LIVRE PREMIEtl
Goe
répondiîajl, coii;irae avait fait ce saint, qu'il 'était pas nécessaire de trouver les mêmes lOts, poiirvu qu'on trouvât les mêmes senmerits.
10. Et pour rapporter tout d'une suite ce ui se passa entre c^s deux personnages , uoique leur dispute ait été interrompue ar celle qui eut lieu entre Eckius et Luther, jmmc nous le verrons plus bas, ils transporirent le dél3at«ur deux autres propositions, a première fut {c'était la treizième de Caristad contre Ecldus) : :< que la volonté, tout [î faisant ce qui est en elle, qe peut lever is obstacles qui s'opposent à la grâce, » Ce ne it,jpour ainsi dire, qu'une disputedemots : ir Eckius montra qu'il avait enseigné dans lusieurs de ses ouvrages, que faire ce qui est 1 nous, n'est pas le faire sans secours, mais :quiescer aux inspirations dont la justificaan est précédée : et qu'ainsi c'est lever )bstacle du péché, non en tant qu'agent 'inçipal, comme fait Dieu en le remettant, )n par manière de disposition préparatoire au moyen des bonnes œuvres qui précèînt la réconciliation. Et Carlostad ne palissait pas bien éloigné de ce sentiment, déarant qu'il n'aurait pas désapprouvé qu'on tribuât au libre arbitre cette vertu active, c'eût été une manière de parler usitée dans écriture : mais de cette manière il pouvait issi rejeter le mot de personne divine [à la ide ladisputesur le premier article)^ comme lui avait déjà dit Eckius, puisqu'on ne le Duve pas dans les Ecritures.
11. Enfin ils disputèrent sur la proposition ivanle avancée par Eckius (Deuxième pro-
ysition) : « Quoique les péchés véniels soient I tous les jours, néanmoins nous prétendons ne le juste ne pèche pas toujours dans toute inné œuvre et même quand il fait une bonne i)rl ; » proposition qui fut traitée par son adrsaire d'orgueilleuse, d'impie et d'hôréti- <c. Il apporta pour preuve ce pnssagc de llcclésiaste {Ecclésiaste j cliap. VII) : « 11 ïisl pas d'homme juste sur la terre qui fasse Ibien et qui ne pèche pa^.» Mais Eckius lui <posa qu'on ne pouvait, sans erreur, passer ( l'universalité des suppôts, comme parle Icole, à celle des temps : que tout juste pè- <e, mais qu'il ne pèche pas en tout temps. 1 confirma ce qu'il disait par divers lémoi- {ages, principalement de saint Jérôme [Dans /llh livre contre lesPélagiens), qui dit : « Ce- 1 qui est prudent et craintif, peut pour un tnps éviter les péchés. » Il conclut qu'il ne iraissait pas croyable que saint Laurent ^l péché sur son gril, puisque l'Eglise le cisidérant dans cette position , lui applique Ci paroles du psaume : « Vous m'avez exa- »né par le feu , et il n'a pas été trouvé en •^ i d'iniquité. »