‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 291 sur 368 · Cependant Léon répondit au roi par de · texte numérisé non relu

Cependant Léon répondit au roi par de

auprès de celui qui n'a pas en son pouvoir très-amples remercîmenis. Dans cette leltre

le remède. il accordait une indulgence à tous ceux qui

7. Parmi ces déplaisirs que rendait plus liraient son livre [Bzovius , à Vannée 1521) ,

amers encore la douceur trop tôt passée des et à l'auteur le titïe de défenseur de la foi

espérances contraires, le pape reçut quelque qu'il avait désiré [tous ces détails sont con-

joie de la démonstration de Henri VIII, roi signés dans les actes consistoriaux). Au sujet

d'Angleterre. Non-seulement il déclara pro- de ce titre , afin qu'on ne croie pas qu'il ait

scrite dans son royaume sous les peines les été accordé légèrement et comme un don

plus sévères, l'hérésie de Luther; mais en- d'une mince valeur , parce qu'après tout ce

core, ayant dans sa jeunesse étudié les scien- ne serait que de l'air et du vent, je n'omettrai

ces pour embrasser l'état ecclésiastique, à pas de dire qu'il y eut à Rome de longues et

une époque où vivait encore son frère aîné, mûres délibérations : carie cardinal Thomas

qui airigeait

tre beaucoup de propositions erronées de prié Léon de décorer ce prince de quelque Martin Luther, le fit présenter au pontife en litre remarquable, comme en avaient obtenu consistoire, le second jour d'octobre, par son du siège apostolique les deux plus grandes ambassadeur, et le termina par ce distique, couronnes (10 juin 1521). Celte demande fut

proposée dans le consistoire , et les senli-

dont nous n'avons pas à juger le mérite :

Anglorum rex Honricus, Léo décime, mittit Hoc opus, et fidei lestem, et aniicitiae.

(Bzovius.)

propoj

ments se trouvèrent partagés. Quelques-uns pensaient qu'il n'y avait pas de motif pour accorder ce nouvel honneur. D'autres dirent

augure qu ii en iiraii en laveur a une nego- . - . . i cialion entamée avec Henri. Le ponlifecom- qu'ainsi dans les circonstances présentes le prenait bien que l'hérésie étant soutenue par zèle dont le prince avait fait preuve dans ses la faveur de la multitude et par l'appui de édits contre les luthériens, paraissait devoir quelques grands personnages, elle ne pou- lui mériter encore quelque semblable rêvait être détruite, sans que le pouvoir spi- compense. On examina différents titres , rituel fût fortement appuyé par le pouvoir comme celui d'apostolique, qui fut rejeté, temporel. C'est pourquoi , en Suisse, où il parce que, bien qu'il eût été déjà donne a pensa qu'il y aurait moins d'opposition, il d'autres rois , il paraissait appartenir au chargées le duc de Savoie d'extirper ces gcr- pape ; celui de protecteur d9 la{o%f d or^/ïa-

doxe, ou de fidèle, ott à'angélique, par allu- il voulut snceMi^r >, cnn <.n„c- a sien au nom Anglais : dans ce dernier tUre verZ r>m..«:t -i ? '^•^"*"' "^^"s •« «ouon crut voir pluiôt un jeu de moTs qu'une Hde anou? dl,' llT^'"' •??"•" ?'^'*'' "" ^<'dénominalion honoritiquo. Le pape considéra èviJTnJvr ^^f"^^, qu'inspiraient ses

qu'il fallait choisir un titre tel que les autres fà^d^n,,,? nif ' ""^ ^i"? '?/^':^°'' '^''' J^un^

rois n'en fussent point choqués Et là-dessus df l nn ..' ^^^? 1" ■'« •«' étaient redevables

Gilles , cardinal de Viterbë rappela que ses ro^mn^ïï!." "%P°«"ai«nf songer à être

l'empereur Maximilien s'étai plai'^^U qu^on âcés fu Ln, ' n'' i "" *'"." ^'' «rdinaux

eût donné le tiire de très-chrélieVau \lï de Ss cTmme ch'^ci'n^'dlu "chl''"';' îî^?""

Francc , parce que celte qualiflcation avait pousser Cmême ils nr^n,.?'' '^" ^ '^

ete donnée aux empereurs dans les oriéres riarii mmMo !i„ i ., w ''"^n'a't'nl pas un

publiques de l'Eglise". Il n'y eut"rie"dŒI Si S^fp^us t «n fqufs'unitf f ^ f "'^*'

pour lors, s.non que le pontife marquerait en promouvoir un seul P. ""'I""""' ?*>"•■

différents litres qu'il enverrait par écrit à le cardinal firv^/ilcon.-,"" ^°^ anciens,

chacun des cardinaux , afin qu'il en fisscnl réveiller son ambtiL.ë. T°^' ""■'= ^°'' ^«

l'objet d'un examen convenable et qu'on pût la manTfeslrTuvèr^ém^^^^^^^ '"'.P"*', ''""^«^ ''«

décider s'il fallait en approuver un cerl'ain ambit"ôn oui a7ûuTl \^ • '^ '" ? '"*^'"'=

nombre, les comm„niq„{r'à Wolsey et laisser auparavant un iton de discorde'''::; n"''!''''

