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C'est pourtant en s'appuyant sur ces décrets de la quatrième et de la cinquième session de Constance, que la déclaration de 1682 s'exprime ainsi :
« La pleine puissance du Siège apostolique et des successeurs de saint Pierre est telle, que les décrets de la quatrième et cinquièm'e session du Concile de Constance, approuvés par le Saint-Siège et confirmés par la pratique des Pontifes romains et de toute TÉglise, conservent toute leur force ; et TÉglise de France n'approuve pas ceux qui portent atteinte à ces décrets, en disant qu'ils sont d'une autorité douteuse, ou qu'ils ne regardent que le temps de schisme. »
Nous avons déjà vu que l'assemblée de 1682 ne doit pas être confondue avec l'Église de France. D'après cette assemblée, le Concile général serait supérieur au Pape, en dehors du temps de schisme, et cela d'après la doctrine et la pratique des Pontifes romains et de toute l'Église ! Et, d'après la même assemblée, le Saint-Siège, c'est-à-dire Martin V, aurait approuvé les décrets de la quatrième et cinquième session de Constance, tels que les suppose la déclaration, et il les aurait approuvés dans le sens de la déclaration, c'est-à-dire, de la supériorité du Concile sur le Pape, en dehors du temps de schisme !
Or, tout cela est insoutenable :
1® Il est faux que, d'après la doctrine et la pratique des Pontifes romains et de toute l'Église, les Conciles soient supérieurs aux Papes en dehors du temps de schisme, c'est-à-dire des temps où les Papes sont douteux.
Aux termes du deuxième Concile général de Lyon, le Pape a une primauté suprême et entière avec la souveraineté y et la plénitude de puissance sur tout tunivers. Toutes les Églises lui sont soumises, et les Évêques de toutes les Églises lui doivent respect et obéissance, La prérogative de l'Église romaine ne peut être violée ni dans les Conciles généraux^ ni dans les autres Con-