‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 54 sur 368 · Chapitre II · texte numérisé non relu

Chapitre II

Défenses aux êvêqnes in parlibus de donner aucuns ordres, même en quelque lieu exempt que ce puisse être, à qui que ce soit, sans permission de son évêque sous les peines portées. *

en

Et p;!rce que certains évêques des églises qui sont pays infidèles, n'ayant ni clergé ni peuple chrétien

qui leur soit soumis, et se trouvant ainsi comme vagabonds et sans siège fixe et arrêté, vont quelquefois cherchant non les intérêts de Jésus-Cbrisl, mais les

Jacques, et que pour cela il y faut apporter du chan- .„. „ ..o ....o.ci^ ue jesus-f^nrisi mais tes

j gement ; et que les chrétiens peuvent sans péché en brebis d'aulrui, à l'insu de leur propre naslcur- et

^ l'aire mépris : Qu'il soit anaihéme. voyant privés par le saint concile d'exercer leurs fonc-

CANON IV. lions épiscopales dans le diocèse d'autrui, si ce n'est

bi quelqu un dit que les preires de l'Eglise que saint avec la permission expresse de l'ordinaire du lieu et

Jacques exhorte de taire venir pour oindre le malade à l'égard seulement des personnes sonmi«;es au dit or

ne sont pas les prêtres ordonnés par levêque, nviis dinaire, cherchent à frauder la loi, ei, au méiiris de

que ce sont les plus anciens en âge dans chaque com- l'ordonnance, s'établissent, par une 'entreprise témé-

munaulé ; et qu ainsi le propre ministre de l'extrême- raire, une manière de siège épiscopal dans quelnue

onction n'est pas le seul prêtre : Qu'il soit anathème. lieu (jui n'est d'aucun diocèse, où ils ont bien la bar

DÉCRET DE RÉFORMATION

INTRODUCTION

Le devoir des évêques étant proprement de reprendre les vices de tous ceux qui leur sont soumis, ils doivent avoir un soin parlicnlier que les ecclésiastiques , principalement ceux qui ont charge d'âmes, soient sans reproche et ne mènent point, par leur tolérance, une vie malhoiméte et déréglée. Car s^ils souffrent qu'ils soient de mœurs corrompues et dépravées, comment reprendront-ils de leurs vices, les laïques, qui pourront d'un seul mot leur fermer la bouche en leur disant qu'ils laissent bien les ec( lésiastiques vivre encore plus mal qu'eux? Et (iuelle liberté pourront aussi avoir les prêtres à corriger les laïques, quand leur propre conscience leur reprochera tacitement d'avoir commis les mêmes choses qu'ils reprennent? Les évêques avertiront donc les ecclésiastiques, de quelque rang qu'ils soient, de montrer le chemin au peuple qui leur est commis, par leur vie exemplaire, leurs paroles et leur doctrine ; se souvenant de ce qui est écrit (Levit. 49) : Soyez saints, parce que je suis saint; et prenant garde aussi suivant la parole de l'Apôlie (2 Cor. 6), de ne donner à personne aucun sujet de scandale ; alin que leur minislèie ne souffre point d'atteinte, mais qu'ils se fassent voir en toutes rencontres comme de véritables ministres de Dieu ; de peur que le mot du Prophète ne s'accomplisse en eux ( Ezech. 22 ) : Les pi'êtres de Dieu souillent les lieux saints et rejettent la loi. Mais afin que les évêques s'acquittent plus aisément de celte obligation et n'en puissent être empêchés par aucun prétexte, le même saint concile de Trente œcuménique et général , le même légat et les mêmes nonces du Siège apostolique y présidant , a jugé à propos de faire et d'établir les ordonnances suivantes.

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