‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 351 sur 368 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

uentils craiçât à se soumettre à celui de Trente. Et cependant de tous côtés circulaient leurs protestations, par lesquelles, non-seulement ils récusaient tout concile dirigé par le pape , mais ils refusaient de toute manière celui de Trente, ville qui en réalité était italienne et non allemande. Il rapporte qu'à Lucques il parut dur au pape que l'empereur le pressât de célébrer le concile ; et au contraire, d'après une infinité d'écrits que j'ai lus et cités plus haut, il est tout à fait manifeste, et non nié même par Soave, que le pape prenait alors des mesures efficaces pour hâler la tenue du concile. En outre, on ne doit pas s'étonner que cet historien, tout entier à exalter le duc Côme, son seigneur, cherchât à rabaisser d'autant Paul III, auquel ce prince était très-opposé

d'intérêt et d'affection. Cette opposition exi- Combien est vraisemblable cequeraconte Soave, stait depuis le moment où ils s'étaient trouvés et avec'lui d'autres écrivains, savoir, que tous les deux en concurrence au sujet de

cette entrevue eut pour but les intérêts privés du pape. — Et à cette occasion on examine l'autorité des historiens de ce temps.

1. Mais à la place de ce reproche qu'auraient pu lui adresser certaines gens toujours prompts à espérer un bon résultat de toutes les démarches à faire, un autre reproche (levait être imaginé par les esprits assez téméraires pour preudrê toujours en maû-

l'alliance illustre et de la dot que devait apporter la main de Marguerite, veuve du duc Alexandre. Mais elle s'était encore accrue à l'occasion du procès qu'avait fait naître la dot à reprendre sur les biens du premier' mari, antiques fidéi commis de la maison* de Médicis : parce que ce procès avait été jugé par l'empereur à l'avantage de sa fille, et au grand déplaisir de Côme. Ensuite les haines s'envenimèrent à eause des soupçons

mutuels que flrent naître le soulèvement de blés quant aux circonstances. Il est d'ailleurs Pérouze. d'une part, et les conspiralions de favorable à la réputation de Paul 111 • et il

Florence d'autre part. Enfin elles étaient alors plus ardentes que jamais, à l'occasion d'une autre concurrence qui avait pour objet l'Etat de Sienne. Chacun d'eux aspirait à la possession de cet Etat , et offrait pour cela beaucoup d'argent à l'empereur, qui en avait besoin. On espérait d'ailleurs que pour fortifier sa moutirchie, beaucoup trop faible à l'intérieur, il n'hésiterait pas à sacrifier ce domaine de nouvelle acquisition et qui en était absolument détaché.

3. Je ne puis croire ensuite qu'aucun homme intelligent puisse m'opposer l'autorité de frère Prudence Sandoval, évêque de Pampelune , auteur de la Vie de Charles V, parce que les erreurs par trop manifestes dans lesquelles il est tombé, le rendent plus digne de pitié que de rlèfutation. Pour en donner un échantillon , il raconte que l'empereur, voyant qu'il ne fouvait amener à ses fins le souverain- pontife par les lettres que nous avons rapportées, et dans lesquelles il se plaignait d'être traité à égalité avec François I", résolut de le fixer au moins dans cette ligne de neutralité par la demande du concile. Et il n'a pas vu que les lettres en question eurent pour objet la teneur de la bulle même qui convoquait le concile déjà publié pour complaire à l'empereur. En outre, il blâme le pape de ce que, non content d'avoir grandi sa famille par l'investiture de Parme et de Plaisance, il aspirait encore à l'élt'ver plus haut par l'acquisition de Milan. Ce sont là des discours ridicules : car l'investiture de ces villes en faveur de Farnèse fut un événement bien postérieur à cette époque. Il cite un écrit de Diego Mendoza, surintendant pour l'empereur dans l'Etat de Sienne, par lequel il chercha à dissuader ce prince dé céder cette ville, oumême Milan; et il déclare que de cet écrit il ne cite que la partie la plus modérée, en laissant de côté ce qu'il y avaitdeplusdur. Et cependant au lieu de cette prétendue modération il ne s'y trouve que des traits poignants, qui blessent à la fois l'honneur du duc Côme, de la njaison de Médicis, de toute la nation florentine, et enfin du pape, avec des termes de mépris et d'insultes indignes de toute personne sage et bien née. En outre , cet écrit représente comme une chose facile pour l'empereur (alors dépourvu d'argent et de troupes), de vaincre par la seule terreur de son nom les Français, les Turcs, ainsi que le pape, dont il lui conseille d'envahir les Etats à main armée : toutes imaginations plus dignes d'un capitaine de comédie, que d'un conseiller de l'empereur. Aussi croirais-je que cet écrit est un de ces fils bâtards qui, à défaut de tout autre mérite, cherchent à se concilier l'estime en feignant d'être issus d'un père illustre.

