‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 43 sur 348 · CHAPITRE lïr. mencé qu'à la justiflcation. Néanmoins , ils · texte numérisé non relu

CHAPITRE lïr. mencé qu'à la justiflcation. Néanmoins , ils

E {Torts de François de Tolède pour empêcher dépêchèrent à Rome un courrier, pour ayer-

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pinions à ce sujet dans la congrégation gé ^^^^J ^^^^^^ ^^ ^^^^.^^^ ^^^ ^^^^^ ^^^ ^^^^^.

nerale. ments de l'empereur, et alors il arriva ce que

1. Mais les Impériaux avaient de bien au- Sarpi assigne à une époque antérieure et à

très intentions. L'ambassadeur François de une occasion différente , c'est-à-dire, que les

Tolède avait l'ordre (1) le plus positif de re- légats trainèrent en longueur pendant quel-

tarder de tout son pouvoir la décision dog- ques jours l'examen des deux abus en ques-

matique, pour ne pas blesser les Allemands , lion, jusqu'au retour du courrier qui de-

surtout pendant la tenue de la diète. C'est vait rapporter de Rome la résolution qu'au-

pourquoi, dans une visite qu'il fit aux lé- rait prise le Pape informé de la nouvelle

gats ; et qui ne semblait que de pure polites- tentative des Impériaux,

se, il engagea la conversation sur ce point , 3. Le Pape et les consulteurs de Rome ré-

et, sous la forme de simples conseils, il ex- pondirent qu'ils avaient appris avec étonne-

posa avec art le plus de raisons qu'il put , nement les instances de François de Tolède ;

pour leur persuader que ce qui était son de- que faire ce qu'il demandait, ce serait com-

sir particulier en cela, serait aussi ce qu'il y promettre la réputation du concile, etdétour-

aurait de plus avantageux pour le bien pu- ner le coup qu'il devait porter à l'hérésie :

blic. Mais ce fut en vain; car les légats lui que les légats dissent à chacun que l'empe-

répondirent que procéder ainsi, ce serait reur était nécessairement mal informé, qu'il

n'avoir assemblé le concile que pour la con- n'adresserait pas une pareille demande, s'il

damnation des catholiques, et non pour celle des hérétiques , puisque la réforme ferait justice des mœurs des premiers, et que les erreurs des seconds demeureraient à l'abri

savait les maux qui en résulteraient. Qu'en conséquence, ils eussent à continuer la discussion sur le dogme, et qu'ils ne souffrissent point qu'on remît cette affaire en ques-

des anathèmes. De Tolède voyant que ses tion. Cet ordre trouva les légats bien disposés arguments ne portaient pas coup , tira du à en presser l'exécution (1); car ils avaient fourreau une autre arme, celle de-l'autorité, déjà écrit à Rome que, dans le cas où la rédéclarant qu'il était chargé par l'empereur ponse tarderait, s'ils étaient obligés en attende tout tenter pour en venir là, et qu'il le fe- dant de proposer une nouvelle matière, ils rait auprès des Pères ; qu'on ne devait pas proposeraient franchement l'article du péché donner ce déplaisir à un prince si grand et originel ; qu'ils ne pouvaient croire qu'au qui avait rendu tant de services à la religion, mépris de tous les droits, les Impériaux des- 2.Leslégats opposèrent à cette arîiie un bou- cendissent à des intrigues pour s'opposer à clier qui n'ét;îit pas moins fort, celui de l'au- la marche de la discussion ; mais qu'en tout torilé contraire, lui remontrant que la chose cas, plutôt que d'y consentir, ils dissoun'était plus en leur pouvoir, puisque déjà le draient le concile, et que, dans cette suppoconcile l'avait réglée ainsi, après une mûre sillon, ils réclamaient le pouvoir de le susdélibération, et que le Pape leur avait aussi pendre. Ils demeurèrent inébranlables dans exprimé sa volonté à cet égard dans les cette résolution , d'autant mieux qu'il leur termes les plus formels. L'ambassadeur repli- revint quelque chose d'une autre conversa-

