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CHAPITRE XIX

Arrivée de Vempereur à Rome. — Convocation du concile à Mantoue,

1. Vergerio, comme il l'avait demandé luimême , fut rappelé par le pape] pour donner de vive voix et en détail, sur l'état de l'Allemagne, des renseignements que la plume ne peut jamais transmettre que d'une manière imparfaite : bientôt après, Paul l'envoya à Naples pour donner aussi des renseignements à l'empereur, qui y était arrivé, à son retour d'Afrique. Ensuite l'empereur vint à Rome, le cinq avril {Journal de Pierre- Paul Gualtieri, et actes consistoriaux ) , et y séjourna, non pas quatre jours seulement, comme prétend Paul Jove , mais treize jours. Soave se trompe également en le faisant parler dans le consistoire, le vingt-huit avril, ce qui reviendrait à dire, dix jours après son départ. Au mois d'octobre précédent, Françoise Sforce était morte sans enfants, et, par conséquent, le duché de Milan revenait à l'empereur. Cette circonstance était venue réveiller les anciennes prétentions que François I" se croyait en droit de faire valoir sur ce duché, et il se sentait d'autant plus vivement aiguillonné , qu'il était plus fâché de voir ainsi s'accroître la puissance de son rival. Il se préparait donc a recommencer la guerre en Lombardie con-

Ghinucci, Simonetta, Contarini , Cesis, et Césarino, auxquels il faut ajouter Aléandre et Vergerio (1). îl y eut donc, en tout, sept cardinaux, un évêque et un autre prélat ; non pas six cardinaux et trois évêques , comme prétend Soave. Vergerio fut d'avis que le concile ne fût pas convoqué à Mantoue, sans avoir reçu auparavant l'approbation expresse des Allemands , pour leur témoigner ainsi des égards, cl aplanir les voies à l'exéculion ; il était aussi d'avis qu'on ne mît pas dans la bulle la clause, Selon la forme des précédents conciles, parce qu'elle ne servait qu'a rendre plus vives les plaintes des adversaires, et qu'elle n'avait pas été insérée dans l'acte de convocation des conciles de Constance et de Bâle. La seconde partie de l'avis fut acceptée, mais non la première, par la raison qu'il n'était plus possible d'es- . pérer le consentement des protestants à aucun concile légitime, et qu'on avait obtenu virtuellement celui des catholiques, lorsqu'ils avaient approuvé Mantoue, si l'empereur y donnait son adhésion. Or cette dernière condition s'était réalisée. En effet l'empereur s'était enfin convaincu qu'il ne réussirait point par le moyen du concile à faire céder l'opiniâtreté des luthériens ; et il s'en était expliqué depuis longtemps dans ses réponses aux propositions du nonce Gambara, comme il a été rapporté ci-dessus ; maintenant plus courageux, parce qu'il était moins embarrassé, il songeait uniquement à contenter les catholiques, qui finalement étaient

(1) Vergerio n'était pas encore évêque; mais il obtint le premier évéché dans le consisloire du cinq mai de la inétnc année, comme on le voit dans les pcies consistoriaux.

les plus nombreux , et qui demandaient le pareille félonie? Donc l'empereur ne pouvait concile aussi instamment que les hérétiques, pas considérer le pouvoir du pape comme mais qui le désiraient avec plus de sincé- purement accessoire, mais connne un pourité. Soave rassemble ici un merveilleux voir d'où dépendait raffermissement du sien, groupe de faussetés palpables, afin de repré- lorsqu'il voulait contraindre les luthériens à senter et l'empereur et le pape comme ou- l'exécution des édits impériaux qui avaient bliant également dans cette affaire la pureté prescrit le respect pour les définitions et les de la religion et la paix de la chrétienté, pour lois pontificales. Certes les nombreuses orne s'occuper que des intérêts d'Etat. donnances et déclarations faites antérieure- 3. Il dit que le premier, enflé de ses succès ment par l'empereur en faveur de la religion récents, se flattait de chasser en deux ans nous donneront toujours de lui une tout aud'Italie le roi de France, et ensuite de tra- tre idée que celle d'un prince peu zélé pour vailler à réduire les Turcs sous sa domina- cette cause et indifférent pour l'autorité pontion. Peu lui importait d'ailleurs le mode à tificale.