4. Je ne veux pas d'ailleurs donner ici plus de créance à Paul Jove, quoique, touchant cette affaire du Milanais, il parle d'un Ion peu affirmatif quant au fond même de l'affaire, et dans les termes les plus honora-

atteste en cette occasion la constance et l'invariabilité de son zèle à célébrer le concile pour l'avantage de la chrétienté, ainsi que sa parfaite et équitable impartialité entre les deux couronnes ; impartialité qu'il sut maintenir contre toutes les attaques de l'empereur, quoique celui-ci eût espéré de la faire plier et par le mariage de sa fille et par les autres faveurs accordées aux Farnèse. Cet historien, du reste, admirable par la supériorité de sa rédaction, et la lucidité jointe à rmtérét qu'il répand dans ses récits, se plut a élever un palais magnifique sur des fondements ruineux, non point par défaut de sincérité, comme on lui en a fait la réputation ; car je le trouve d'une grande liberté à blâmer indifféremment tous ceux qui lui paraissent blâmables , quelque puissants qu'ils soient et quelques éloges qu'il leur ait déjà donnés ; mais il a manqué de pièces authentiques touchant les aff.iires secrètes , et de renseignements exacts sur les événements publics. Sans m'étendre ici à énuniérer les trop fréquentes méprises remarquées dans son Histoire par Beaucaire et les autres, j'en produirai quelques exemples à l'occasion de ces voyages de l'empereur. J'ai déjà remarqué en son lieu que lors du voyage de l'empereur de Naples à Rome, en 1536, Paul Jove ne le fait séjourner que quatre jours en cette ville, tandis qu'il y séjourna en réalité treize jours. 11 n'est pas plus heureux en rendant compte du voyage parla Lombardie, dont nous avons fait le récit tout à l'heure, et auquel il rapporte qu'il assistait luimême, puisqu'il affirme que l'empereur, étant à Busseto, lui dit de préparer sa plume à décrire les grands événements que tous ces mouvements allaient enfanter. H dit que ce fut à Bologne que fut arrêté le dessein de cette entrevue pour Busseto; et cependant il n'y avait pas de familier du pape qui ne sût le contraire ; car il était public dès lors à la cour, comme il conste par la lettre précitée de Sadolet , écrite de Bologne , qu'on avait résolu de s'aboucher à Parme; et c'est ce que confirment les deux délibérations du consistoire citées par nous ; la première, prise à Bologne pour se trouver à l'entrevue dans Parme, ou en tout autre lieu commode; la seconde , prise à Parme , plusieurs jours après , et où la conférence fut arrêtée pour Busseto. Sans parler de tout le reste, il suppose que le roi de France eût été bien aise de voir Milan au pouvoir des Farnèse ; ce qui est si opposé à la vérité (1), qu'Arainghelli lui ayant, peu de temps auparavant, proposé d'accepter ce duché pour un enfant mâle qui naîtrait du duc d'Orléans et de la fille de Ferdinand, le roi refusa, disant que ce duché lui avait été enlevé, et qu'il voulait qu'on le lui restituât présentement dans la personne de son fils.

