‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 238 sur 368 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Si les papes eurent à craindre que le concile ne rabaissât leur autorité , et si par le fait cette autorité y gagna, 1. Venons à l'autre point, savoir : que la

55^ IIISTOIRE nu CONCILE DE TRENTE.

^^^ . , nue tous les papes au temps desquels il tu

cour romaine craignit que son autorité ne ^^^ ^,0^ ^e convoquer le concile, n étaient fôt abalsée par le 'concile, et qu'ensuite e e ^^^'^ ^.^^ j, ^^^, quelques-unes de leur a vit établie de telle sorte, que jamais elle P^^ « ^^^^^.^^^ ^^^ „„ pareil théâtre ; e ne fut aussi grande ni-aussi bien affermie, si ^^^^li^ulièrement l affection pour la cl a.r e nous en croyons Soave. ^ le sane qui, dans certains « entre eux, lui

Je crois bien, en vérité que la cour de ^y^l^^àT excès. De plus, il était a craindre Rome craignit et même abhorra quelque P^'^i^^n „« v^ renaît^ les fastidieuses distemps la convocation du concile. Et premie- ,^X "sur la supériorité entre le concile et rcment si l'on entend sous le nom de cour la P"'^^^^ aisnutes qui amèneraient la dis-

niuUitude des courtisans, il est certain que leurs oreilles seront toujours importunées du mot de réforme, de ce mot qui exprime de nouvelles réductions, de nouvelles detenses, moins de commodités, moins d agréments que par le passé. C'est la une disposition si naturelle dans l'homme, quelle se retrouve dans les communautés, même les plus mortifiées et les plus saintes. Or il est indubitable que du concile on ne pouvait attendre que la réforme ; et la reforme a laquelle s'attendaient les courtisans n était pas seulement cette réforme si modérée et si sage qui eut lieu par la suite, mais une de ces réformes idéales pour lesquelles s echautle un zèle sans expérience. 11 est telles personnes en effet qui confondent ce qu il y a de mieux en pratique avec ce qu'il y a de mieux dans la théorie du commandement, et qui blâment beaucoup de choses, pour n avoir fait attention qu'au mal qu'elles produisent,

r^rdirpurerqui "amèneraient la discorR mettraient dans la nécessite de dissoudre le concile au grand scandale de lEglise. Mais , du reste, que le concile fut d posé à vouloir l'abaissement de l'autorité StTficale, ce ne pouvait pas être le su, d'une crainte raisonnable : c eut ete comme, si l"on Ivait craint que le concile ne voulut bouleverser le gouvernement spiritue , et en grande partie même le gouvernement temporel de toute la chrétienté; condamner tantde conciles, dans lesquels on lisait que ce pouvoir avait été établi et confirme; rejeter la doctrine universelle des théologiens; confesser que l'Eglise pendant tant de siècles avait été dans l'erreur; en un mot remettre toutes choses en doute et s'accorder avec Luther. Toutefois ie n'ose nier positivement que ce soupçon ait pu être accueilli par ces souverains ponlife; parce que je sais que, comme dans 1? Pupnie de l'œil, le moindr^^

irisie expérience t.v, ,:.; y ., ,,

d'ailleurs l'usage de toute multitude d allei toujours jusqu'aux extrêmes, soit en pusillanimité, soit en courage. Aussi ne seraisie nullement étonné que plusieurs des courtisans eussent redouté le concile, comme la ruine du pontificat.

± Mais si sous le nom de cour nous entendons les papes, d'autres considérations les

sion des plus cruelles alarmes.

3. Mais ce que nous devons nier comme de toute fausseté, c'est la seconde par 'e de cette assertion , savoir, que la pu'ssance pontificale n'a jamais été m aussi grande m aussi bien affermie que par le moyen du con cile de Trente. Dans ce concile, on ne trouve même pas une syllabe q"i «P-i'-^t "" f,?.;

conçue. Il» oc ic^.!^.;.".-"- -- -- riTMic» wnli^re ava t èieaeunie. uaiis •<= uci-

rable d'un des plus illustres Pères de 1 E- 1 EgJ'se e"|'ere aj» ' ^'« exprimée leur su-

glise ( Saint c/ég. de Nauan^e ép. 55, à •",« conc, e de Latian «st exp

Procope ; dans quelques éditions. 12) : quHine pe"0"te sur le """"^^ll^l^^^^^mbiablcs con-

assemblée de prêtres n'est jamais sans dan- "' ««^ ."'•/'f ^|' ''J «-ont été définis. 11 y «

ger ni sans scandale, parce que la ou il y a cernant les papes nonieie ^^^^^|

plusieurs têtes et plusieurs cœurs, la éclate plus = co^'^e on e veria aans t

J '."L..., «..-.i-.,,. Sic.BniimP.nt ri'oD n bns ou nuand il fut question d attrimier au p^n

toujours quelque dissentiment d opinions ou de volontés : la discorde amène la fermentation; et la fermentation, dans les esprits comme dans les corps, est la source de la corruption. Ils avaient présents à l'espnt les désordres assez récents du concile de Baie ; ils savaient que c'était la règle de tous les princes, de ne pas assembler les étals-generaux sans une extrême nécessité ; ils voyaient que la réduction des hérétiques par ce moyen était chose impossible : et d'un autre côte, dans une multitude de personnes inexpérimentées pour la plupart dans le gouvernement des peuples, on pouvait bien craindre qu'il ne vînt à surgir des idées étranges et capables de faire beaucoup de mal a lii-; glise, et auxquelles le pape ne pourrait ni adhérer sans préjudice pour le bien public, ni s'opposer sans déplaire généralement. Je pense également, pour parler avec franchise,

quand il fut question d'attribuer au pape a

que le concile de Florence lui attribue, e

d'employer précisément les mêmes paroles

quoique presque tous ceux qui avaient voi?

au concile fussent unanimes a cet égara

néanmoins, par égard pour un petit nombr

de Français qui ne constituait pas la dixiem

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