au roi a liberté de choisir. Mais quatre valu nnnom détesté dans 'F^kn m''"' '"' .«

mois a,)rès 2 octobre 1521} , comme le roi fai- que les ancTenfnScorSénînl '' "^T'

sait présenter par ?on ambassadeur dans le un ancien iUs'n?rn,^»fl,^"' P''^^ P"?""'"'

consistoire le livre dont nous venons de par- PousLTm, Lne cardln.T ir'"'"*l'"' ^ '■'^■

1er, et comme les cardinaux paraissaient près Me„ dei iôurs et biend"s^c^^^^^

ressenlir un plaisir exlrême de celte mani- iomme on vi qu'on ne no.tvnT •"-,"*'"f '

festation royale pour la défense de la foi , le pape sans le pa?ti du cardfn^i h J m l,*''!''"' '"

pontife prit delà occasion de proposer de l'é ireavec ce t,, in^nf i ^ '^ *^"'''*='S' "'

nouveau à l'assemblée la concession du rentn7rren^rn,l'cP h ''".'?"'''*'"''« P"è-

titre. Beaucoup de cardinaux n Wouvaient et Ca'^é nn de vn?.,!'' '^^F'^'"^»^ delMonle

pas qu ,1 fût composé de plusieu'î-? paroles ^ro^e élection dnnouve-.'" Wr'^'" ^ '"

tel qu'e ait celui de défenseur de lu foi; et ils l'avantage de rLli e oui d^nf h1',P°"''

auraient voulu l'exprimer d'un seul mot, si difficiles sou^'iit beaûconn H'/i *'""P'

comme celui des autres princes. C'est pour- chef, et de consentir nnrhniva-P ''''" *^"'

quoi on en imagina et approuva encore trois qui pût êîre a-^réâble i tn,^ ""^ P«»'sonne

de cette espèce, ceux ^^orthodocce . de très- U "^.on mértle llÔrs 1 rlpo^nSi^" '^' V

fidèle, de glorieux. Néanmoins pour salis- calme d'une parfaite modér^îfonnL i"

faire pleinemen aux vœux de ce prince , on stant les esp^cesTob^b os ' n'n'^ """'''':

fin, par convenir qu'on lui donnerait le titre fonder sur L nombre de s.'s^mic ''P""!,»"

de défenseur de la foi s'il le désirait exprès- mandait pas mieux que do loZùX'"' '^'~

sèment. Et comme c éta t celui aue deman. bien nnhn^M i... /' "a , . ^'itrificr au

dait le roi, on rédigea là-dessus ^ine bu" le à e q",'?ne prouveraU dans iT ^''^- '^'''''^''

ce suje , ainsi qu'un bref qui devait être S'clai I^é'^p^r cette promesonhVn?'^'"!;

joint a la bulle : ces deux pièces furent lues chercha ensu te à cnnHii».T, > ^''.^o "«' .1

«approuvées d'un comm'un consentement suM es iiSs du ciérêt ce^^^^^

dans un autre consistoire 26 octobre 1521). La conscience lui disaft de faTrë^ill ? ""'•

Tel fit 1 empressement avec lequel ce prince dinal qui, par sa vérfu nVrT. Vnw"" '^'■"

ambitionna un t tre qui l'honora il est vni snn 7^io r.u t '^pi", pai sa doctrine, par

pendant quelques années, mTs'qùl'n'es rv t efficace de t co ITe tlToTJ' 'r''"

qu a rendre son impiété plus infâme, lorsque ravages qu'exerc-iirn .rii i •^^''"'.P.'e aux

d^a^n^^, la sui.e il en devint l'ingrat profa^na- contl|L^"rœ."LK,é'r^ltSS !2

10. Luther se fit violence pour observer meiiPau" héTremptreureltf ^''''■'''"?-

pendant quelque temps certains égards en- quent le délivrât de kcraVnfl TJJ^- """t

vers un antagoniste si haut placé ; mais quel- pour le mal qu'il avait £ ? <lf' ^e inquie é

ques années après il ne put s'empêcher de dans la dernière euerre I n " '^ J''»"î«'s

répondre à ce prince avec le même mépris amis de donner lo T/^l • ^"^ ^"""^ *«*

avecles mêmes outrages qu'il prodigS à suTages au"caTdinal Adrien"'" ""'"" '^"'"^

in1olfnS'^a\^a?t\S ■"^^tllTtim^e'^î,'^ ch^riz^^n» ^""" P"'- ^ ^P-

peuple : comiSe^'si tout homme qui oséTnan- nèren Tude mots frjn'r *"''"''^' "^^ "»"-

3r :sru?d^er. -'' '- '^ -'"- z^v^B^r^^^^'^^^

monta, ou plutôt il fut élevé, à la dignité

Page 1