Tradition du Concile de Constance à i
Nous devons ici terminer la première partie de ce sujet qui s'arrête au Concile de Constance et entrer dans la seconde qui s'étend de ce Concile à l'assemblée de 1682. Dans celte période
d. Ce n*est pas sans une certaine surprise, partagée, je le crois, par ceux qui ont lu les témoignages du xv« au v* siècle donnés dans ce chapitre, que je lis dans le livre Janus qui a causé beaucoup d'agilation en Allemagne, les phrases suivantes : « Pendant treize siècles un silence incompréhensible Sûr cet article fondamental (rinfaillibilité pontificale) a régné dans toute l'Église et sa littérature. Aucune des anciennes confessions de foi, aucun catéchisme, aucun des écrits patriotiques composés pour l'instruction du peuple ne contiennent une syllabe sur le Pape et encore moins quelque allusion à ce que toute certitude de foi et de doctrine dépend de lui. » {Le Pape et le Concile, par Janus, p. 64.) Le lecteur jugera si un silence incompréhensible a régné sur la stabilité perpétuelle ou Tindéfectibilité de la foi dans le Siège et le successeur de Pierre, et s'il y a quelque différence entre cola pl rinfaillibilité du Pontife. Mais ces assertions faites avec confiance peuvent induire en erreur des milliers de personnes.
Depuis la publication de cette pastorale, un décret de la Congrégation de l'Index a frappé Touvrage Le Pape et le Concile, par Janus. {Noie du traducteur.)