‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 177 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCXXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCXXXIII

IIL L'Université de Paris, en 1387, s'adressa à Clément YII qu'elle reconnaissait comme Pape à Avignon, et dit par la bouche de Pierre d'Ailly qui devait ensuite s'écarter si étrangement de la vérité : « Nous protestons unanimement que tout ce qui a été fait sur ce sujet par elle (PUniversité), soit maintenant, soit à d'autres époques, ou que nous puissions faire ou dire, nous le soumettons humblement à la correction et au jugement du Siège .apostolique et du Pontife suprême qui l'occupe, disant avec le bienheureux Jérôme : « Ceci est la foi, « Très Saint-Père, que nous avons apprise dans l'Église catho- «lique; dans laquelle, si nous avons laissé échapper, déposé « quelque chose avec moins de sagesse et de précaution que (( nous ne le devions, nous demandons à être corrigés par toi « qui tiens la foi et le Siège de Pierre. »

« Car nous savons et croyons très fermement et sans aucun doute que le Saint-Siège apostolique est cette même Chaire de saint Pierre sur laquelle, selon le témoignage du même Jérôme, VËglise est fondée... Siège duquel, en la personne de Pierre qui l'occupait, il a été dit : « Pierre, j'ai prié pour toi pour que « ta foi ne tombe pas. » C'est donc à lui qu'appartiennent, avant tout, la détermination de la foi, l'approbation de la vérité catholique et la condamnation de l'impiété hérétique *. » \

rV. L'Évêque et les théologiens de Paris avaient censuré certaines opinions de saint Thomas en 1277. Quand saint Thomas fut canonisé en 1324, Etienne, Évêque de Paris, retira la censure, d'accord avec l'abbé, le chapitre et soixante-trois maîtres bacheliers en théologie ; et en le faisant il appelle « la sainte Église romaine la mère de tous les fidèles et le docteur de la foi et de la vérité, fondée sur la très ferme confession de Pierre, Vicaire du Christ; à laquelle, comme à la règle universelle de la vérité catholique, appartiennent l'approbation des doctrines, la solution des doutes, la détermination de ce que l'on doit croire et la réfutation des erreurs ' ».

Dans ces deux passages, nous avons le témoignage de

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