‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 244 sur 536 · LIVRE III, DOCUiMENT GGLIV · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUiMENT GGLIV

Concile après trois cents ans, une tendance de Pie IX à se décharger d'une partie de sa souveraineté. « En déliant lui-même les lèvres de TÉglise universelle, en restituant de son propre mouvement à TLpiscopat la plus haute, mais la plus oubliée de ses prérogatives, Pie IX a fait voir que s'il n'a rien à craindre de ses frères, il ne veut pas ou ne veut plus d'une grandeur acquise à leur détriment. »

Après de telles paroles, qui nous paraissent fort peu respectueuses et singulièrement aventurées, nous ne sommes plus surpris d'entendre faire un reproche aux catholiques « d'avoir laissé perdre la respectueuse indépendance envers la Papauté » ; nous lisons sans étonnement, sinon sans tristesse, ces récriminations très vives contre ceux « qui appellent à toute heure l'intervention de Rome dans le gouvernement intérieur des diocèses ». Mais où, de grâce, le Correspondant a-t-il vu des catholiques qui « ne négligent rien, pour faire prendre à la soumission des chrétiens envers le Saint-Siège, l'aspect de la servilité et faire parler à leur amour filial le langage d'une superstition idolâtre »?

Le Correspondant s'engage témérairement dans une voie bien dangereuse, et nous considérons comme un devoir d'avertir ceux qui nous entourent, surtout notre jeunesse. Prenons garde d'échanger contre le drapeau d'une école ou d'un parti le glorieux drapeau de l'Église catholique. Quelques services qu'aient pu rendre des laïques illustres, ils ne sont dans l'armée de Dieu que des soldats. Ils trahissent, s'ils veulent conduire. Nous n'avons pour chefs que nos pasteurs, guidés eux-mêmes par le Prince des pasteurs. Au Vicaire de Jésus- Christ il appartient de marcher à notre tête : la gloire ne lui fait pas défaut, sa sainteté rayonne à tous les yeux; mais surtout il a la mission de Dieu : c'est à lui que Jésus- Christ a commis le soin de paître et les brebis et les agneaux ^

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