‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 209 sur 536 · LIVRE III, DOGUMExNT CCXXXIIÏ · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOGUMExNT CCXXXIIÏ

lique de Tilluslre Église de France. Je donne ici la première preuve de mon assertion et je serai prêt, s'il le faut, à en fournir plusieurs autres.

Dans ma lettre pastorale sur le centenaire, je citai les censures promptes et réitérées contre les actes de l'assemblée prononcés par Innocent XI, le 11 avril 1682, et par Alexandre VIII, en 1688 et 1691 ; la rétractation prononcée par le roi et les Ëvèques au sujet des actes de 1682 ; et enfin la condamnation prononcée dans la bulle Auctorem fidet par Pie \I contre l'insertion des quatre Articles dans le synode de Pistoie. On pourrait encore y en ajouter d'autres, mais comme une seule condamnation pontificale suffit pour ceux à qui nous nous adressons maintenant, nous nous abstiendrons d*en ajouter aucune autre.

Tel est donc l'état présent et l'aspect de cette question. Nous l'avons suivie d'abord dans sa première période de pratique constante, immémoriale, universelle et publique jusqu'au Concile de Constance; secondement dans sa période de conflit et par conséquent d'analyse, depuis ie Concile de Constance jusqu'à l'assemblée de 1682; troisièmement depuis 1682, dans les actes pontificaux par lesquels l'opinion opposée à rinfsLillibilité du successeur de Pierre, parlant ex cathedra, a été sinon condamnée, au moins tellement découragée que l'opinion contraire peut être dite au moins certaine, sinon de foi, quoique non imposée comme d'obligation absolue. C'est dans cette phase de la questiou que le Concile œcuménique s'assemble. La question n'est donc point de savoir si la doctrine est vraie, car sous ce rapport elle ne saurait être objet de doute ; ni de savoir si elle est définissable, ce qui ne saurait être l'objet d'un doute, mais si cette définition est opportune, c'est-à-dire de saison et conseillée par la prudence.

Ceux qui soutiennent que les temps ont mûri et que la définition serait opportune justifient leur opinion par les raisons suivantes :

I. Parce que la doctrine de l'infaillibilité du Vicaire do Jésus- Christ, parlant ex cathedra, eu matière de foi et de morale, est une doctrine vraie.

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