IV. i
d'environ deux cent quarante ans, l'antorité du Pontife romain s'est manifestée beaucoup plus explicitement, en raison des efforts tentés pour diminuer son amplitude. On peut dire que les Conciles de Constance et de B&le ont appelé le décret du Concile de Florence. Cette déclaration explicite exclut la distinction entre le « Siège et celui qui l'occupe ». Le Concile affirme que la plénitude de toute-puissance a été donnée par Notre-Seigneur non seulement à Pierre, mais, en lui, à ses successeurs comme tels. Ce décret est un résumé et une déclaration de la divine tradition que nous avons jusqu'ici suivie en remontant vers sa source. La seconde période peut être appelée une période de lutte, dans laquelle l'autorité du Pontife romain a été soumise à une analyse de controverse. Bien des choses le rendaient inévitable. La remise en vigueur de la jurisprudence romaine imbibait les princes et les pouvoirs civils de l'Europi: des principes et des maximes de l'ancien césarisme'. Ils tendaient à un pouvoir suprême et absolu sur toutes les personnes et les choses ecclésiastiques et civiles.
Us rencontraient dans les Pontifes leur seul obstacle, le seul antagoniste qu'ils ne pouvaient briser ou plier. L'orgueil de la nationalité se soulève rapidement et ils l'excitaient comme un allié contre la puissance de la foi et de l'autorité romaine.
Un auxiliaire bien plus dangereux vint bientôt se ranger du même côté.
L'élévation et la rivalité des nationalités dans l'unité de l'Église catholique, qui engendrèrent d'abord des controverses sur l'autorité suprême et définitive duPontife romain, amenèrent bientôt des divisions dans le Conclave el des élections douteuses. À l'époque du Concile de Constance, l'Église élait divisée par trois obédiences et trois Papes douteux.
Le Concile, depuis son ouverture jusqu'à sa quatorzième session, ne contenait qu'une des trois obédiences. La seconde vint alors. Ce ne fuL qu'à la trente-cinquième session que tes trois obédiences s'unirent et qu'un Pontife d'une élection cer-