vue. J'omettrai, selon ma coutume, de réfuter en détail plusieurs de ses narrations quoiqu'elles soient très -peu vraisemblables ; et tant de mémoires qui me sont parvenus, n'en disent pas un mot. Copendanl , comme il est possible qu'il y en ait quelqu'une de véritable, je ne veux pas ni'exposer à lui faire de la peine, en les réfutunl toutes comme fausses. Mon silence suffira à faire voir !e peu de cas que j'en fais; je veux seulement remarquer en passant quelques-unes de ses faussetés manifestes.
8. 11 dit qu'après la lettre du cardinal Amulius, on en Int une autre dans la session, écrite par le patriarche à tout le concile. Mais cette lettre, supposée par Soavo, ne fut jamais écrite que dans son imagination, et en revanche il a eu soin de biSfer, par une maligne dissimulation, les conclusions que pouvait fournir contre les hérétiques la relation du patriarche. Disons qu'il n'a pas su ou qu'il n'a pas voulu nous fiire savoir que le cardinal Amulius a sagenvent distingué dans sa lettre ce qu'il disait de ia part du pape, et les réflexions qui lui venaient naturellement. La première chose qu'il a voulu nous apprendre , c'était l'obéissance du patriarche et sa confession de foi ; la seconde, c'était l'avantage qu'on pouvait tirer de cette obéissance et de cette confession pour confondre; les hérétiques. C'est là qu'il dit que les légats comprendront mieux que lui toute la torce de cet argument. Je ne veux donc pas m'arrêter pour chercher (juerelle à mon adversaire : où en serait réduit l'esprit humain si, toutes les fois qu'on avance une preuve, ou un raisonnement douteux, l'orateur était obligé à soutenir son dire ? Il faudrait renoncer en ce cas au grand avantage que Ton trouve à consulter, à comparer une raison avec l'autre, pour pouvoir, dans les doutes qui surviennent, distinguer le vrai et le faux.
9. Mais une autre erreur qu'il a avancée, Irès-considérable par elle-même, se trouve aussi très-mal à propos mêlée avec ia fraude malicieuse. Il rapporte que le décret concernant l'offrande que Jésus-Christ a faite de lui-même dans la dernière cène, trouva dans la session vingt-trois contradicteurs , sans compler plusieurs autres qui la croyaient vraie, mais qui prétendaient que ce n'était ni le temps, ni le lieu convenable pour le publier ; et qu'on recueillit les sulTrages confusément, attendu que plusieurs personnes parlaient ensemble. Ce fait ainsi raconté lui sert de fondement pour élever des murailles bien hautes et bien larges, c'est-à-dire pour supposer et pour arranger les discours extraordinaires qu'il attribue à diverses personnes sur les opérations du concile. Il va nous raconterhardimeut que plusieurs furent étonnés de ce que, contre l'usage reçu de ne faire aucun décret sur la foi, lorsque un
ci passa, quoiqu'il eût trouvé vingt-trois contradicteurs. Il rapporte mêiie les réponses que l'on donnait à ceux qui s'étonnaient de la chose. Mais c'est ici que se vérifie celle parole du philosophe : L'erreur qui n'est rien dans son principe s'augmente avec le temps. Ceux qui s'opposèrent à cet article dans la session n'étaient pas au nombre de vingttrois, ils n'étaient que deux, comme nous l'avons vu, et comme on peut le voir dans les actes de Paleolto, ou dans ceux du Château Saint-Ange : car on y trouve enregistrés les noms de chacun de ceux qui se sont opposés, et ce qu'ils ont dit en s'opposanl à ce décret, ou à quelque autre. Comment donc a-t-on pu faire tous ces discours sur la définition d'un dogme auquel s'était opposé un grand nombre ? Comment a pu avoir lieu cette confusion causée par le grand noinbre, qui donnaient tous à la fois leur avis? Tout au contraire, il y eut si peu de confusion que même ceux, qui répugnaient au décret n'ouvrirent pas la bouche, ils donnèrent leur suffrage par écrit. Maintenant, pour expliquer de quelle manière Soave a pu tomber dans une erreur aussi grossière, de laquelle il ne s'est retiré qu'à force de mensonges, je veux cette fois imiter sa méthode, qui est de passer de l'office de narrateur à celui de devineur, mais avec cotte différence entre lui et mci, que lui, lorsqu'il fait le devin, veut toujours passer pour historien , tandis que je déclare nettement (pie ce que je vais dire n'est qu'une conjecture ; et la voici : Parmi tant de mémoires il peut s'en être trouvé un où l'on aura écrit que les contradicteurs furent deux ou trois seulement (en italien due o tre, et en chiflres 2 o 3) en tirant plusieurs copies de ce mémoire, comme cela se pratique ordinairement, dans quelqu'une de ces copies où l'o avait été oublié, ou effacé, le copiste aura mis vingt-trois. Soave pour son malheur aura rencontré cette copie fatale, et, trompé sur le fait, se sera permis ou plutôt aura cru devoir le broder par ces discours dont il supposait tout le monde occupé ; mais comme le fait n'existait pas, les discours n'ont jamais existé: c'est lui (lui les a engendrés et qui les donne comme des enfants illégitimes sortis de son bizarre cerveau.
