‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 200 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT GCXXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT GCXXXIII

celte ligae de défense, ils donneraient à leurs adversaires de bonnes raisons de les traiter (T hérétiques *.

Cette partie du sujet peut donc être résumée par une citation de Pierre de Marca. Les jésuites, dans leur collège de Paris, avaient soutenu,, en 1661, une thèse affirmant l'infaillibilité du Pape en foi, en morale et en faits dogmatiques. Les jansénistes essayèrent de pousser le gouvernement à la censurer. Pierre de Marca, qui venait d'être transféré de Tarchevèché de Toulouse à celui de Paris, déclare que Topinion affirmant Finfaillibilité du Pontife romain parlant ex cathedra est (X Topinion générale et reçue et approuvée par l'Église de Rome et par les écoles de la chrétienté » . Il ajoute que «cette opinion est la seule qui soit enseignée et embrassée en Italie, en Espagne et dans les autres provinces de la chrétienté » ; et que « Topinion appelée l'opinion des docteurs de Paris est mise au rang de celles qui ne sont que tolérées ' ». Ceci était écrit avant 1682 et la condamnation pontificale des quatre Articles. Il dit encore : i€ Finalement, ce serait ouvrir la porte à un grand schisme d'essayer de renverser ces thèses, tant qu'on les sait d'accord avec l'opinion commune ; parce que, non seulement une telle opposition tend à ruiner ouvertement les constitutions publiées contre Jansénius, mais même à disputer publiquement et avec autorité contre la puissance des Papes, comme juges infaillibles, lorsqu'ils parlent ex cathedra en matière de foi, ce qui leur est concédé du consentement de toutes les Universités, à l'exception de l'ancienne Sorbonne. » Dans le même document, il va jusqu'à se servir des termes cités dans la pastorale de 1867 : « La grande majorité des docteurs (en France), non seulement en théologie, mais aussi en droit, suivent l'opinion commune, qui a des bases très difficiles à détruire, comme il a été déjà dit, et ils rient de l^opinion de l'ancienne Sorbonne '. »

J'espère avoir suffisamment justifié l'assertion émise en 1867

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