(1) Ceci se trouve dans les lettres écrites de France au cardinal Farnèse, par Ardinglielli, et qui sont en la possession des Borghèso.

m • V ' ; . HlStOIRE DU ÇOMCILtî: DE Tl\ENtE. OOfi

^. Enfin Beaucaîre{/it?. XXîlï,n. 31), ne 7. Maintenant examinons le poiiîs des faisant pas son objet du récit des affaires d'I- preuves contraires. Si Paul JII était si emtalie, a du mettre peu de soin à s'en informer: pressé à négocier avec l'empereur dans la, ce n'étaient là que les accessoires de son ta- vue d'une si importante acquisition, pourbl^au. Il rapporte bien que le pape refusa de se quoi mettre en délibération, dans le consi-» liguer avec François ï^i^^t de renoncer ap rôle stoire à Bologne, s'il se rendrait ou non aune de p<ère commun'; il dit aussi quelque chose de entrevue? pourquoi souffrir qu'on se décidai la négociation au sujet de Milan ; mais il par- pour la négative, lorsque les opinants étaient tage l'erreur manifeste de Paul Jove, lorsqu'il presque tous des cardinaux: créés par lui et dit que le pape supposait que cette combinai- sous sa dépendance : en sorte que si par hason ferait plaisir à François Jer. Sans parler sard Sadolet ne fût pas survenu, et que dans de la petite méprise sur le nombre dp jours » la seconde conférence il n'eût opposé son il tombe dans la grave erreur de Sandoval , lorsqu'il préitend que Paul lU avait déjà donné antérieurement à Pierre-Louis l'invcslilure de Parme et de Plaisance , et qu'à Busscto il s'agissait seulement d'obtenir l'approbation de l'empereur. Aussi ai^je soin de ri 'appuyer pies récits sur l'autorité de ces historiens que rarement et pour des choses légères et non contredites d'ailleurs: cai* dans

ces cas-là la loi eUe-même ne rejclle pas les ^eux légations de son petit-fils, et dans celle tpiîioignages convaincus ^'erreur sur d'au-^ du cardinal Cervini, pour l'engagera donner très points. la paix au monde chrétien en cédant le Mila-

15. Retournons maintenant à notrp sujet : nais à François P'? Or il y a des preuves de

zèle ardent aux raisons de ses cinq collègues plus anciens que lui , l'opinion contraire à l'entrevue l'aurait certainement emporté ? 8. Secondement, si le pape était possédé do cette ambition, qui n'était point nouvelle chez lui, mais nourrie dans son cœur depuis bien des années, comme le prétendaient ces historiens , pourquoi faire de pressantes instances auprès de l'empereur et dans les

les plus convaincantes. Je commencera» par la pQoins forte , comme par celle qui ruine l'autprité des tén^oins, quels qu'ils soient d'ailleurs, mais qui no démontre pas absolument la fausseté de leur déposition. Cette preqve est (îei|e qu'employa Daniel pour défendre l'innocence de Suzanne , je yeux dire la contradiction entre les témoin^ dans l'exposé diGS circonstances. Paul Jove et Beaucaire disent que la concession de Milan à Octave devait se faire do concert avec le roi de France, et qu'à cette condition il aurait copsenti à la paix : or ce fait, s'il était vrai , rendait légitime e^ honorable l'ambition de Paul III. Spaye et Adriani prétendent tout le contraire, et veulent que Paul ait offert en récompense de se liguer avec l'empereur contre les Français^- Mais ensuite ces deux derniers se divisent entre eux : Adriani rapporte que le ,pape , bien qu'il n'eût pas plus de trois cent mille écus dans le château Saint- Ange, faisait ostentation d'un trésor plus considérable , et s'engageait pour un million comptant, et ponr un <ji}tre payable à terme, il Consentait de plus à ce que l'empereur gardât Ips cfiâteaux de Milan çt de Crémone. Soave^ au contraire, s'apercevant bien que ces choses étaient incroyables , raconte que la négociation échoua , parce que l'empereur voulait un million et la possession des châteaux. Sandoval, plus maladroit, imagine que le pape portait son trésor avec lui , et que ce fut par çraintp d'être volé, qn'il refusa de recevoir l'empereur avec une escorte armée (1),