3ua qu'il était du devoir d'un bon ministre tion que de Tolède avait eue avec l'évêque

e maintenir l'union entre son maître et les de Gava. Il s'ouvrait avec confiance de ces

autres princes, et de ne pas agir sur-le-champ affaires à ce prélat , parce que d'un côté sa

d'après les ordres qu'il a reçus, quand il pré- famille et son diocèse étaient de la dépen-

voit qu'il en résulterait du trouble; mais que dancede l'empereur, et que de l'autre l'am-

c'est à lui alors d'informer son maître de ce bassadeur espérait beaucoup de cette confl-

qui se passe, et de surseoira l'exécution jus- dcncefaiteà un personnage que sa qualité de

qu'à l'arrivée d'un nouvel ordre qui confir- ministre du Pape ne devait pas rendre suspect

me le premier. aux légats. De Tolède avait donc déclaré à

Les légats ne voulurent pas non plus pren- l'évêque que toute l'Allemagne conspirant

dre cet engagement, afin que le Pape fût contre l'empereur, sans excepter même la

libre, s'il le jugeait plus à propos, de laisser croire qu'il avait ignoré cette démarche officieuse. Ils convinrent même entre eux de répondre une autre fois que l'article du péché originel, qu'on se proposait de traiter dans la session prochaine, ne pouvait occasionner les troubles qu'on recloutait , puis qu'on s'entendait là-dessus avec les Luthériens, comme l'avait démontré la conférence

Bavière, dont le duc entrait aussi dans la conjuration, force était bien à ce prince de consentir à un arrangement dans cette diète, s'il ne voulait pas la ruine de sa cause : qu'il n'y avait rien de bon à attendre de la voie des armes ; qu'ainsi, ce serait agir contre le gré de l'empereur que de traiter des dogmes, question intempestive qui ajouterait encore à l'exaspération des esprits. Que si le concile

qu'on avait eue ; qu'il ne s'y était pas élevé le faisait, sa majesté s'en laverait les mains; entre eux et les catholiques de discussion car ce serait une preuve qu'on ne se fiait sur ce point; que la controverse n'avait com- pas à elle. De Tolède ajoutait que néan-

(t) Lellre des légats au cardinal Fanièsc, du 24 nai.

(I) Li'Urc des légats au cardinal Farnèse, du 18 mai 1540.

moins on désirait la présence du cardinal Farnèse en Allemagne, et que si l'empereur avait lieu d'être content de la nouvelle que le cardinal lui porterait, celui-ci à son tour n'aurait pas à se plaindre de l'empereur, et qu'on laisserait à la disposition du Pape ce qui concernait le concile.

k. Tout cela, comme la suite le prouva, n'était qu'un arlifice pour amener le Pontife à fournir de grands secours, dans la crainte de voir s'établir entre les catholiques et les Lutliériens une paix qui devait lui être si préjudiciable. Mais dans le moment , c'était assez pour faire prévoir que les Impériaux s'opposeraient à ce que l'on s'avançât plus loin dans les discussions doctrinales , et c.ue , dans ce but , pour engager les évêqucs a ne traiter que de la réforme, ils les pousseraient à réclamer auprès du Saint - Siège. C'est pourquoi , encore encouragés parla réponse du Pape , où on leur commandait de procéder avec vigueur et de ne pas alléguer pour raison , comme ils en avaient eu l'intention, qu'on ne différait pas de sentiment avec les Luthériens touchant le péché originel, parce que cette réponse n'avait rien de solide au fond, et que même ce qu'elle paraissait signifier n'allait pas au delà de ce seul article; les légats résolurent d'en venir à l'œuvre. Et quoiqu'à les entendre, ils craignissent peu de voir les évêqucs revenir sur la délibération qu'ils avaient prise, toutefois, à tout événement , ils persistèrent à demander l'autorisation ^de suspendre l'assemblée. Et de plus le cardinalCervini écrivit (1) confidentiellement à Maffée une lettre où il lui disait que si le Pontife pouvait , sans blesser les princes, ou suspendre le concile jusqu'à des temps plus favorables, ou le transporter plus dans l'intérieur de l'Italie , il en résulterait un bon effet. Car l'archevêque d'Aix assurait que c'était le désir bien formel du roi de France, qu'on transportât le concile dans un lieu plus libre et plus sûr; que pour la guerre, il lui semblait que la saison était trop avancée et les circonstances contraires ; que néanmoins il fallait procéder avec précaution, afin que si on renonçait à la guerre, on ne pût pas l'imputer au Pape , et en conclure contre lui qu'il n'avait pas droit de se plaindre des exigences iniques auxquelles l'empereur aurait condescendu pour avoir la paix avec les prolestants.

