‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 147 sur 536 · CORINTH., II, S · texte numérisé non relu

CORINTH., II, S

Si le peuple anglais croit réellement en Jésus-Christ et eii Jésus-Christ crucifié, nous verrons bientôt Tunité de la foi se dégager de confusions sans fin. Car pour croire en lui, nous devons savoir ce qu'il est, savoir qu'il est Dieu, consubstantiel, coéternel, coégal avec le Père et le Saint-Esprit; par suite, nous devons connaître la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes, et son humanité, c'est-à-dire son incarnation, deux natures parfaites en une seule personne divine, et par suite la dignité de sa bienheureuse Mère, comme Mère de Dieu«

Nous devons croire aussi ce qu'il a fait pour nous, c'est-àdire la rédemption par son très précieux sang; ce qu'il nous a enseigné dans la vérité complète qu'il nous a révélée; et ce qu'il nous a commandé par toutes les institutions et obligations de sa loi morale et positive. Ces quatre portions de la vérité sont contenues dans la connaissance de Jésus-Christ, de Jésus- Christ crucifié. Personne ne peut se flatter de le connaître s'il ne sait pas qui il est, et qu'il a fait ce qu'il a enseigné, ce qu'il a commandé; et personne ne peut savoir ces choses sans connaître la doctrine de la Sainte Trinité, l'incarnation , toute la doctrine de la foi, tout l'ordre de l'Église, son unité et son autorité, et l'institution des saints sacrements avec toutes les grâces qu'ils comportent et les obligations qu'ils imposent. C'est là ce qu'on appelle connaître la foi catholique et l'Église catholique ; et quand les hommes deviendront plus calmes et plus sincères, quand les orages et les passions de trois siècles se seront apaisés, ils verront que, dans leur précipitation et leurs illusions, ils ont blessé celui qu'ils faisaient profession d'honorer, et détruit son œuvre qu'ils désiraient servir.

Depuis trente ans, il y a eu un réveil en Angleterre tel qu'il n'en avait pas existé depuis trois siècles. Il y a eu un sentiment de perte et de privation, un honnête aveu du mal fait par les soi-disaut réformateurs, un désir de rétablir ce qui

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