partie dé l'assemblée, le pape, d'accord ave
ses légats, ne voulut pas qu on aUat plu
avant, ni qu'on portât de décret; il preftr
la concorde et la satisfaction de ces quelque
prélats à tous ses avantages propres, que
Sue légitimes qu'ils fussent. Au contrair
tandis qu'auparavant beaucoup de grâces
de dispenses étaient accordées en toute n
berté, dans ce concile l'usage en lut leiie
ment restreint, que si les papes veulent o
server ces lois, la source de leur bieniaisani
est réduite de moitié. Et quoiqu ils puisse
rontinucr à dispenser, toutefois les papes, <
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égard tant à leur conscience qu'à leur repu- ciles , et cVahord touchant celui des apô-
talion, exigent pour les dispenses des rai- très.
sons si graves et si rarement valables, que i. Avant de commencer sa narration,
le nombre ne monte pas à la vingtième par- Soave rapporte sommairement l'origine des
tie de celles qui s'accordaient auparavant conciles dans l'Eglise. Il dit qu'ils ont été le
dans les matières depuis prohibées par le remède le plus opportun, soit pour pacifler
concile. Il en est de même pour les causes les différends touchant la doctrine, soit pour
qui en première instance étaient portées en corriger les désordes des mœurs. C'est pour
cour de Rome; pour les privilèges en vertu cela que du vivant de plusieurs des saints
desquels beaucoup de personnes déclinaient apôtres, quatre d'entre eux, -avec tous les
la juridiction de l'évêque, et augmentaient autres fidèles qui étaient à Jérusalem, célébrè-
ainsi le nombre de ceux qui sont immédiate- rent le premier concile, afin de terminer le
ment justiciables des tribunaux du pape; et débat qui s'était élevé sur celte question: Si les
enfin pour tant d'affaires au sujet desquelles chrétiens étaient tenus à l'observation de la
le concile autorise l'évêque à procéder, loi mosaïque.
comme délégué du siège apostolique : ce qui 2. Nous laisserons de côté une assertion augmente le pouvoir de l'évêque aussi réel- que sembleraient insinuer ces paroles , salement que s'il procédait en son propre nom. voir: que dans ce concile il ne se trouvait
4. Tel est l'accroissement de puissance qu'a gagné la cour de Rome au concile de Trente ; et puisque Soave conclut que ce concile peut être appelé l'Iliade des temps modernes (1), je pense qu'une pareille dénomination convient mieux à son histoire, parce que d'une part 1« tissu en est formé avec esprit et semé de merveilles ; tandis que d'autre part elle a été composée par un auteur que la passion met au rang des aveugles, et l'art de mentir au rang des poètes.