LIVRE m, DOCUMENT CGXXXIIÏ
Seigneur et Sauveur lui-même, quil fit dans les saintes Écritures ail Prince de ses Disciples : Pierre ^ Pierre, prends garde, Satan veut te cribler comme du grain; mais f ai prié pour toi afin que ta foi ne faiblisse pas. Et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. * »
C'est à cela que les Pères répondirent avec acclamation. « Pierre a parlé ».
On doit remarquer deux choses à propos de ce témoignage :
La première, que la déclaration d'Agathon de l'orthodoxie pure du Siège apostolique jusqu'à son époque réfute la tentative de ceux qui accusent d'hérésie son prédécesseur, le Pape Honorius.
La seconde, que les Pères distinguent si peu inter Sedem et in ea Sedentem, qu'ils identifient Agathon et le Siège comme une seule et même chose. Ils s'adressent à lui «^ icp(i>ToOptfv(f) aoi
TTJç o!xou(Uvtx9ic lxxX7)ataç, lid t)}v oTepeètv ic^Tpav sotôSti. « A toi, par conséquent, comme le Siège de l'Église universelle, nous laissons ce qu'il y a à faire, ■ » etc.
XX. On dira peut-être que le langage d'Anselme d'Avelburg, cité plus haut, ne donne aucun renseignement sur l'esprit de rOrient. J'ajouterai donc un nouveau témoignage, datant d'une époque où les Grecs n'avaient pas encore accompli le schisme qui dure encore aujourd'hui. Ce dernier témoignage se trouve dans la profession de foi que le Pape Hormisdas fit signer, en S17 aux Évèques orientaux. Nous avons donc, à cette occasion, dans un acte public et authentique, la réponse et l'acceptation par l'Orient de l'autorité du Saint-Siège en matière de doctrine.
Elle s'exprime ainsi : (c Règle de foi. — Le premier acte du salut est de conserver fidèlement la règle de la foi et de ne