suivre dans la tenue du concile, puisqu'il 5. Soave affirme ensuite que le pape n'eut

voulait uniquement s'en servir pour un dou- pas d'éloignement pour le concile en un

ble but : le premier était de tenir en bride le temps où le roi de France , occupant la Sa-

pontife, en cas que, suivant la coutume de voie et le Piémont, remplissait l'Italie de ses

ses prédécesseurs, il voulût se joindre aux troupes ; parce que cette circonstance lui

Français quand ils auraient le dessous ; l'au- fournissait un prétexte très-plausible d'envi-

tre était de tenir les Allemands soumis à son ronner le concile de gens armés. Or il ne se

autorité, parce qu'il regardait celle du pape souvient pas qu'il doit lui-même, quelques

comme purement accessoire : voilà pourquoi pages plus bas, raconter que le concile n'eut

Mantoue lui convenait, et pourquoi il n'at- pas lieu à Mantoue, parce que le duc exigeait tachait aucune importance aux conditions. qu'il y eût constamment garnison, et que le

poi ..

de l'autorité du pontife, et qu'ils voulaient le mée formidable à tout le reste de la chréconcile en Allemagne, pour qu'il eût lieu tienté? Certainement non. Mais si ces troudans une ville sonmisG au gouvernement juste pes devaient encore recevoir leur solde de la et modéré de l'empereur. En outre, si à Man- majeure partie des autres princes, n'élait-ce toue le concile pouvait servir de frein contre pas pour le pape un objet de crainte plutôt les entreprises du pape, celui-ci n'obéissait qu'un moyen de sécurité? donc pas aux calculs de l'intérêt humain 6. Enfin Soave rapporte que Paul poussait quand il mettait tant de zèle à le convoquer, l'empereur à la guerre d'Allemagne, non pas

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moins composé de Français , de Polonais , la tête d'un Italien, et qu'il ne tint pas à lui d'Italiens, que l'empereur ne pouvait mai- de persuader à l'empereur que le pape elles triser par la violence, et qui au moindre si- Vénitiens, partie par la voie des négociations, gne de leurs souverains se seraient retirés ? partie par la voie des armes, suffiraient pour Si Paul se fût ligué avec le roi de France et défendre cet Etat contre les Français. Prèles autres princes d'Italie pour affranchir mièrement, Paul aurait été peu habile, si cette contrée de la puissance formidable de même, à ne prendre pour règle que les intél'empereur, l'empereur ne vojait-il pas que rets humains, il avait ambitionné plus vivedans ce cas le concile aurait été à l'instant ment de procurer ce duché à un Italien que démembré, et n'aurait plus conservé la forme d'abattre l'hérésie. Jamais un tel soupçon ne de concile œcuménique; de concile suffisant tombera sur un souverain pontife ; et Paul pour imposer au souverain pontife? lui-même qui , pour atteindre le second but, Çuant à l'autre intention de l'empereur, fournit à l'empereur des armées considéraqui eût été de s'assujettir les Allemands, blés, n'employa jamais, pour atteindre le comment le concile pouvait -il servir ses premier, ni un soldat, ni un sou. Passons vues? Ce n'était point en lui fournissant des plus avant : si l'empereur se fût laissé disarmées , puisqu'il ne renfermerait que des traire par les guerres d'Allemagne, le duché hommes de robe. Le concile ne pouvait donc passait-il pour cela sur la tête d'un Italien ? seconder l'empereur qu'en rendant odieux Le roi de France n'y aspirait-il pas pour tuiles hérétiques, en dénonçant leur impiété par même, et ses poursuites n'étaient-elles pas un jugement universel de l'Eglise, et en ame- si vives et si ardentes qu'avec toutes les fornant ainsi tous ceux qui avaient une con- ces réunies de Charles V et d'Henri 'VIII liscience droite à aider l'empereur de leur gués ensemble, on ne put conclure la paix influence. Or n'était-ce pas d'abord placer sans promettre ou ce duché ou la Flandre à l'Allemagne sous lautorité et sous la direc- Charles, duc d'Orléans, second fils de Frantion de l'Eglise romaine, en déclarant que çois, le dauphin étant déjà mort , et les droits qui est rebeile à l'Eglise est n belle à Jésus- du fils aîné étant dévolus à Henri, qui avait Christ, et ensuite se donner le droit de pour- épousé Catherine de Médicis? (Traité conclu puiyreles protestants comme coupables d'une le 15 septembre 15H. Voyez Jove à la fin d§