5. On avait employé le temps dans les congrégations particulières et générales à dresser des décrets contre les abus, et ily avaitaussi été arrêté qu'on parlerait de la peine à infliger aux évêques qui ne résidaient pas , article dont les évêques désiraient vivement eux-mêmes la discussion, parce qu'il devait, sous le prétexte honnête de corriger leur propre négligence, leur fournir l'occasion d'aviser aux moyens de prévenir les obstacles qui s'opposaient le plus communément à la résidence. Et de Tolède, qui ne cachait pas la peine qu'il avait ressenlie du refus que les

(I) Lpilre des légats au cardinal Farnèse, du 22 mai 1546,

légats avaient fait au fond de sa demande, les fit prier (1) par l'évêque de Cava d'être au moins assez complaisants pour attendre qu'il eût reçu de l'empereur la réponse à la lettre par laquelle il lui rendait compte de cette affaire , affirmant d'ailleurs qu'elle ne tarderait pas plus de quelques jours. Mais les légats ne voulurent pas non plus prendre cet engagement, soit qu'ils craignissent que ce premier délai , comme il arrive souvent , en autorisât d'autres qu'on ne pourrait refuser sans s'exposer toujours à s'entendre dire qu'on n'avait pas accordé à l'ambassadeur le temps d'un couple de jours , soit qu'ils eussent à cœur de passer outre, pendant que l'empereur ne s'était pas encore fonnellement prononcé contre: opposition qui, si elle intervenait , devait rendre plus difficile la tâche de la congrégation , et plus plausible le mécontentement que le prince en aurait.

6. Et l'événement justifia ce qu'ils avaient prévu; car de Tolède fit notifier aux légats une lettre (2) de Granvelle , que ce dernier lui avait envoyée par un exprès , et dans laquelle on lui accusait réception des siennes. Mais on n'y répondait pas ; on demandait trois ou quatre jours pour le faire. Alors les légats, sans vouloir attendre davantage, fixèrent le jour de la nouvelle congrégation générale, dans laquelle on devait procédera l'examen du dogme; s'ils la différèrent ensuite , ce ne fut que de vingt-quatre heures , pour donner aussi la facilité de s'y rendre à Mendoza, qui était revenu de Padoue, quoi qu'il ne fût pas guéri de sa fièvre quarte. Le jour où elle devait le reprendre, selon sa marche ordinaire, était précisément celui qu'on avait désigné d'abord pour l'assemblée. Mais , au reste, ni Mendoza , ni de Tolède ne s'y présentèrent. Ils ne voulurent pas s'exposer eux-mêmes ni exposer dans leur personne l'empereur dont ils étaient les représentants , à l'affront du désappointement qu'ils redoutaient. Leurs craintes n'étaient pas sans fondement; car, quoique de Tolède ne discontinuât pas ses menées et cya'il réunît dans sa maison une dixaine d'évêques , tous sujets de l'empereur, néanmoins ses efforts échouèrent, parce qu'on savait que l'empereur n'avait pas fait connaître ses dernières intentions.

