Chapitre XVII
Que les évêques doivent conserver leur dignité ^ et ne s''abaisser point servilement.
Le saint concile ne saurait entendre sans beaucoup de douleur que certains évêques s'oubliant eux -mêmes de leur étal, et déshonorant la dignité de leur caractère, agissent dans l'Eglise et au dehors d'une manière servile et indécente avec les officiers des rois, les gouverneurs et autres seigneurs, 'ion seulement jusqu'à leur céder la place coinuïe feraient les moindres ministres de l'autel, mais jus'iu'à les servir eux-mêmes en personne avec une une indignité insupportable. C'est pourquoi le saint concile ayant en horreur toutes ces bassesses et autres semblables, et renouvelant pour cela tous^ les saints canons , les décrets des conciles généraux et tontes les autres ordonnances apostoliques qui regardent la bienséance et la conservation de l'Iiormeur et de la dignité épiscopale, ordoime à tous les évêques de s'abstenir à l'avenir de toutes «es indignités, leur recommandant que, soit dans l'église ou au dehors, ils aient toujours devant les yeux leur rang et leur dignité, et se souviennent partout qu'ils sont pères et pasteurs; et à tou> les princes, et autres personnes quelles qu'elles soient , d'avoir pour eux le respect qui leur est dû, et de leur porter honneur comme à leurs pères.