son Histoire, et les autres cités par Sponde, trait pas (Ile tels maux, mais plutôt rétabli-

méme année, num. 12. ) Et certes il au- rait la pa^ix entre eux; et que lui, pour ob-

rait bien fallu exécuter la convention, si la tenirce buf désiré, emploierait tous ses soins,

mort prématurée du duc n'avait pas dégagé L'ambassadeur français, résidant à Rome ,

la parole de l'empereur. s'avança^ alors avec la permission du pape,

7. Enfin, comment le pape pouvait-il offrir et demanda à l'empereur que, comme il n'enses armes contre les entreprises des Fran- tendait 'pas parfaitement l'espagnol, il vouçais, lorsque sa règle de conduite la plus lût bien lui faire donner par écrit les paroles constante et la plus manifeste était d'obser- prononcées par Sa Majesté, afin qu'il pût les ver la neutralité entre les princes chrétiens, envoyer à son souverain. Charles répliqua et lorsqu'il s'y engageait par une convention qu'il n'avait pas prononcé ce discours pour expresse à celte môme époque, et durant le qu'il fût envoyé au roi de France, mais pour séjour de l'empereur à Rome [le ik avril rendre compte de sa cause au pape et aux 1536). Dans cette convention il était dit que cardinaux; que si néanmoins l'ambassadeur la guerre étant imminente entre l'empereur désirait le communiquer à son roi, il pouet le roi de France, le pape, afin d'être plus vait se le féiire répéter par l'ambassadeur à même d'exercer les fonctions de pacifica- français résidant auprès de l'empereur luiteur, s'engageait à une parfaite neutralité ; même, et qui entendait très-bien l'espagnol ; il ne devrait s'allier ni avec l'un ni avec qu'il avait plusieurs fois, devant ce dernier, l'autre, ni leur donner aucun secours soit exprimé les mêmes sentiments, qui étaient en troupes, soit en argent; ne pas les rece- tels en substance : et ici il répéta sommairevoir dans ses Etats, ni enfin les aider d'aucune nient en italien ce que nous avons rapporté \ autre manière , soit directement soit indirec- ajoutant qu'il manderait le reste au roi luitement.Il promettait, durant la guerre, de ne même, ouïe donnerait par écrit au souverain tourner ses armes contre aucun prince chré- pontife. Le jour suivant, avant que l'empetien , mais de se défendre seulement en cas reur partît, les deux ambassadeurs français que ses propres sujets cherchassent à se supplièrent Sa Majesté de déclarer si, le jour soustraire au devoir de l'obéissance. H pro- précédent , il avait entendu porter à leur mettait en outre de n'empêcher aucun maître le défi d'un duel. A quoi l'empereur prince d'Italie de se liguer avec tel ou tel répondit que si telle eût été son intention, il parti ; de suspendre en considération de n'eût pas été assez peu respectueux envers l'empereur, pendant six mois , les censures ^6 souverain pontife pour porter un défi en et les procès du fisc contre les ducs de Came- sa présence , mais qu'il avait voulu faire rino et d'Urbin , enfin de fournir incessam- entendre qu'un duel entre les deux princes ment les secours nécessaires aux cantons était préférable à une guerre entre de si catholiques de l'Helvétie pour le soutien de nombreuses armées ; qu'il insistait là-dessus la religion; et en cas d'une guerre contre les auprès du souverain pontife, et le suppliait Turcs ou autres infidèles, par terre ou par (l'écrirepour obtenir une acceptation. A cette mor, de fournir et des fonds et des troupes , invective de l'empereur, l'ambassadeur de selon son pouvoir et la nature de l'entre- France auprès du pape opposa une réponse prise. ^"'l lut par commission de son roi , dans ce