7. La congrégation générale eut donc lieu le 28 mai (3). Le cardinal del Monte, instruit d'avance des menées qu'on faisait pour détourner les Pères de décider rien sur la foi , voulutcommencer par un exordedontle résultat devait être d'empêcher ceux qui étaient mal disposés d'avouer leur opposition ; ce qu'il croyait plus facile que de les faire revenir de cette opposition après qu'ils l'auraient une fois manifestée. Il exposa donc qu'on devait bien se garder de blâmer le concile de l'empressement qu'il mettait à entreprendre cf

(\) Lettre du cardinal Cervinià Farnèse, du 22 mac

(2) Lettre des légats au cardinal Farnèse , du 2S mai 1546.

(5) Actes deMassarelii.

trayail; que négliger de procéder contre l'hérésie, c'est s'en rendre fauteur, et encourir les peines réservées à ce crime : puis, il proposa l'article du péché originel. On avait déjà abordé cette question dans la congrégation (1) générale, et on l'avait plus longuement discutée ensuite dans les congrégations particulières (2).

8. Le cardinal Pacheco dit qu'il était tout prêt à discuter la matière si grave qu'on avait proposée peu auparavant, c'est-à-dire le châtiment à infliger aux évêques qui ne résideraient pas ; qu'au reste , puisqu'on devait traiter conjointement des dogmes et de la réforme , et fixer l'enseignement touchant le péché originel, il lui semblait que ce qu'il y avait à décider d'abord, c'était la fameuse contestation survenue à l'occasion de la conception de la sainte Vierge. Il aurait réussi par là à obtenir ce que voulait l'empereur. Car une fois les Pères engagés dans une telle discussion, cet article, sur lequel il y avait dissentiment entre deux écoles catholiques également estimées, aurait donné lieu aux plus chauds et aux plus longs débats. On aurait perdu de vue les erreurs de Luther qu'on n'aurait plus songé à anathématiser. Bertano s'opposa à cette motion ; son ordre soutenait cellede ces deux opinions qui n'était pas la plus commune. Il répondit adroitement que l'une et l'autre opinion comptait parmi ses partisans les plus savants et les plus saints hommes ; que l'Eglise jusque-là avait fait profession d'ignorer de quel côté était la vérité; que ce n'était ni le lieu ni le moment de consacrer ses peines et son temps à un point dont la connaissance n'importait pas au bien de la foi catholique ; qu'il valait bien mieux passer cettequestion sous silence, et par là éviter des débals aussi inutiles que peu édifiants. Les Espagnols eux-mêmes se rangèrent la plupart à cet avis de Bertano.

9. On tenta encore, les uns par une voie, les autres par une autre, d'écarter la discussion des dogmes. Il y en eut qui rejetèrent comme inutile tout débat sur l'article proposé parle légat, sous le prétexte que la dispute qu'on avait sur ce point avec les Luthériens n'était qu'une dispute de mots, puisque ceuxci disaient qu'après le baptême le péché originel reste, mais qu'il cesse d'être imputé ; tandis que les calholique:^ disaient qu'il ne restait pas. Mais on ne put prouver ce raisonnement qui n'était fondé sur rien. D'autres prétendaient que ce n'était pas aux Pères à toucher de leurs mains encore souillées de leurs propres défauts, les mystères de la science divine. Le cardinal del Monte leur répondait que si les évêques du concile, ceux qui devaient avoir à traiter des matières aussi saintes, voulaient se réformer eux-mêmes , ils pouvaient le faire sur l'heure, car on n'interdisait à personne même de se ceindre les reins du cilice, et de se couvrir la tête de cendre. Mais que, s'ils se proposaient de réformer le corps épiscopal tout entier, il fallait

(1)28 mai.

