‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 184 sur 536 · Labbb, ConciL, t. XII, p. 679, 680, edit. Ven · texte numérisé non relu

Labbb, ConciL, t. XII, p. 679, 680, edit. Ven

XV. Au IX® siècle, c'esl-à-dire en 863, un Concile de Rome décrète ainsi : « Si quelqu'un méprise les dogmes, commandements, interdits, sanctions ou décrets relatifs à la foi catholique, à la discipline ecclésiastique, à la correction des fidèles, à l'amendement des pécheurs, ou à la prévention de maux imminents ou futurs, promulgués hautement par celui qui occupe le Siège apostolique, qu'il soit anathème ^ »

XYI. Ce canon a été reconnu dans le huitième Concile général tenu à Constantinople en 869, de sorte que rautorilé définitive et indiscutable du Pontife romain a été reconnue et déclarée sous peine de déposition pour le clergé et d'excommunication pour les laïques , à moins qu'ils ne fassent pénitence ' .

XVII. Au vni® siècle, Alcuin écrit aux fidèles de Lyon : « Qu'aucun catholique n'ose s'élever contre l'autorité de l'Église. Et à moins d'être un schismatique et non un catholique, on doit suivre l'autorité incontestée de la sainte Église romaine \ » Dans les livres carolins, qu'ils soient l'œuvre de Charlemagne ou d'Alcuin, nous lisons, à propos de l'Église romaine, que de même que Pierre a été au-dessus des Apôtres, de même Rome est au-dessus des Églises. « Ce n'est point par des décrets des synodes que cette Église est au-dessus des autres, mais elle tient sa suprématie du Seigneur lui-même, qui a dit : Tu es Pierre^ etc. On comprend par là que des hommes saints et instruits, de toutes les parties du monde, brillant des lumières de l'instruction et de la science, non seulement ne se sont pas éloignés de la sainte Église romaine, mais encore, en cas de besoin, lui ont demandé assistance pour corroborer leur foi ; ce que doivent suivre, comme règle, tous les membres de l'Église catholique, ainsi que nous l'avons déjà dit et prouvé par des exemples, de manière à y puiser, comme à la première source après le Christ, aide et secours pour défendre la foi ; attendu que, n'ayant (l'Église) jamais erré ou varié, elle peut à la fois

\. Labbe, Conçil.j t. X, p. 238.

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