(l)LeCour;»yer, dans une uûLô sur ce chapitré, accuse fauteur de vouloir que les hisioriensen quesiion se soient toujours trompés, parce qu'ils se sont trompés une fois, et parce qu'ils se sont quelquefois contredits entre eux. Il lui imj^utie de vouloir ouvrir la

crêtes an pape, se plaignait-il de ce quel'empipreur rejetait ces propositions ? Pourquoi

voie au pyrrhonisme en histoire, ei de ne pas enlcn^ dre les règles générales de la critique dans les matières historiques. Il lui reproche enfin d'ayoir nié celle relation, sans autorité et sans vraiseml)lance, et uniquement parce qu'elle ne fait pas honneur à la mémoire de Paul. Mais l'iilusire abbé Buonafede censure en ces termes sa maligniié historique : c Si le I Cotirayer écrivait contre les hisioires perdues de « Bérose et de Sanchowiaton, il pourrait irouver sinon une excuse , du moins un voile à sa passion démesurée pour les ficiions et pour les propos |)leins de malignité. Mais il écrit contre une histoire qui est entre jes mains de lous. Je ne sais donc commeni en tachant les preuves les plus furies apporiées par le cardinal, en se raillant'des plus faibles qui, pour ainsi dire, neconiplenl point, et en entassant conire cet auteur laborieux les plus indignes imputations , il a eu l'audace de préiendro tromper tous ses lecteurs ensemble, i On peut en direpreS(iuo aulant de Muratori, qui, dans ses Annales d'Iialie, à l'année 1543, dit la même chose, quoique, du reste, avec quehjue modération , et ajoute à |a liste des auteurs précités, Alexandre Sardi, Bonaventure Angeli et le célèbre Panvini , qui, comme il dil, péchait dans de bonnes sources. Miws quant à Panvini , il s'est trompé: il ne devait pas dire Panvini , mais Lucio Fanno qui, transportant du latin en italien le texte de Panvini, l'altéra, et suivant les faux bruiis de ces temps-là lui Ht dire tout le contraire de cô qn'il avaii dil ; Panvini dit seulement que l'on croyait (jue Paul avait fut à l'empereur la proposition do donner ;i Fanicse le duché de Milan , et (ju'jI la lut avait faite, non pas ouvertement, comme dil d'après Fauno l'annaliste Muralori, mais avec des déioiirs {pev ambages) ; il ajoute peu après : Il y en eut qui le crurent ;el enfin il raconte que le pape, préférant la dignilé tant de son caractère (|ue de la chose publique aux intérêts de sa famille , il renonça à toulo idée de vues personHelies, et donna lous ses soins ài ce que Charles fit la pajx avec la France, et iouroà(i ses arn>es, en faveur de Ferdinand soi) fière, conlr^ Soliman.

dans tant de négociaiions auprès de ces prin- dont nous donnerons bientôt connaissance <t'es, confiées à ce cardinal et à d'autres mi- *- * '~ " " "- ' ' " " '

en vantant la droiture de ses intentions dans nislres, pour l'avancement de la maison Far- sa conduite précédente, quand fa conscience ï]èse, et dans les instructions que j'ai cn(re lui aurait rappelé qu'on pouvait lui reproles mains et que je suis prêt à montrer, ne cher en face une avidité si inconvenante et

