DU TRÈS-SAINT CONCILE DE TRENTE ŒCUMÉNIQUE ET GÉNÉRAL
Qui est la première tenue sous Jules 111, souverain pontife, le l" jour de mai 1551.
Décret pour reprendre le concile.
Trouvez-vous bon, à Thonneur et à la gloire de la sainle et individue Trinité, le Père, ei le Fils , et le Saint-Esprit, et pour raccroisseinenl el rexailation de la foi et de la religion chrétienne, que le saint concile de Trente œcuménique et général soit repris selon la l'orme et teneur des lettres de noire Irèssainl Père, et que Ton poursuive la discussion des matières? Ils répondirent ; Nous le trouvons bon.
Indiclion de la session prochaine.
Trouvez-vdus bon que la prochaine session se tienne et se célèbre le preuner jour de septembre prochain? Us répondirent : Nous le trouvons bon.
Xir SESSION , Qui est la seconde tenue sous Jules 111 , souverain pontife ,leV' septembre 1551.
Décret pour la prorogation de la session. Le saint concile de Trente œcuménique et général , légilimemetjl assemblé sous la conduile du Saint- Esprit , le même légal , et les mêmes nonces du saint Siège apostolique y ()résidant, quoiqu'il eût ordonné dans la dernière session que celle qui la doit suivre se devait lenir aujourd'hui , et que Ton continuerait d'avancer toujours en matière; néanmoins, ayant jusqu'ici différé d'y procéder, lani à cause de l'assemblée peu nombreuse des prélats qu'à cause de l'absence de la noble naiion des Allemands, de l'intérêt desquels il s'agit principalement ; et d'aulre part, ayant présentement toui sujet de se réjouir en Noire-Seigneur, et de rendrQ grâces à Dieu tout-puissant , de l'arrivée depuis peu de jours de ses vénérables frères et fils en Jésus-Christ, les archevêoues de Mayence el de Trêves , princes électeurs du saint empire romain , et de plusieurs autres évêques du même pays, et d'ailleurs; d'où il conçoit une ferme espérance que beaucoup d'autres prélats , tant d'Allemagne que des autres nalioiis, excités, et par cet exemple, et par leur propre devoir, se rendront en bref en ce lieu ; assigne la prochaine session au quarantième jour d'aujourd'hui, qui sera le onzième d'octobre prochain. Et poursuivant les choses en l'état auquel elles se trouvent maintenant , ayant été proi.oucé dans les sessions précédentes sur les sept sacrements de la nouvelle loi en général, el en particulier sur le baptême et la conlirmaiion , il ordonne et déclare qu'il sera iraiié dans la dite session du sacrement de la très-sainte Eucharistie; el pour ce qui concerne la réformaiion des autres choses qui restent à régler , pour aider el faciliter la résidence des prélats; il avertit el exhorte cependant tons les Pères, qu'à l'exen.ple de Notre-Seigueur Jésus-Christ, ils vaquent an jeûne el à l'oraison , autant que la faiblesse humaine leur pourra permettre ; afin que Dieu, a qui^ soit bénédiction dans tous les siècles , étant apaise, daigne ramener les cœurs des hommes à la connaissance de la vraie foi , à l'unité de la sainle mère Eglise el à la véritable règle de bien vivre.
XII r SESSION, Qui est la troisième tenue sous Jules 111 ^^ souverain pontife, le H octobre 1551.
Décret du très-saint sacrement de rEucharistie. Le saint concile de Trente , œcuménique el eénéral, légitimement assemblé sons la conduile du Saini- Espnt, le même légat el les mêmes nonces du saint Siège aposlohque y présidant : quoique dans sa convocation, dont 1 heureux succès ne peut être atiribué qu a une condmte et une proieciion particulière du bamt-Lsprit , il ail eu pour dessein général d'exposer
SESSION XUI. g^
la doctrine ancienne et véritable louchant la foi et les
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sacrements , et de remédier à toutes les hérésies et a tous les autres grands désordres , par lesqiiels 1 Lglise de Dieu se trouve misérablement agitée et divisée en plusieurs et différents partis, il est vrai néanmoins que, dès le commencement , son souhait et son dessein particulier a été d'arracher jusqu'à la racine celle ivraie d'erreurs exécrables et de schismes, qu en ce déplorable siècle l'ennemi a semés dans hi doctrine de la foi, l'usage et le culte de la sainte Eucharistie que Notre-Seigneur a cependant laissée exprès dans son Eglise , pour être comme le symbole de cette union et de cette charité, dont il a voulu que tous les chrétiens fussent joints el unis ensemble. Le saint concile déclarant donc ici, touchant cet auguste el divin sacrement de l'Eucharistie , la d(.clrine saine et sincère que l'Eglise catholique a toujours tenue , el qu elle conservera jusqu'à la fin des siècles • en ayant été instruite par Jésus-Christ même, Noirefeeigiieur, et par les apôtres, et éclaircie par le Saint- Lspril, qui de jour en jour lui inspire et lui découvre toutes les vérités ; interdit el défend à tous les fidèles de croire, d'enseigner ou de prêcher, touchani la sainte Eucharistie, autrement qu'il est expliqué et défini dans le présent décret.