8. Pendant que l'empereur était à Rome, même lieu, le 5 mai , fête de l'Ascension ; et le 17 avril, second jour des fêtes de Pâ- tout cela sans autre fruit pour l'une ni l'autre ques , et précisément la veille de son dé- partie que de satisfaire ou plutôt de découpart, le pape , étant sur le point de pontifier ^rir une animosité excessive.

dans s^ chapelle (1), l'empereur, dans la salle .1,^- Après le départ de l'empereur , fut rc-

appelée du Consistoire, en présence du pape, digée la bulle qui convoquait le concile à

des cardinaux et de toute la cour, prononça, Mantoue pour le 23 mai de l'année suivante

en langue castillane, une allocution qui dura ( ^^^ ^^ ^^' comme le dit Soave ). Cette bulle

une heure; dans ce discours, après avoir l'ut lue et approuvée en consistoire le 29 mai ;

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du roi de France pour la guerre qu'il lui dé- successeur appartiendrait, non pas au conclarait ; il montra la justice de sa cause et ^'^^j "'^is au collège des cardinaux. La bulle les torts de son adversaire; et il conclut fut publiée dans le consistoire suivant (row^ que pour pacifier une fois la chrétienté, il cela se trouve dans les actes consistoriaux) faudrait ou sceller une paix stable, ou ter- le 2 juin; or celte bulle faisait mention de miner la guerre à eux deux, en acceptant un ^^^is objets: l'extirpation de l'hérésie, la combat singulier, armés seulement de la P**'^ ^^ la chrétienté et la délivrance des cape,de l'épce etdu poignard, en présence pays opprimés par les Turcs. A l'effet d'en de leurs armées rangées en bataille; il en Procurer l'exécution, trois légats furent dédonnait sa parole au pontife et voulait avoir signés dans un autre consistoire (le 9 juin) : le l'assurance de celle du roi dans vingt jours, cardinal Caraccioli pour être envoyé à l'em- 9. Le pape répondit que Dieu ne permet- pereur ; Trivulce au roi de France, et Qui-

gnones, surnommé de Sainte-Croix, au roi

,(1)Toiit ceci est décrit miniiiieusemeni par un ^9^ Romains : tous trois hommes d'un mé-

tenioin oculiirc, et se trouve dans les archives dos '''te éprouvé, et agréables aux princes vers

Porghese. lesquels ils éi^iiont envoyés. Ce jour-là même.

S6B LIVRE QUATRIEME. m

le pontife fit lire encore dans le consistoire son frère et quatre nobles personnages , ses

des lettres qui annonçaient que le roi d'An- complices. Ainsi il arrive que, sous le masque

glelerre avait surpris en adultère Anne de de l'honneur et du diadème, la scélératesse

Boulen,son épouse, ou plutôt sa concubine, porte au sein d'une famille l'infamie et Iq

et que pour cela il l'avait fait mourir avec hache.

