Labbb, ConciL, t. VIII, p. 77i, 775, edit. Ven
avec justice, parle Chef apostolique des Apôtres, dont le devoir est, dès le principe, de condamner le mal et de recommander les choses que Ton doit honorer, car, par l'ancienne discipline, il est ordonné que tout ce qui doit être fait, même dans les provinces les plus éloignées, ne peut être ni traité ni accepté avant d'avoir été porté à la connaissance de votre auguste Siège, de sorte qu'une juste sentence soit confirmée par son autorité, et que les autres Églises puissent dès lors recevoir la prédication primitive comme de sa source naturelle ^ et que les mystères de la foi du salut puissent rester dans une pureté incorruptible dans les diverses parties du monde. * »
Cette déclaration du synode africain, ayant été lue et approuvée au premier Concile de Latran, est par suite confirmée par son autorité.
XIX. Dans la pastorale d'il y a deux ans, j'ai donné le témoignage du sixième Concile général tenu à Constantinople en 680, dans lequel la lettre d'Âgathon fut reçue comme la VOLS de Pierre. Dans cette lettre adressée à TEmpereur, après avoir récité le dogme de foi, Agathon parle ainsi du Siège romain : « Comptant sur la protection (de Pierre), son Église apostolique n'a jamais dévié de la vérité pour une erreur quelconque, et son autorité, comme celle du Prince des Apôtres, a toujours été en tout fidèlement embrassée et suivie par toute TÉglise catholique du Christ et tous les synodes généraux..., car telle est la règle de la véritable foi, que, dans la prospérité comme dans Tadversité, cette Église apostolique du Christ, la mère spirituelle de votre paisible empire, défend, conserve comme vitale; laquelle Église, par la gr&ce du Dieu tout-puissant, ne sera jamais convaincue de sortir de la tradition apostolique, vu qu'elle n'a jamais ni cédé ni été dépravée par des nouveautés hérétiques ; mais, comme elle a reçu la Tradition dès le commencement de la foi des mains de ses fondateurs, les Chefs des Apôtres du Christ, elle ta conservée intacte jusqu'à la fin^ suivant la divine promesse de Notre-
i. Labbb, Concil.f t. VII, p. i31.