attendre l'arrivée des autres qui se disposaient à venir en grand nombre, et celle des ambassadeurs de plusieurs princes, afin que ces lois établies du consentement unanime de tous , fussent aussi observées généralement par tous. Répliquer ainsi, c'était en même temps réfuter le conseil de ceux qui pensaient que c'était pour imprimer aux décisions plus de dignité et non d'autorité, qu'il fallait attendre l'arrivée d'un plus grand nombre de Pères; car il leur objectait que le concile ne pouvant demeurer à ne rien faire, s'il fallait attendre la venue d'un plus grand nombre de membres , ce devait être pour la confection de certaines lois dont l'exécution pouvait rencontrer des obstacles auprès de .princes et de peuples si différents, et non pour l'examen des dogmes spéculatifs dont on savait déjà ce qu'on devait penser d'après les censures de toutes les académies , les livres de tous les écrivains, les édits de tous les princes.

10. Les évêques de Castellamare et de Sinigaglia opposèrent franchement la répugnance de l'empereur. Le premier remontra qu'entreprendre de décider de la doctrine contre le gré de Charles-Quint , c'était compromettre la cause en la mettant aux prises avec un adversaire aussi redoutable, et revenir sur la délibération qu'on avait déjà prise, et dans laquelle il avait été résolu qu'on aurait des égards pour sa majesté. Le second représenta que donner des décisions dogmatiques pendant que l'empereur travaillait dans la diète à apaiser les dissidences de religion, c'était s'exposer à renverser les expédients qu'il aurait imaginés pour y réussir.

Mais l'autre sentiment eut des défenseurs éloquents, ce furent d'abord Filleuil , archevêque d'Aix, ensuite Bertano, puis Séripand: ils entraînèrent tous les autres avec eux jusqu'à Martel lui-même, l'évêquede Fiésole , qui avait l'habitude de faire de l'opposition aux légats, et que ceux-ci avaient apostrophédirectement peu auparavant (comme nous nous réservons de le rapporter plus à propos ailleurs), se déclara pour cet avis. Cependant par égard pour le souverain de son pays, Cosme de Médicis, qui relevait de l'empereur, s'exprima en des termes pleins de ménagements pour la volonté impériale. Il dit qu'il était persuadé que sa majesté embrasserait ce parti i car elle n'aurait pas été plus tôt mieux informée, qu'elle changerait de sentiments. Sa conduite plut aux légats , ils le témoignèrent (1) au souverain Pontife.

11. On voit dans cette suite d'événements quel historien estSarpi, car il suppose que le cardinal Pacheco exhorta à ne pas s'engager dans les décisions dogmatiques, avant d'avoir connu l'avis du nonce du Pape en Allemagne, et que les légats consentirent à prendre conseil de lui ; mais qu'ils dirent qu'on pourrait en attendant employer utilement le temps à l'examen théologique des articles. Ce récit est de tout point précisément le contraire de ce qui se passa. Jamais Pacheco ne poussa

(I) Dans la leUre du 28 mai.

HISTOIRE DU CONCILR DE TiliLiViE.

les Pères à rajournement des dogmes , si ce n'est indirectement comme nous l'avons rapporté , et toujours les légats s'y opposèrent librement et franchement auprès de François de Tolède, ainsi que Sarpi a pu le lire en gros caractères, dans certain cahier qui lui a passé par les mains. Aussi, je ne puis pas lui reprocher ici d'être tombé dans l'erreur, mais de cherchera nous y mettre.

12. On arrêta donc, après cette faible opposition depeu démembres, qu'on discuterait la matière du péché originel : on lui les articles qui y avaient rapport, et dont l'examen avait déjà occupé les théologiens dans leurs congrégations : congrégations instituées bien auparavant comme nous l'avons dit, et dont Sarpi, par une lourde bévue, ne fait remonter l'établissement qu'à celte circonstance.

Ce résultat réjouit beaucoup les légats, non pas seulement à cause des fruits qu'on retirerait d'une telle victoire, mais plus encore à cause de la confiance en de nouveaux succès que leur inspirait cette première expérience de leurs forces ; car élre puissant, c'est en grande partie croire qu'on l'est.

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