‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 8 sur 348 · I,IVRE · texte numérisé non relu

I,IVRE

aire dans les autres apôtres ni transmissile par héritage à leurs successeurs , mais euleinent déléguée et personnelle à eux ; ar, les apôtres, que l'assistance divine avait onfirmés en grâce et enrichis des privilèges urnaturels les plus sublimes, n'étaient pas xposés aux périls de la discorde. Mais omme la condition humaine devait y assuélir les prélats qui les suivraient, il ne conenait pas que celte juridiction indéfinie fût rd inaire dans les apôtres et par conséquent rdinaire dans leurs successeurs. Voici quelue chose qui appuie cette première obsera'ion : autre est que dans un état, durant es circonstances particulières et à cause du nérite supérieur d'un ministre, le prince lui iccorde , contre les règles ordinaires , une lutorité très-grande; aulre est que dans cet tat, on établisse à demeure une charge qui )erpétue une si grande étendue d'autorité. j'est pourquoi de ce que les évéques ont sucédé aux apôtres dans la juridiction ordiïaire, il ne s'ensuit pas qu'il leur ont suc- ;édé dans cette délégation illimitée et uni- ►^crselle , pas plus qu'il ne leur ont succédé !ans le droit d'écrire les livres canoniques 'tdans d'autres prérogatives (1), La seconde )bservation à faire sur ce mot de S. Cy- )rien , c'est que tous les apôtres n'en étaient jas moins soumis à S. Pierre qui , par sa •harge ordinaire et transmissible à ses successeurs , avait les clefs du ciel et la pléniude de la juridiction ecclésiastique , quoique a vertu et la sagesse des apôtres fussent elles, qu'à peine s'il y eut occasion pour 5. Pierre d'exercer celte juridiction sur des lommes si parfaits. Au reste cette souve- 'ainelé d'un seul sur tous les autres était ndispensable, à moins qu'on ne voulût forner dans l'Eglise un gouvernement polyar- :hique impossible dans son application , :omme on l'a si bien prouvé ailleurs.

8. Il ne sert à rien de répondre que , :omme d'après l'arrangement de la Proviience , la concorde était imperturbable parmi les apôtres, la monarchie pouvait subsister lans plusieurs personnes , quoiqu'elles fusîcnltoutes libres etindcpendantes entre elles, :omme un moderne l'a imaginé de S. Pierre et de S. Paul (2). Car, celte assurance de

(1) f Colle assertion pleine de vérité se Iroiivora développée p;ir moi contre Febroniiis , et con(iriiiée tant dans IWnii-Fébronius italien ( t. 2, diss. 2, cli.6, p. loielsuiv.), que dans IWnii-Fcbromus vindkatus (p. 1, diss. 5, diap. 2, paj?. 434 ctsniv). C'est de là que les évéqiics (à rexceplioii dn pelit nombre de ceux qui, après les apôtres, occupèrcnl les sièges parl culiers (jue ceux-ci avaient remplis le plus longtemps); que les évoques, dis-je , ne devraient pas laiil s'appeler successeurs que vicaire:» des apôtres; et c'est ainsi que pensait Firmilien (Epit. lxxv , à Cypri.), qui leur ont succédé à dire de vicaires; < qui eis ord'malionc vicariâ successcrunl. » S. Cyprien luimènie écrivail à Florenlius au sujet des évéques qui succcdent aux apôlres à litre de vicaires, < qui apostolis vicariâ ordinntione succedunl. i

(2) -} L'abhé de Barcns qui, en i645, publia deux traités pour soutenir l'hérésie des deux cliels qui n'en rMU qu'un. Innocent X , par son décret du 24 janvier i647, condamna connue liéiélique non seulement

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