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ARGUMENT. divers pays de la chrétienté plusieurs nonces

avec ordre de notifier la convocation du con-

Nonces envoyés pour publier le concile dans cile auK princes qui devaient y être invités

toute la chrétienté. — Négociations du nonce et aux prélats qui devaient y être appelés de

Vorstius en Allemagne, et réponse que, con- droit. [Les instructions données à tous ces non-

jointement avec r ambassadeur de l'empereur y ces se trouvent dans un volume de la biblio-

il reçut des protestants à Smalkalde.— Con- thèque du Vatican.) "Pierre Vorstius, Flamand

testations avec le duc de Mantoue au sujet du évêque d'Aix , dont nous avons déjà parlé '

concile qui devait s'y réunir. — Prorogation fut chargé de cette mission auprès du roi des

du concile, et soins que se donne le pape pour Romains et des autres princes d'Aliemai^ne

rétablir la paix entre les couronnes. — Ligue soit catholiques, soit hérétiques. En Polo^^ne'

du pape avec l'empereur et les Vénitiens con- fut envoyé Pamphile dcStrasoldo qui, plus tard

ire les Turcs ; convocation du concile à Vi- {te 30 janvier 154-4 , d'après les actes consisto-

cence..— Voyage du pape à Nice pour accor- riaux), fut évêque de Raguse. Auprès du roi

der les deux rois , et mission des légats pour Jacques d'Ecosse fut envoyé Denys Laurerio

^ Vicence.— Censures contre le roi d'Angle- de Bénévenl. général des servîtes , employé

terre. — Nouvelle prorogation du concile à précédemment par Clément Vil (Paul Jove

la demande des princes , et légation du cardi- dans l'Histoire des servites , Gariberto , et

nal Aléandre en Allemagne pour mettre fin Ughelli) pour des affaires importantes' en

aux discordes en matière de religion, d'après Hongrie : c'était un homme de beaucoup de

la demande de l'empereur. — Convention des piété et de savoir qui, ayant tout fait pour

ministres de l'empereur avec les protestants à refuser la dignité suprême dans son ordre

Francfort, préjudiciable au siège apostolique, mérita ensuite d'être élevé au rang suprême

— Démarches du pape afin d'empêcher l'em- dans l'Eglise. La même mission fut donnée

pereur de ratifier cette convention. — Léga- pour le Portugal à Jérôme Gapodiferro de

tion du cardinal Farnèse en Espagne. — Recanati ; lequel, ayant été depuis employé

Voyage de Charles V, au travers de laFrance, en plusieurs autres légations importantes et

pour aller soumettre les Gantois ; et nouvelle administrations publiques, se vit au bout de

légation du cardinal Farnèse auprès des deux dix ans élevé au cardinalat. Pour ce qui est de

couronnes , pour la paix et les affaires de la l'empereur et de ses Etats d'Espagne, la com-

religion. — Conférence entre les catholiques mission en fut donnée à Jean Poggio.collec-

et les protestants ordonnée par l'empereur. — teur apostolique dans ce royaume , lequel

Autre légation du cardinal Cervini auprès à la recommandation du même prince , fut '

de l'empereur en Flandre. — Diète de Hague- quelques années après , honoré de la pour-

nau; la conférence enfin réalisée à Worms , pre. Enfin auprès du roi de France fut em-

interrompue en cette ville , et ensuite renou- ployé Rodolphe Pio de Carpi, évêque de

velée solennellement dans la diète de Ratis- Faënza, nonce résidant auprès de ce prince,

bonne ; l'empereur y assiste avec le cardinal- et qui bientôt après admis au consistoire (21

légat Contarini. — Dissolution de cette diète, décembre 1536) , eut pour successeur César

qui demande un concile universel en Alterna- Nobili. En outre la même notification fut

gne, et à son défaut un concile national. — faite aux évêques d'Italie par des messages

Le pape et l'empereur ont une entrevue à Luc- moins solennels.

ques. — Revers de l'empereur à Alger. — Com- 2. Strasoldo, Capodiferro, Poggio et Lau-

mencements de rupture entre lui et le roi de rerio ne rencontrèrent aucun obstacle dans

France. — Secours fournis par le pape pour l'accomplissement de leur mission. Il avait

la ligue catholique et la guerre contre les été recommandé à Laurerio qu'il eût soin

Turcs. — Proposition faite par lui de convo- ''" '"' - ^ • '

quer le concile de Trente, acceptée dans la diète de Spire. — Publication de la bulle,

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