IV
Conciliorum indicendonim, transferendontm, ac dissohendoruni
plénum jus et potestatem kabere^ ?
2° Il est beaucoup plus que douteux que les décrets de la quatrième et cinquième session (en les supposant authentiques, ce que nous sommes loin de faire) aient été approuvés par le Saint-Siège, ou par Martin V.
En efTet, l'acte public et solennel où Martin V ratifie et confirme certains actes du Concile de ConstanCB ne parle que de la condamnation des erreurs de Wicleiï, de Jean Hus et de Jérôme de Prague. Il est vrai que ce Pape a déclaré verbalemenL qu'il approuvait et ratifiait tout ce qui s'était fait à Constance conciliairement en matière de foi : Se omnia etsingula determinata et condusa décréta in matena /tdei per prsesens sacrum générale Concilium Conslantiense conciliariter, tenere ac inviolabiliter observare, et numquam coniravenire velle quoquomodo, ipsaçtie sic conciliariter facta approbare et ratificare, et non aliter nec alto modo.
Mais « comment prouver, dit le Cardinal Lilta, que cette formule comprend les décrets dont nous parlons?... Le Pape dit qu'il approuve ce qui a été décrété in materia fidei; or, od sait que les matières de foi dans ce Concile se rapportaient aux erreurs de Wicleff, de Hus et de Jérôme de Prague. Toutes les autres matières se rapportaient à l'afTaire de l'union de l'Église ou à celle de la réforme. Comment prouver que les décrets dont nous parlons se rapportaient aux matières de fdï? J'ai bien plus de droit de dire qu'ils appartiennent à l'objet de l'union, ou, si vous voulez, à celui de la réforme. Je peux même prouver que ces décrets n'appartenaient pas du tout à la foi; car, dans la même session cinquième, après ces décrets, je lis qu'on passe à la matière de la foi : Quibus peracHs, supradiclus B. P. Û,. electus Pcsnaniensis, in materia fidei et super materia Jcannîs Hus legebat qusedam avisamenta qux sequunCur et sunt talia. Ce passage prouve que les décrets précédents n'appartenaient pas à la matière de foi, et que celte