IV
la lettre suivante, qui dissipera pour jamais l'illusion selon laquelle les quatre Articles seraient considérés comme la libre et volontaire expression de l'opinion de l'Eglise de France au XVII® siècle. Voici le texte de cette lettre :
« Monseig-neur,
« Après avoir évité autant qu'il a dépendu de mes soins* d'employer avec éclat l'autorité qu'il plaît au roi de nous donner pour faire obéir la faculté de théologie, dans l'espérance que j'avais que les docteurs, lesquels y sont en très grand nombre très savants et bien intentionnés, l'emporteraient sur le parti contraire, les commencements qu'eut hier leur délibération et l'assurance que l'on avait que le mauvais parti prévaudrait aujourd'hui environ de quinze voix, ainsi que vous en avez sans doute été informé, m'ayant fait changer d'opinion, je n'ai plus pensé qu'à exécuter les ordres du roi que nous apporta hier M. de Seignelay. Vous verrez. Monseigneur, par l'arrêt dont je vous envoie copie, aussi bien que du discours que M. le premier président a fait aux docteurs qui sont venus au parlement, la manière en laquelle nous y avons procédé avec bien du déplaisir de ma part, qu'avec autant de peine que je suis obligé d'en avoir pour ces affaires, nous apportions des remèdes presque aussi fâcheux que le mal, et que nous soyons encore exposés à beaucoup de choses désagréables. »
Il entre ensuite dans le détail des réformes nécessaires pour rendre la Sorbonne souple aux ordres du roi ; et ces réformes consistent simplement à expulser les ultramontains, entre lesquels huit reçurent ordre de partir le jour même ou le jour suivant; et au besoin à suspendre les traitements de ceux qui ne pourraient pas produire un certificat comme quoi ils avaient enseigné les quatre Articles. Nous trouvons un mémorandum, daté du 11 août 1823 \ « Les professeurs de Sorbonne vinrent au trésor royal pour revendiquer leur payement , selon la