DISSERTATION DU
dCcisîons que sur TEcriture sauiie et non sur là Iradilioii el les canons, et l'on ne devait pas les rendre à la pluralité des voix Je réponds que le concile, avant de jiîSsserouire, commença par définir quelles Ecritures devaient être regardées comme contenant h parole de Dieu, et les prit pour source de ses conclusions dogmatiques. Demander que l'on répudiât les Iradîtloiis venues de Dieu, des apôtres et dé rEglisé, liième les plus anciennes, c^ést denjander une cliose souverainement injuste, ïhipié et contraire aux sîiinles Écritures de rAncieh et d'ù Nouveau téstânrënt, où se trouve inscrit formenèniént le précepte dé garder les traditions. Quoi ! nous rejetterions raiiliquilé (ont entière, les conciles , lés saints Pères, la parole même si divine de notre souverain M.iîire! Que lés sectaires, si pleins de mépris pour les saints oracles, apprennent quelles sont les dispositions du droit civil à cet égard, dispositions consacrées par un édit de l'empereur. «C*est outrager le saint concile que de venir pù- < bliquemeiit remettre en question des matières jUc gées, et discuter de nouveau sur des points sngenieut « anéiés (1).>llest constant que les conciles oecuméniques firent un Usage fréquent des traditions, et, dans le septième concile général, on décréta que l'on s'nppuieiait même sur les traditions non écrites. Il faut en dire autant des saints canons. Quel motif aurionsnous de répudier les respectables décisions des saints ï^ères?
La prétention d'empl^clier de voter à la pluralité des voix non-seulement est contraire aux coutumes de nos ancêtres, à celles de toute raniiquilé, a celles de tous les conciles, mais encore elle est directement opposée au but que se proposent les synodes. Ce but est de terminer lé^ discussions ; comment l'at- ' teindre, si la majorité des suffrages né doit pas l'em- ; porter? Si Ton né recueille pi^s les opinions pour i donner gain de cause à la majorité, comment I saura-t.on l'avis du concile , dans une discussion où des deux côiés Ton invoque le témoignage des saintes Ecritures?
Mais, dit-on , il fallait convoquer le concile en Allemagne, et, conformément au conseil de saint Cyprien, juger le procès où il était né. J'entends. Eh! quelle est donc celle voix étrangère à toute raniiquilé, (jui vient nous dire : Nos pères étaient dans \c erreur ; les premiers conciles de l'Eglise catholique étaient dans l'erreur? L'arianisme prend naissance à Alexandrie, en Egypte : pourquoi donc est-il conlamné a NiCée, en Biibynie? Le nesiorianisme est sorti de Conslaniinople : pourquoi donc a-t-il élé frappé à Eplièse? Eulycbès dogmatise en Europe: pouniuoi ranairiématise-l-on en Asie? Le donatisme infecte l'Afrique: pourquoi Melchias va-l-il chercher a Rome le coi»lre-poison ? La Thrace est le théâtre des premières fureurs des iconoclastes : pourquoi lés avoir foudroyés de Rome et de Nicée, el non pas sur Ile lieu' mêu»e? Les apôtres eux-mêmes ont élé dans
(l^ Ug, NemOf 4, C. deSnmnm Trinit, et Fid, ealhol.