‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 259 sur 368 · Ainsi le prince saxon, persuadé que · texte numérisé non relu

Ainsi le prince saxon, persuadé que

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la controverse, et uniquement parce que la Cajetan prenait parti pour les religieux de volonté du plus puissant cherche à prévaloir son ordre et voulait opprimer Luther en se sur toute la force des preuves et sur toute servant de la puissance au lieu de la raison, l'autorilé des Ecritures. répondit au légat par une lettre dont le ton

6. Cette objection avait toujours été TA- était assez aigre, et qui était dictée comme chille de Luther, mais cet Achille simulé qui, il est croyable , par le secrétaire Spalatin. Il dit-on coîiibaltit longtemps sous l'armure dit qu'il avait rempli ses promesses en lui et la ressemblance d'Achille, sans être revêtu envoyant Luther ; que les promesses précède sa force; aussi le cardinal, dans sa lettre dentés de sa seigneurie lui avaient donné

- • '■ " ^- -* '" '"■ des espérances bien différentes au sujet du

traitement auquel Luther devait s'attendre; qu'il n'aurait jamais cru qu'au lieu de le renvoyer avec bonté, il aurait voulu, avant

à Frédéric, aurait-il dû en peu de mots lui enlever ce masque du visage. Et pour parvenir à ce but, il aurait suffi de signaler l'artifice à ce prince, en lui demandant: si h'S juges établis par lui, juges, qui finalement n'étaient pas suprêmes, auraient accepté ou l'obligation ou 1 usage de ne condamner aucun accusé sans l'avoir au préalable convaincu verbalement de son tort, et sans avoir disputé avec lui, jusqu'à ce qu'il déclarât n'avoir plus rien à opposer. 7. Revenons à la lettre de Luther. Il implorait de la bonté du prince, qu'il ne l'envoyât pas à Rome , pour y être le jouet et la victime de ses ennemis. Du reste, il disait pour conclusion, qu'afin de ne pas être au

de le convaincre par la raison , le forcer par le seul poids de son autorité à se rétracter, et qu'il affectât maintenant de s'en laver les mains, et le menaçât de la condamnation de Rome; qu'un grand nombre d'hommes pieux et savants de ses Etats et d'autres universités lui attestaient que la doctrine de Lulher était saine, bien que son érudition ne fût pas en harmonie avec les intérêts de ceux qui ne l'avaient contredit que dans des vues d'utilité personnelle ; qu'en conséquence, il ne pouvait priver son Académie de cet habile

duc un objet d'inquiétude et de mésintelli- homme, jusqu'à ce que, par voie de raison-

' ** ' '^- nement, ou par le jugement des universités,

auxquelles Luther se soumettait (d'après les termes de sa réponse, qu'il communiquait à sa seigneurie), il lui aurait été démontré que l'accusé méritait d'être puni.

gence avec le pape , il consentait volontiers à s'éloigner. Et là il excitait de tels sentiments de bienveillance , de tendresse et de compassion, qu'on voit bien qu'il ne se montrait si empressé de partir, que parce qu'il croyait que c'était le plus sûr moyen de rester.

8. Tel était le contenu de sa lettre. Il provoqua en même temps une recommandation faite au duc, de la part de l'Académie de Wiltenberg. Cette recommandation fut bien tiède, et accompagnée d'une condition expresse qui changeait cette tiédeur même en froid glacial: Pourvu, était-il dit, que cette protection accordée à Luther ri'entraî-

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