II. Parce que cette vérité a été niée
\H. Parce que cette dénégation a fait naître des doutes profonds sur la vérité d'une doctrine qui est placée à la base d'une immémoriale et universelle pratique de l'Église, et par conséquent rattachée à l'établissement même du Christianisme dans ee monde.
IV. Piirce que la dénégation de cette vérité, si elle se produisit malheureusement vers le temps du Concile de Constance, s'est renouvelée et a pris la forme d'une erreur formelle et publique depuis la fermeture du dernier Concile général.
V. Parce que, si le prochain Concile œcuménique laissait de côté celte définition, l'erreur à l'avenir semblerait tolérée, ou du moins laissée impunie ; et les censures pontificales d'Innocent XI, Alexandre VIII, Innocent XII, Pie VI, sembleraient n'avoir qu'une efficacité douteuse.
VI. Parce que cette dénégation de la croyance traditionnelle de rÉglise n'est point une opinion privée littéraire et purement Bcholasttque, mais une opposition ouverte, active et organisée contre les prérogatives du Saint-Siège.
VII. Parce que cette opinion erronée a considérablement afTaibli l'autorité doctrinale de l'Église dans l'esprit d'un certain nombre de fidëles; et si elle demeure impunie, ce fâcheux effet sera encore encouragé.
"VIII. Parce que celle opinion erronée a parfois éveillé et entretenu entre les pasteurs des peuples des divisions quant à l'enseignement ihéologîque et aussi quant à la pratique, et a donné lieu parmi nous au critîcisme, à la méfiance, à des anîmosilés et à des dissensions.
IX. Parce que ces divisions tendent à paralyser l'action de la vérité sur les âmes des fidèles ad intra, et par suite, en donnant une fausse apparence de division et de doute entre les catholiques, paralysent aussi l'action de la vérité sur l'esprit des autres ad extra.
X. Parce que, délinie dans le Concile œcuménique, cette doctrine serait immédiatement reçue dans le monde entier, et par ceux qui croient à l'infaillibilité du Pontife et par ceus qui