‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 239 sur 368 · partie dé l'assemblée, le pape, d'accord ave · texte numérisé non relu

partie dé l'assemblée, le pape, d'accord ave

ses légats, ne voulut pas qu on aUat plu

avant, ni qu'on portât de décret; il preftr

la concorde et la satisfaction de ces quelque

prélats à tous ses avantages propres, que

Sue légitimes qu'ils fussent. Au contrair

tandis qu'auparavant beaucoup de grâces

de dispenses étaient accordées en toute n

berté, dans ce concile l'usage en lut leiie

ment restreint, que si les papes veulent o

server ces lois, la source de leur bieniaisani

est réduite de moitié. Et quoiqu ils puisse

rontinucr à dispenser, toutefois les papes, <

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égard tant à leur conscience qu'à leur repu- ciles , et cVahord touchant celui des apô-

talion, exigent pour les dispenses des rai- très.

sons si graves et si rarement valables, que i. Avant de commencer sa narration,

le nombre ne monte pas à la vingtième par- Soave rapporte sommairement l'origine des

tie de celles qui s'accordaient auparavant conciles dans l'Eglise. Il dit qu'ils ont été le

dans les matières depuis prohibées par le remède le plus opportun, soit pour pacifler

concile. Il en est de même pour les causes les différends touchant la doctrine, soit pour

qui en première instance étaient portées en corriger les désordes des mœurs. C'est pour

cour de Rome; pour les privilèges en vertu cela que du vivant de plusieurs des saints

desquels beaucoup de personnes déclinaient apôtres, quatre d'entre eux, -avec tous les

la juridiction de l'évêque, et augmentaient autres fidèles qui étaient à Jérusalem, célébrè-

ainsi le nombre de ceux qui sont immédiate- rent le premier concile, afin de terminer le

ment justiciables des tribunaux du pape; et débat qui s'était élevé sur celte question: Si les

enfin pour tant d'affaires au sujet desquelles chrétiens étaient tenus à l'observation de la

le concile autorise l'évêque à procéder, loi mosaïque.

comme délégué du siège apostolique : ce qui 2. Nous laisserons de côté une assertion augmente le pouvoir de l'évêque aussi réel- que sembleraient insinuer ces paroles , salement que s'il procédait en son propre nom. voir: que dans ce concile il ne se trouvait

4. Tel est l'accroissement de puissance qu'a gagné la cour de Rome au concile de Trente ; et puisque Soave conclut que ce concile peut être appelé l'Iliade des temps modernes (1), je pense qu'une pareille dénomination convient mieux à son histoire, parce que d'une part 1« tissu en est formé avec esprit et semé de merveilles ; tandis que d'autre part elle a été composée par un auteur que la passion met au rang des aveugles, et l'art de mentir au rang des poètes.

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