‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 350 sur 368 · Premièrement, l'affirmation d'Adriani · texte numérisé non relu

Premièrement, l'affirmation d'Adriani

consistoriale, à Bologne, le 15 mai, d'après les des venins, qui sont d'attirer de toutes les par-

Actes consistoriaux) de Trente à Bologne, *-- -^ "^ - --•• — - -..-

pour s'entretenir avec le pape des affaires du concile, et le cardinal Cervini.

5. Le pape se rendit donc à Busseto; et l'empereur, étant arrivé le lendemain, alla loger dans le même palais. Celui-ci ne se montra nullement accessible aux propositions de paix, bien résolu qu'il était de tirer vengeance des affronts qu'il disait lui avoii été faits par François I". Ce roi, prétendait-il, avait tenté de prendre avantage sur lui quand il revenait de combattre, non contre les hommes, mais contre les vents, et quand il se préparait à rabattre l'audace du duc de Clè-

ves qui usurpait sur lui le pays de Gueldre. n'est d'aucun poids, parce qu'il ne fut pour Alors Paul, qui savait bien qu'un pontife n'a rien dans la gestion, ni dans la connaissance pas obtenu peu de chose dans les négociations des affaires un peu secrètes hors de la Tosnouees par lui dans un but d'utilité générale, cane ; et on s'aperçoit souvent de ses méprilorsqu'il fait connaître au monde qu'il n'a ses, même dans lesaffaires qui ont été pulilipas tenu à lui qu'on en vînt à une conclusion, ques dans le monde. Pourindiquer quelques demanda et obtint que l'empereur voudrait exemples qui se rapportent à notre sujet, bien entendre là-dessus les prières et les il raconte, que les protestants s'étaient enconseils du sacré collège en consistoire (/e gagés à accepter le concile, s'il était célébré

2lp juin i^kS, à Busseto, d'après les Actes con- en Allemagne, et que parconséqr '' '

sistoriaux). Le cardinal Marin Grimani, dans gnaientquel'empereur ne les fore un éloquent et sage discours, exhorta l'empereur à conclure la paix. Charles, de son côté, chercha, par de fortes et solides raisons, à justifier la bonté de sa cause et la nécessité de ne pas accéder aux conditions exigées par son adversaire : lequel, disait-il, après avoir exclu son fils cadet de l'héritage du duché de Bretagne, prétendait le pourvoir, aux dépens de l'empire, avec le duché de Milan. Ainsi se termina l'entrevue, qui dura trois jours. L'emper^^r se dirigea ensuite vers l'Allemagne, et le pape retourna à Rome, sans autre fruit de sa démarche que d'avoir échappé au reproche d'avoir trop redouté les fatigues d'un voyage, que plusieurs prétendaient ne devoir pas être inutile.

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