‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 340 sur 348 · Ici Soave nous apprend qu'il y eut à ce · texte numérisé non relu

Ici Soave nous apprend qu'il y eut à ce

les Espagnols y trouvaient la puissance complète d'ordre et de juridiction. Quelques-uns des pontificaux croyaient néanmoins que Manloue (pour dire le cardinal), feiqnant exprès de penser comme les autres , faisait lire l'ancienne délibération , non pour établir son propre sentiment , mais celui des Espagnols, auquel il adhérait en secret.

10. Toute cette narration est évidemment fausse. En premier lieu les légats, sans aucune restriction ou incertitude, firent savoir au cardinal Borromée qu'Ajala avait été convaincu d'erreur, et on avait fait voir à l'assemblée qu'une pareille déclaration n'avait pas eu lieu sous la présidence du cardinal Crescenzi ; mais ils ne parlèrent pas des répiiiiues qu'Ajala avait pu faire, ni de sa dispute avec le cardinal de Mantoue, ni d'un huitième canon , ni d'aucun autre décret formé au lemps de Jules et relatif à ce sujet. Visconti écrivit aussi à Borromée la mêine chose. Musolti s'exprime de la même manière dans ses actes ; et Paleotto dans les siens rapporte le fait avec plus d'étendue. En outre, Soave avait sans doute remarqué dans le registre de Visconli, el il pouvait voir encore dans les lettres des légats une circonstance qui fait perdre toute créance au témoignage d'Ajala , savoir que le secrétaire avait prouvé par le registre, qu'au jour où Ajala disait avoir donné son suffrage sur cette matière, on n'avait pas seulement nommé encore ceux qui devaient rédiger les chapitres cl les canons ; et ici, il n'y a ni équivoque, ni malentendu qui puisse l'excuser. Mais avançons cl produisons le témoignage des deux prélats intéressés à celle déclaration.

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