10. De ces erreurs sur les faits historiques, passons au mécontentement et aux murmures qu'il attribue à certaines personnes contre les décrets. Premièrement pour le refus du calice, il nous l'ait entendre la complainte lamentable des n.itions qui le demandaient. Mais il suffit (le lire une fois le récit que nous en avons fait, pour voir avec quelle maturité l'afi'aire lut traitée dans le concile. Les seules raisons de conscience purent retenir les Pères, lors(|ue toute la faveur des princes et les légats eux-mêmes étaient pour la concession. S'il était vrai au reste, comme Soave l'assure, que l'empereur ne voulut pas solliciter davantage auprès du pape pour cette concession, parce qu'il savait que ces peuples, peu soumis à l'autorité pontificale, prcn-
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(Iraient en mauvaise part tout ce qui viendrait de Home, et i'on savait d'ailieurs par expérience que la concession de Paul III avait fait plus de mal que de bien ; si cela était vrai, ce serait avec beaucoup de raison, et presque par inspiration divine que le. concile aurait renvoyé au pape les suppliants, avec ces paroles remarquables : Que c'était là le plus excellent moyen à mettre en œuvre pour opérer leur salut. J'ai dit si cela était vrai, car c'est une fausseté manifeste; elle est prouvée jusqu'à l'évidence par les instances réitérées de l'empereur auprès du pape, non pas une fois, mais à diverses épo- (lucs, connue on le verra par la suite; et Sonve, dont la mémoire est trop faible pour un historien, se trahit lui-même, lorsqu'il en fait mention une seconde et une troisième fois : le lecteur s'en apercevra bien. Mais (juaiul même nous voudrions lui pardonner un défaut de mémoire, qui cependant n'est point pardonnable à un homme qui fait métier de mentir (et je lui en ai fait plusieurs fois des reproches), il serait toujours coupable d'avoir laissé échapper un mensonge dont toutes les circonstances dun fait public concourent à le convaincre. Car s'il fallait méîne se restreindre à ce qui s'est passé jusqu'au temps dont nous parlons actuellement, Soave et moi, que do preuves j'aurais contre lui 1 !a polilique industrieuse des orateurs de l'empereur; plus que tous les autres, ce Drascovizius, qui connaissait bien les Hongrois, si attentif à obtenir du moins le renvoi de l'affaire au pape; la joie qu'en éprouvèrent d'avance les suppliants et dont a parlé Soave lui-même: tout cela laisse-t-il quelque doute? En peut-il rester après le mémoire envoyé par Ferdinand à Pie IV, avant la célébration du concile? Nous l'avons rapporté au livre XIV, chapitre 13. Ce mémoire n'est qu'une suite d'instances et de prières les plus énergiques, pour obtenirdu pape en faveur de ses vassaux îa dispense dont il s'agit et plusieurs <TUlres.