une dissimulation si effrontée ? Mais voulons-nous reconnaître que ce bruit prit naissance , comme d'ordinajre, dans l'imagination du peuple, toujours prêt à croire les fictions et à supposer dans les grands des vues secrètes d'intérêt privé, comme aussi toujours opposé aux papes , après les premières années de leur règne, c'est-à-dire après autant de temps qu'il en faut pour éveiller la malveillance dans le grand nombre des hommes cupides et ambitieux , et pour allumer dans tous le désir du changement ? nous trouverons quelques lumières à cet égard dans la lettre de Sadolet , déjà citée : il écrit que pendant que le voyage du pape était encore problématique, et que les opinions du consistoire inclinaient à l'empêcher, c'était le bruit commun que le voyage de Paul avait pour but l'intérêt privé dé ses proches, et non la paix du monde entier. Kn sorte que cette opinion adoptée par les historiens ne fut pas puisée dans des relations véridiques de l'événement, mais dans ces rumeurs mêmes qui cherchaient à pronostiquer sur l'avenir. Quiconque a eu occasion de pénétrer dans les affaires les plus intimes des grands, aura reconnu parfois qu'il se répand contre eux parmi le peuple des \mr-, putationsdont la fausseté est reconnue comme évidente en elle-même, et néanmoins soutenues avec tant d'assurance, et si généralement, que les contredire semblait ou une adulation honteuse, ou une simplicité enfaur line. Ainsi s'établit l'égalité dans les conditions humaines ; ceux qui souffrent avec peine d'avoir les mains liées prennent leur revanche par la langue.

voit-on nulle part un mot qui tende à obtenir cette investiture ? Pourquoi, d'abord par l'organe de Giberti, et ensuite par celui d'Ardinghelli, proposera François 1er divers moyens pour arriver à la paix, et qui tous mettaient au néant ce projet?

9. De plus, pourquoi dans leurs demandes mécontenter, à cette même époque, si ouvertement et si délibérément les ministres de l'empereur, comme l'avait fait connaître le cardinal Farnèse au cardinal Jove dans sa lettre citée par nous, et comme pn le voit par les doléances acerbes et les remontrances un peu dures de Charles V : puisque c'était uniquement de sa bienveillance, qu'on pouvait attendre une acquisition d'un si haut prix ?

)0. Il y a plus, et^il faut voir comment le pontife procédait dans tout le reste. Ces historiens veulent quele pape ait promis aiors à l'empereur des montagnes d'or , dùt-il épuiser -le patrimoine de l'Eglise. Or, peu de tenips auparavant, quand il conçut l'idée de donner en fief à Octave le duché de Camerino confisqué sur les Varani, il fit proposer par le cardinal Farnèse (1), légat en Espagne, qu'Octave pût employer en payement de cette acquisition cent cinquante mille écus sur les trois cent mille qu'il était obligé de placer dans le royaume de Naples, d'après les conventions ma.trimoniales avec Marguerite ; et par là il voulait indemniser la chambre, qui avait dépensé une somme pareille dans la guerre contre les Varani et contre le duc d'Urbin pour la conquête de ce dqché. Or, comme l'empereur témoignait de la répugnance pour cette proposition, dans la crainte qu'un autre pape n'enlevât à Oclave ce fief qui était donné en nantissement à sa fille, le pape déclara que l'honneur et la conscience ne lui permettaient pas de donner autrement l'investiture, et il n'y consentit jamais, jusqu'à ce qu'après un long temps et après diverses protestations, tant du cardinal Farnèse, nouvellenient légat auprès de l'empereur en Flandre, que du cardinal Cervini, on eût obtenu de l'empereur qu'il voulût bien agréer la condition.

11. Enfin si, comnie le prétendent Soave ^i Adriani , le pape avait négocié à Busseto , 9vec l'empereur et ses ministres , un pareil agrandissement des Farnèse , en s'offrant à lui comme confédéré et non comme médiateur , de quel front aurait-il pu dans ce même lieu introduire l'empereur en consistoire , et le faire exhorter à la paix par les cardinaux? De quel cœur aurait-il osé écrire à Charles des lettres aussj vives que celles

' (i) C'est ce qu'on lit dans les ieUres déjà citées, écrites par le cardinal Farnèse aii pape, lorsqu'il éiaii légat en Espagne, cl dans celles qu'il écrivit (Je Flandre, eonjoiniement avec le cardinal Cervini.

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