‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 304 sur 368 · Il fut encore plus blâmé d'avoir com · texte numérisé non relu

Il fut encore plus blâmé d'avoir com

(le translat. impem), buvïus{Comm, à l'année l5i5H Maimbourg, dans Y Histoire du luthéranisme (p. m. 8<i) Mais je veux surtout rapporter ici les paroles du fameux Cochlee, qui s'est donné lanl de peine ( on'ire Lulher : « Absente tune procul in Hispnnia , dit-il « {Hist. de aclis Lulli. ad ann. 1525, p. 108), Carolc « Cicsare celebrantur comiiia imperialia Norimber^'a f a vicario imperii, fralre ejus, Ferdinaudo, elcAu « quibus sane mulius variusque iraclatus luit in neJ « gotio lldei. Nam et Adrianus Vï R. P. quemdai

muniqué celte instruction à la diète, et d'à- . ^ ... .,„.„ .. r.u.,a..us vi n. r. quemuar

voir conséquemmeut demandé conseil à tous « t*o miserat archiepiscopum Franciscum Cberega

les membres à la fois ; car d'abord la dignité « i"'"» virum diserium, cum pienissima instrucUone,

de cette assemblée et la forme authentique * ^' nntpma ohbiinnA oa ,n;r;„a...i .. „..:.„„ ^

dans laquelle s'étaient donnés ces conseils , faisaient une loi au pape de les respecter et à ces princes de les soutenir; d'un autre côté, comme cette assemblée était composée d'un nombre infini de personnes guidées par des intérêts différents , on pouvait bien prévoir que chacun proposerait, comme remède à la maladie commune, ce qui favorisait son bien être particulier, et que les uns ne consentiraient aux demandes des autres qu'afîu d'obtenir la réciprocité.

ik. Ce dernier inconvénient fut en partie paralyse par la raison que les membres de la « lum fecere ; Centum Gravamma Germaniœ. In aJi- ■ diète avaient des intérêts, non-seulement « ^l's siuie recensendis non solum maligne in odium

« p;ipai Cl cleri omnia exaugebanl, et in peiorein 1

« et patcrna obiatioiie ad mitigandos animes Germa- € noruni, etc. Al quanto benigiiius sese offerebâl « pontdex, lantoferociusagebant luilierani... maxime « quiritanles conlra abusus roman» curiae, de qui- « bus lamen abolendis ponli'fex ipse benignissinw « omnem operam suam uliro poliicitus fuerai. Pro- « posuerant quidem imperii principes gravaminaquae « dam quibus inique gravari videreiur naiio germaui « ca, non solum a curia romana, sed eiiam ab enis « copis el praelatis Germaniae. Et proposuerant ea non modo Norimbergae, in comiliis, verum eUa

« Wormaliae priuscoram Cœsare. At lulherarii,oî.».. « ad sinistram el iuiquam intentionem deiorqùentes « ac dépravâmes, sumpia inde occasione, ediderunj i hbrum, lum laiine , lum germauice, cui liia

o , -. ... pejorein

pariem interprelabaniur, verum etiam impie plej « risque anliquissimis ciieremoniis Ecclesioc; quibusl « ep:scopi ei clerici in suis functionibus rite uluntnr, « derogabani. et :)brog:itas volebant. Alque ulodiufli « in papam adbuc magis adaugeretur in popuio, ad-fl < junxerunt eiiam summas omnium annatarum

différents, mais encore opposés. Les uns se montrant favorables à l'ordre séculier , les autres à l'ordre ecclésiastique, dont euxmêmes faisaient partie, il arriva de là que la réponse générale de la diète fut très-modérée , comme nous le raconterons. Mais on y . j....... u.u ct.a.u summas omnium annatarum mué

priait le pape de satisfaire aux demandes que « loiius orbis episcopi ioco primitiarum, funimo' S devaient taire a part les printes séculiers « l'^'t^'. i" con^iiï«aiione sui, adnunierare soient til

dans un écrit qui fut rédigé après le départ ' i— — ---^ • • • ' ^

du nonce , et qui fut envoyé au pontife sous ce titre : 6'm/ griefs, parce qu'ils se plaignaient que sur chacun de ces cent articles, l'Allemagne avait été grevée par Home , et les laïques grevés par les ecclésiastiques (1).

(1) Il est bon de dire quelque chose en pariiculier de ces cenlgriefs, puisque depuis trois siècles qu'ils ont paru, quelques uns ne rougissent pas d'en faire grand bruit. Slruve {Corpor, Hist. germ., t. II, p. 1022), ainsi que d autres prolesianls, voudrait nous (;ure croire que lous ces griefs nous sont venus de la diéie de Nuremberg et ont élé présenlésau nom du corps germanique. Mais comme je l'ai déjà dit dans mon iiiiroduclion à rAntil'ébronius ichnp. 6, n. 12, p. 274 et 5MJv.), cela n'est réellement pas croyable. Dans celte pièce on se moque du purgaioire, on raille le culte des saints, on charge de calomnies les ordres mendianis, on demande la suppression des fêles de la consécration des églises , des cimetières, des cloches, comme d'auiant de superslilions , el ainsi de plusieurs autres rites .sacrés: on cherche àsoumetirc le clergé aux iribunaux séculiers. Qui croira j.unais que loui cela vienne du corps germaniijue ? En clfei

« longe gravissima exaciio, et infiiiila prorsus pecu « ma videreiur quolannis a papa exigi inique > ï Monseigneur Thomas Campège ruiHnéme,évêqueJe Fellriqui,commeiiousverronsdansce(te histoire, alla aussi dans la suite comme nonce en Allemagne el qui a iail a ces cent griels une savante réponse m est coirservee inanuscrite dans les archives du Vatican, en parle de manière à montrer qu'il les re-ardei comme une œuvre faussement aii.ribuée à la naiiob* allemande. Car en repondant au premier, il commence^ par.dire : iVo;i credere eos, qui Germanorum nominir liœc gravamma edtdcre, voluisse in universum fiunianai ■ damnare consuiultones ; et au grief XCIV, fl ne donne pas d autre réponse f|ue celle-ci : Tarn indigne inve^ hunturqui hœc protulere gravamina, in viros dactrina et religwne umgnes, el in romanam Ecclesiam, omnium Lccksiarum malrem, m indignas se reddant quibus de lus responsum deiur. Mais nous allons extraire de la réponse de Campege une réflexion qui servira beaucoup a faire connaître à tout lecteur Intelligent le ca. racierc de ceux qui faisaient sonner si haut ces griefs en déplorant de les voir peser sur l'Eglise germanique, et la lausseie des mêmes griefs. Voici donc la manière doniCompegc conclut sa réponse au grielXXX' « Verum auimadverlimus admiralione dignum quod » mcomitiisNori.nberguihabitis, quandS ediia suut « gravamma, pro oncrc habilum csi quod munJus

duite à risolement, et il aurait perdu l'appui des prélats d'Allemagne au lieu de gagner les laïques et de réconcilier les hérétiques.

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