‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 137 sur 536 · J0AN.,VI, U · texte numérisé non relu

J0AN.,VI, U

apprendre. Quiaskutmultaerantquxdoctus Cyprianus docerel,

sic erat et aliquid qtwd Cyprianus doctbilts diseeret '. »

J'ose le dire, mes vénérables frferes et mes très cher» fib, nul plus que le Pontife romain ne donne ce grand et salutaire exemple de s'éclairer avant de parler, de s'instruire avant d'enseigner. Serviteur des serviteurs de Dieu, on dirait qu'il a toujours devant les yeux la parole de l'Apôtre : Servum Dei oportet esse daciôilem. Loin de se croire autorisé par les promesses du Maître à s'en rapporter simplement à l'assistance divine, c'est par de profondes recherches, par de longs travaux, c'est par ses propres études et par les études des doctes, enfin c'est par l'invocation prolongée des lumières d'en haut, qu'il se prépare toujours à son sublime ministère de docteur des peuples. Qui donc, autant que le Siège apostolique, attend, examine, réQéchit, écoute, prie avant d'élever la voix? Que de fois notre impatience française ne lui a-t-elle pas reproché ses prudentes lenteurs?

Après cela, est-il délicat, et, sans contester le mérite de la bonne foi et la pureté de l'intention, est-il équitable d'emprunter au triste vocabulaire de ce temps des expressions envenimées par les réactions politiques, et d'accumuler, h propos du ponvoir le plus grave, le plus mesuré, le plus entouré de conseils humains en même temps que le plus assisté de la protection d'en haut, les mots cent fois répétés de pouvoir personnel, de pouvoir séparé, de pouvoir arbitraire et despotique; suppositions accusatrices, que repousse l'expérience de dix-huit siècles d'exercice de cette autorité pontificale, toujours amie de la modération et des tempéraments, encore qu'elle n'ait jamais douté du son droit et de son pouvoir suprême? Enlin est-il opportun, est-il convenable, est-il juste et sensé de s'autoriser de périls chimériques, pour toucher à l'économie du gouvernement ecclésiastique, dont on ne parait pas connaître la vraie nature, et pour proposer un prétendu perfectionnement de la constitution séculaire de l'Église?

Ahl c'est à nous bien plutôt, h nous qui ne sommes pas

I . Ado., De Baptismo cotdra Donai., ). IV, vu, et 1. Y, xixvu (édit Ganme, t. IX, p. 221, 269).

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