‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 176 sur 536 · Ibid., p. ai · texte numérisé non relu

Ibid., p. ai

Mais comment cela se pouvait-il, si le commurùs sensns fidelium n'était pas uni contre le dogmatiseur? Quel Évèque aurait toléré ou porté une semblable sentence contre lui, à moins que tout TÉpiscopat ne fût uni dans les principes et les instincts contraires? Cette tradition^ comme l'appelle Gerson, n'aurait eu aucune autorité, ni même d'existence comme tradition si elle n'avait pas été la croyance immémoriale et généralement répandue. L'adulation peut faire des écoles et des cliques ; elle ne peut faire une tradition. La Tradition a été fatale aux nouvelles opinions de Gerson et de son maître; et il s'est isolé lui-même comme tous les novateurs, en attaquant ses frères. Maintenant, si quelqu'un peut prouver, par des témoignages, qu'en ceci Gerson avait tort, et que ces témoignages puissent se trouver avant l'époque où il a démenti l'infaillibilité du Siège et du successeur de Pierre, qu'on les produise, et ils seront loyalement examinés ^ L'infaillibilité du Vicaire de Jésus-Christ a un titre de possession, c'est à ceux qui la nient de la faire déloger s'ils le peuvent.

Je vais maintenant produire d'autres témoignages et autant que possible parmi les actes publics des synodes ou de l'Épiscopat. Les quelques témoins que je citerai sont ceux dont les noms ont une autorité universelle.

IL Lorsqu'en 1314, le roi de France essayait de forcer Clément V à déclarer hérétique son prédécesseur Boniface VIII, les Évêques français, dans une adresse au Pape, s'expriment ainsi : <( Il n'est pas question de l'hérésie d'un Pape, comme Pape, mais comme individu privé. Car comme Pape il fie pouvait être hérétique, mais seulement comme individu privé, car il n'y a jamais eu de Pape hérétique comme Pape '. »

{ . Théoph. Raynaux (t. XX, p. 389, Cracov., 1669) résume la question en ces mots : « Il est inutile d'apporter un si grand nombre de théologiens puisqu'il suffit de prendre ceux qui vivaient devant le Concile de Constance, car cette véj'ité (l'infaillibilité du Pontife romain) n'a jamais été discutée entre les catholiques avant les Conciles de Bâle et de Constance. Mais tous ceux qui vinrent auparavant enseignaient unanimement que les définitions des Pontifes, même sans Concile général, étaient articles de foi, et que tous les jugements sur la foi appartenaient définitivement au Saint-Siège. » Voir aussi toute la section xi.

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