‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 18 sur 368 · Chapitre XV · texte numérisé non relu

Chapitre XV

Que par tout péché mortel la grâce se perd, mais non pas la foi.

Pour s'opposer à la maligne adresse de certains esprits, qui, par des paroles douces et de complaisance, séduisent les cœurs des personnes siniiles (llom. IG), il est à propos aussi de bien établir qus' la grâce de la justification que l'on a reçue, se perd non seulement par le crime de l'infidélité, par le(piel la foi se perd aussi ; mais même par tout antre péché mortel, par lequel la foi ne se perd pas. El tous ne faisons en cela que soutenir la doctrine de la loi divine, qui exclut du royaume de Dieu, non seulement les infidèles, mais les fidèles aussi, s'ils sont fornicateurs, adulières, efféminés, f-odomites, voleurs, avares, ivrognes, médisants, ravisseurs du bien d'autrui, et tous autres sam exception, qui comhiettent des péchés mortels, desquels ils se peuvent abstenir par !e secours de la grâce de Dieu, et pour la punition desquels ils sont séparés de la grâce de Jésus-Christ.

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