11. Passons à un autre chefd'accusalion, que Soave qualifie du titre honorable d'accusation solide et sérieuse. Il prétend que le concile était tenu à définir au moins le premier desdeuxarticles réservés , savoir, si les raisons qui ont porté l'Eglise à interdire l'usage du calice dans la communion des laïques étaient tellement obligatoires que cet usage ne dût jamais être permis en aucun cas, à aucune personne. Pour lui, il assure que cet article n'est pas i\nc pure question de fait ; mais il appartient indubitablement à ia foi; ce qui ne peut signifier autre chose sinon que le concile avait bien compris que ces raisons étaient insuffisantes; mais des motifs de respect humain l'empêchaient de les faire connaître. Si cette accusation mérite d'être appelée solide, le vent même aura la solidité. Plus elle est intrépide, plus elle e>t téméraire, cette confiance qui lui fait prononcer que le premier article n'est pas une question de fait ; mais qui\ appartient indubitablement à la foi. Est-ce dans le livre des sibylles , ou dans les hiérogly-
phes d'Kgyp(e, que se trouve secrètement renfermé ce principe, que les lois humaines sont variables selon les temps ou les personnes , et leur convenance dépend des circonstances du fait qui leur a donné occasion. Bien plus, si ce principe est indubitable , comme il est en effet, elle sera donc indubitablement vraie la proposition contradictoire de celle que Soave nous donne pour indubitable, savoir que la question dont il sagit est mêlée de faits, qu'elle esteu grande partie une question de fait, qu'on ne doit point décider comme un point de foi, mais conujie une loi dictée parla prudence. J'ai dit que la question était mêlée de faits , puisque l'on disputait pour savoir si les raisons pour lesquelles l'Eglise, dans les derniers temps, avait interdit le calice à tous ceux qui ne célébraient pas la messe, bien considérées et mises dans la balance avec l'utilité que l'on pouvait tirer d'une dispense accordée à des conditions raisonnables , étaient d'un plus grand poids, et par conséquent ne permettaient pas qu'elle fût accordée. Il était certain d'ailleurs que les Pères, en discutant cet article, n'avaient jamais eu l'idée d'en faire une définition de foi, car aucun d'eux n'avait jamais révoqué en doute, ni remis à une discussion future, s'il pouvait y avoir un concours de circonstances qui rendît celte concession licite et n)ême prudente, après que le concile de Constance s'était réservé ce pouvoir; celui de Bâie l'avait mis en œuvre ; et en dernier lieu les papes Paul 111 et Jules III avaient dispensé dans celt(î Uième loi, et les Grecs catholiques, sans que l'Eylise s'y oppose, communient sous les deux espèces. Il n'est donc pas vrai, quoi qu'en dise Soave, à qui l'erreur du concile est claire comme le jour, il n'est pas vrai que le concile ait omis la déclaration d'aucun dogme de foi, qu'il s'était spécialement réservée; mais seulement le concile, qui se proposait de juger par lui-même sur cet article mêlé de fait, qui était la matière d'une délibération de prudence et non pas dune décision de foi , voyant ensuite Ici rapports douteux et les opinions discordantes qui partageaient rassemblée, a remis celle affaire au pape, comme à un juge mieux instruit cl plus distinctement informé (5ue ne pouvaient être les Pères de toutes les circonstances dune affaire si difficile. En effet, la plupart des prélats connaissaient à peine les pays et les peuples pour qui la grâce avait été demandée. Au reste il est à remarquer que dans le décret qui renvoie l'affaire, il n'y a pas un seul mot qui puisse signifier une définition qu'on attend de Sa Sainteté. Il est dit seulement que selon la sagesse (uii le caractérise, elle emploiera les moyens <iui lui sembleront le plus opportuns à la république chrétienne et au salut de ces peuples- Mais c'est une ruse ordinaire aux menteurs, lorsqu'ils affirment ce qui est faux, de l'affirmer hardiment sans crainte , et de le donner à leurs auditeurs comme une vérité incontestable, pour leur ôter l'envie d'examiner.
IliSrOIHR lilJ CONCiLK DR TRF.NTF.
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