‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 185 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT GGXXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT GGXXXIII

mettre le pied sur les têtes monstrueuses de Thérésie et confirmer l'esprit des fidèles dans la foi *. »

Ce témoignage, soit dit en passant, est important pour ceux qai accusent Charlemagne d'avoir imposé au Pontife romain rinsertion de Filioque dans le Credo.

Nous avons maintenant atteint le vm® siècle de TÉglise, avant la séparation des grecs et pendant qu'ils reconnaissaient encore, en matière de juridiction comme en matière de foi, la suprême autorité du Siège de Pierre. Les grecs regardent le second Concile de Nicée comme infaillible, et dans ce synode les lettres d'Adrien à Tarasius, Évéque de Gonstantinople, furent lues et approuvées. Dans ces lettres, Adrien s'exprime ainsi : « Dont (de Pierre) le Siège brille en suprématie sur toute l'Église et est réellement le Chef de toutes les Églises de Dieu. Par suite, le bienheureux Pierre, Apôtre, gouvernant l'Église par le commandement du Seigneur, n'a rien laissé d'imprévu et conserve partout l'autorité suprême (lxpaT^<Te iravTOTg xii xpatTct div ipx'^v). >i Adrien demande alors à Tarasius d'adhérer à notre « Siège apostolique, Chef de toutes les Églises de Dieu, et de garder dans une profonde sincérité d'esprit et de cœur la forme sacrée et orthodoxe (de la foi) ». Le synode tout entier s'écria avec acclamation : « Le saint synode le croit ainsi et il en est convaincu et il le définit ainsi '. »

XYIIL Les Évêques africains adressèrent, en 646, au Pape Théodore, une lettre synodique qui fut lue et approuvée, en 649, au Concile de Latran, sous le Pape Martin I". « Personne ne doute, disent-ils, qu'il y a dans le Siège apostolique, pour tous les chrétiens, une vaste et intarissable fontaine, abondante en eaux, dont le courant est assez fort pour arroser tout le monde chrétien ; auquel (Siège), également enl'honneur du bienheureux Pierre, les décrets des Pères rendent un hommage spécial, quant à la recherche des choses de Dieu, qui doivent être de toutes les manières examinées avec soin ; et par-dessus tout et

i. Carou m. Opéra in Patrologia (Migne), t. XGVIII, col. «020, 21. Paris, 4851.

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