‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 203 sur 536 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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aW LE CONCILE DU VATICAN.

protestations d'hommes tels que le Cardinal-Ârchevè^e d'Aiz et le vicaire général de Toulouse. Comme exemple, entre autres, celui-ci suffira. Colbert écrit à l'Ëvèque d'Avrancbes : « Monsieur, le roi ayant estimé que vous pourriez le servir pins utilement qu'aucun autre... à l'assemblée du clergé, SaMajesU m'a ordonné de vous écrire qu'elle a fait son choix de vous, » etc. Bossuet écrit à de Rancé : « L'assemblée va se tenir. On veut que j'en sois. » Fleury écrivait : « Le roi voulut que rËvÊque de Meaux en fût. <> Colbert écrivait dans le même sens k l'Archevêque de Rouen. Les élections furent forcées de la même manière à Toulouse, Narbonne et Aix, en réalité partout, ce qui fait dire à Daniel de Cosnac : a Cette manière de députation ne me paraissait pas trop glorieuse. » Pour donner une idée de la nullité complète de ces prétendues élections, fl serait nécessaire de tradtiire le troisième chapitre de l'ouvrage de U. Gérin.

Mais un autre fait d'une importance beaucoup plus grande, et pour l'unité de la vérité théologique et pour l'illustre Église de France, est que non seulement la faculté de théologie de la Sorbonne avec les autres facultés de théologie de Paris résistèrent courageusement et fermement aux quatre Articles, mais encore on peut dire avec vérité qu'elles ne les ont jamais reçus. L'ombre d'acceptation curachée à un certain nombre par des actes d'intimidation et de violence de la part du roi, de la cour et du parlement, est une preuve abondante que les quatre Articles n'ont jamais été acceptés par la faculté théologique de la Sorbonne *. L'importance de ceci est grande et multiple. Elle complète le rejet des quatre Articles par toutes les grandes écoles théologiques. Elle dégage le grand nom de la Sorbonne d'un nuage dont je l'avais cru jusqu'à présent obscurci; et enfin elle lave l'Église de toute participation dans les événements de nature à toujours affliger ceux qui aiment et révèrent les nobles traditions catholiques.

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