I5irf., XIX, p
3. Concil. Trid., sess. vu, De Bapt., 3; sess. xiv, De Extr. VncL, 3; sess. XXII, 8; sess. xxv coni., De Delect,
LIVRK [II, DOCUMENT CCXXXJII. ffifô
savoir, le Siège apostolique, ou le Pontife romain, le Vicaire de Jésus-Cbrist sur la terre, ou détruire son jugement en matières de foi qui, comme causée majores, doivent être référées à lui et au Sifege apostolique i. » Il est légal d'en appeler d'un juge faillible à un juge infaillible, mais un Concile général est infaillible. Le Pape n'est donc pas faillible. Ceci prouve deux choses : l'une, quelle était la prétention du Pontife ou du Coucile de Constance; l'autre, te peu de poids qu'ont eu sur ce Concile les erreurs de Gerson.
i . Tradition du Concile de Consfance au Concile de Chakédoine.
Mais, nousdit-OQ, personne ne nie les progrès de cette opiaion depuis l'époque du Concile de Constance. Voici donc un point de départ et nous allons examiner ce qu'était la foi de l'Ëglise avant celte date en remontant vers la source.
Le premier et le moins suspect des témoins sera Gerson lui-même ; il dit : L'adulation « concède [au Pape) qu'il est audessus de la loi, et qu'il n'est nullement possible d'en appeler de lui, ni qu'il puisse être traduit en jugement; on ne peut lui refuser l'obéissance qu'en cas d'hérésie. Lui seul peut faire des articles de foi; il peut seul régler les questions de foi et les causie majores; lui seul, comme cela vient d'avoir lieu, fuit les «lélinitions, les règles, les lois et les canons ; autrement, tout ce qui est défini, décrété, rédigé ou ordonné par d'autres est nul et non avenu. Également, tout ce qui est ordonné par lui ne peut être abrogé ou annulé que par lui seul, mais il n'est lié par aucune constitution faite par tout autre. Si je ne me trompe pas, avant la célébration du saint Concile de Constance, cette tradition avait tellement envahi l'esprit des gens plutôt pédants qu'instruits, que toute personne qui aurait dogmatiquement enseigné le contraire aurait été notée et condartuiée pour perversité hérétique ' . »