GÉRiN, op. cU,t p
royaume ; qu'il existe bien des maisons qui reconnaissent Saint- Sulpice comme maison mère ^ De Saint-Sulpice on déclarait^ en 1663, que tout y était extrême pour l'autorité du Pape.
Les carmes, les augustins et les franciscains étaient tous ullramontains.
Tels étaient les hommes à qui Louis XIV commandait d'enregistrer et d'enseigner les quatre Articles. .
Le premier président de Novion, le procureur général de Harlay et six conseillers furent chargés de porter cette déclaration de redit à la Sorbonne, ]e 1®' mai 1682. Trois cent^ docteurs étaient présents. Le doyen d'âge, Bétille, était affaibli par les années. Quand on demanda l'enregistrement de Fédit, la faculté désira du temps et une délibération. Mais Bétille répondit : Grattas agimus amplissimas, puis : Facilitas poUicetur obseqmum, sur quoi la députation se retire et Bétille avec elle. Les trois cents restèrent attendant leur retour et demandant une délibération; mais l'absence du doyen la rendait sans force. Ils se séparèrent alors. Quelques jours après^ le procureur général demanda l'acte d'enregistrement de l'édit. La faculté répliqua qu'elle ne pouvait donner aucune réponse avant le 1®^ juin.
En conséquence, le roi écrivit au syndic, le 10 mai, disant « qu'il avait été informé que quelques docteurs s'étaient disposés à discuter l'édit », et il ajoutait : « Je veux que si quelqu'un se mettait en état de le faire, vous ayez à l'empêcher en lui déclarant l'ordre que vous avez reçu de ma part par la présente lettre '. »
Quelqu'un conseillait une seconde députation du parlement. Mais Colbert écrit au procureur de Harlay qu'il craignait deux choses, la première « de faire paraître beaucoup d'autorité », l'autre « de faire connaître à la cour de Rome que les sentiments de ladite faculté sur le sujet de la déclaration du clergé ne sont pas conformes à ce qui est contenu dans ladite déclaration ' ».
\. GÉRiN, op. eil.y p. 345.