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Raisons contre la définition

I. On peut dire qu'il n'y a aucune nécessité ou raison urgente pour la promulgation d'une telle définition, puisque tout TEpiscopat et tout le clergé de TËglise catholique, à quelques exceptions près, d'accord avec le corps entier des fidèles, ont toujours reçu et reçoivent même à cette époque avec vénération, docilité

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et joie, les décisions sur la doctrine publiées par les Pontifes, et récemment par Pie IX.

II. Que pour mettre fin à toutes les controverses et résoudre tous les doutes, le décret du Concile de Florence sur Tautorité suprême du Pontife romain comme Docteur universel, en même temps que la profession de foi prescrite par PiQ IV, conformément à l'esprit du Concile de Trente, sont suffisants.

III. Qu'afin de décider et de déterminer cette question d'une manière complète et précise, ce ne serait pas assez de déclarer le Pape infaillible, mais qu'il serait nécessaire en même temps de déclarer, et cela par un décret dogmatique, la forme et le mode selon lesquels Tinfaillibilité du Pontife romain devrait se manifester, ce qui serait une question difficile et de nature à entraîner le Saint-Siège dans de nouvelles et graves complications.

lY. Que la pratique d'une semblable définition serait exposée à cette difficulté intrinsèque. Supposons que les Évèques ne soient pas d'accord, quel parti prendra-t-on ? Supposons encore qu'ils soient unanimes à déclarer l'infaillibilité du Pontife romain, une doctrine révélée par Jésus-Christ toujours et traditionellement enseignée et crue dans toutes les Églises, ne sembleraient-ils point, par l'acte même de la définition de ce dogme, professer qu'ils n'ont pas autorité pour définir la foi inhérente à l'épiscopat?

y. Qu'une telle définition serait d'une utilité douteuse et plutôt de nature à enlever tout espoir de réunir les Églises d'Orient au Saint-Siège, car le caractère de l'esprit grec et oriental est tel qu'il hésite devant tout mot nouveau. On sait bien que le simple mot Filioque a engendré des controverses nombreuses et sans fin. C'est pour celte raison que, dans la profession de foi prescrite par Grégoire XIII pour les Grecs, et par Urbain VIII et Benoit XIV pour les autres Orientaux, les mots mêmes du décret de Florence ont été conservés sans changement ni addition.

VI. Qu'une définition de ce genre retarderait aussi le retour, que nous désirons tant, des protestants à l'unité de l'Église,

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