LIVRE III, DOCUMENT GCXVII. ii
ciies '. Le Concile de Florence n'est pas moins exprès ; il a défini que le Pontife romain a reçu de Jésus-Christ, dans la personne de saint Pierre, une plevie puissance pour paître ^ régir et gouverner F Église universelle^. De quel droit donc ^
rassemblée du clergé de 1682, convoquée et agissant par ordre de Louis XIV, vient-elle déclarer que la puissance /?/tfi»é, entière et souveraine du Pape est subordonnée à Faulorité du Concile général, c*est-à-dire que cette puissance n'est point une puissance j^/^/ne, entière et souveraine ? Comment concilier le second article de la déclaration, soit avec ce que dit le Pape Gélase lorsqu'il écrivait à Fauslus que les canons coîisacrent dans toute rÉglise les appels au Siège apostolique en même temps qu'ils défendent d appeler de ce même Siège, qu'étant lui-même juge de toute rÉglise, il n'est soumis à aucun jugement, et que ses sentences 7ie peuvent être réformées^; soit avec la lettre de Nicolas I" à Tempereur Michel, dans laquelle il enseigne que les jugements du Saint-Siège sont irréformables * ; soit avec celle de saint Avite, qui disait, au nom des Évêques des Gaules, au sujet de la persécution suscitée au Pape Symmaque, qu'o7i ne conçoit pas facilement pour quelle raison ou en vertu de quelle loi un supérieur serait jugé par un inférieur^; soit avec l'opinion et la conduite des Évêques du Concile de Rome qui, au nombre de soixante-seize, refusèrent déjuger Symmaque, ajoutant que l'Évéque de cette ville n'est point soumis au jugement des autres Évêques qui sont subalternes®? Que répondront enfin les gallicans à ce que dit Léon X, conjointement avec le cinquième Concile de Latran, sacro approbante Concilio, savoir, que le Pontife romain seul a autorité sur tous les Conciles, aucioritatem super omnia- Concilia, ayant le plein droit et le pouvoir de les convoquer, de les transférer et de les dissoudre :