LE S. CONCILE
nomme laissera son père et »« "'"«?"" . .i,„jr.
mfemme, et Us ne seront tous ^^«^«""",'9
/rinps 2- Eulies. 5; 1 Cor. o; Mann, la-; ,
* Mais No\re Seigneur Jésus-Christ nous a enseigne
p,u" ouverlément'que ce lien "//«'«'' J'^f-^^t Pimpmble flue deux iier^^onnes , lorsque rappoi lani cr^rnièrTs paroles oomn.e prono.u^ees de Dieu même ad t ï Donc ils ne sont plus deux, mats une r.«rr/«r(Malih. 19; Marc iO). El tout mconli-
«;«., il conWme la fermeté ^ V^' 'T^lsnl^' o". Adam si longtemps auparavant , en disant .^Me ftwlie donc ne sépare ^as ce que Dieu a joint. (Marc.
*^è4t^aasfi \e même Jésus-Christ, l''^"l^«';/t^le consonmiateur de Vous les augustes sacremenis qm par sa passion nous a mérité la grâce nécessaire pour perfectionner cet amour naturel, pour affermir m^^^ Snion indissoluble, et pour sanctilier les conjoints, et c'est ce que l'apôtre S. Paul a voulu donner a entendre q.mnd il a'dit (E,hes. 5) ^^^ar^s, aimez vos
(ibidem)
et en l'Eglise. , ,,. ,, , , ,„.
Le mariage , dans la loi evangelique, étant donc beaucoup avantagé au-dessus des mariages :>nc»eris , à cause de la grâce qu'il confère par Jesus-Chrisl , c est avec raison que nos saints Pères, les conciles et la tradition universelle de l'Eglise nous ont de toui temps enseigné à le mettre au nombre des sa<rremenls de la nouvelle loi. Cependant l'impiété de ce siècle a pousse des *^ens à un tel emportement contre une si puissante autonlé, que non seulement ils ont en de ires-mauvais sentiments au sujet de cet auguste sacrement, mais, sous prétexte de l'Evangile , ouvrant la porte selon leur coutume à une licence toute cbarnelle, ont soutenu de parole et par écrit, au grand détriment des fidèles, plusieurs choses fort éloignées du sens de l'Eglise catholique et de l'usage approuve depuis le temps des apôtres. C'est pourquoi le samt concile universel, désirant d'arrêter leur témérité, et d empêcher que plusieurs autres ne soient encore attirés par une si dangereuse contagion, a jugé à propos de foudroyer les hérésies et les erreurs les plus remarquables de ces scbismatiques, prononçant les analhèmes i?uivants contre les hérétiques mêmes et contre leurs erreurs.
2)u ^acvctnent U SD^^avia^e.
CANON I
Si quelqu'un dit que le mariage n'est pas vérilablejnent et proprement un des sept sacrements de la loi évansélique, institué par Nolre-Seii^neur Jésus Christ, mais qu'il a été inventé par les hoinmes dans l'Eglise, et qu'il ne conlère point la gr.^ce : Qu'il soit ana- Ihème.
CANON II
Si quelqu'un dit qu'il est permis aux chrétiens d'avoir plusieurs femmes, et que cela n'est défendu par aucune loi divine : Qu'il soit anathème. CANON m.
Si quelqu'un tîit qu'il n'y a <|ue les seuls degrés de parenté et d'alliance qui sont marqués dans leLéviiique (c. 7) qui puissent empèclier de contracter mariage, ou qui puissent le rompre quand il est contracté , et que l'Eglise ne peut pas donner dispense en quelt|ues uns de ces degrés, ou éiablir un plus grand nombre de degrés qui empêchent et rompent le mariage : Qu'il boil anathème.
CA-^ON IV
Si quelqu'un dit que l'i église n'a pu établir certains empêchements qui rompent le mariage, ou qu'elle a erré en les établissant : Qu'il soit anathème.
CANON V
Si quelqu'un dit que le lien du mariage peut être rompu pour cause d'iiéré&ie, de cohabilatiou fâcheuse
ou d'absence affectée de l'une des parties : Qu^il soit anathème.
CANON VI
Si quelqu'un dit que le mariage fait et non consommé n'est pas rompu par la profession solennelle de religion faite par l'une des parties : Qu'il soit anathème.
CANON vu.
Si quelqu'un ditque l'Eglise est dans l'erreur quand elle enseigne, comme elle a toujours enseigné, suivant la doctrine de l'Evangde et des apôtres, que le lien du mariage ne peut être dissous pour le pèche d adullère de l'une des parties; et que m Tun m l autre, non pas même la partie innocente, qui n'a point donne sujet à l'adultère, ne peut contracter d'autre mariage pendant que l'autre partie est vivante; mais que le mari, qui, ayant quitté sa femme adultère, en épouse une autre, commet lui même un adultère; ainsi que la femme, qui, ayant quitté son mari adultère, en épouserait un autre : Qu'il soit anathème.
CANON VIII
Si quelqu'un dit que l'Eglise est dans l'erreur quand elle déclare que pour plusieurs causes il se peut faire séparation , quant à la couche et a la cohabitation, entre le mari et la femme, pour un temps déterminé ou non déterminé : Qu'il soil anathème.
CANON IX
Si quelqu'un dit que les ecclésiastiques qui sont dans les ordres sacrés, ou les réguliers qui ont lait profession solennelle de chasteté, peuvent contracter mariage; et que l'ayant contracté, il est bon et valide , nonobstant la loi ecclésiasiique ou le vœu qu ils ont fait; que de soutenir le contraire, ce n'est autre chose que de condamner le mariage , et que tous ceux qui ne se sentent pas avoir le don de chasteté, encore qu'ils l'aient vouée , peuvent contracter mariage : Qu'il soil anathème, puisque Dieu ne refuse point ce don à ceux qui le lui demandent comme il iaut , et qu'il ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces (1 Cor. 10).
CANON X
Si quelqu'un dit que l'état du mariage doit être préféré à l'état de la virginité ou du célibat ; et que ce n'est pas quelque chose de meilleur et de plus heureux , de demeurer dans la virginité ou dans le célibat, que de se marier : Qu'il soit anathème.
CANON XI
Si quelqu'un dit que la défense de la solennité des noces en certains temps de Tannée est une supersli^ lion tyrannique , qui tieni de celle des païens; ou si quelqu'un condamne les bénédiclions et les autres cérémonies que l'Eglise y pratique : Qu'il soit anathème.
CANOM xn.
Si quelqu'un dit que les causes qui concernent le mariage n'appartiennent pas aux juges ecclésiastiques : Qu'il soit anathème.
DÉCRET DE RÉFORMATION
Touchant le mariage.