‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 29 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCXVII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCXVII

n*est pas la mienne; Bossuet voyait comme vous, Voltaire j

voyait comme moi. » Non, car il n'est pas vrai que Voltaire .

ait vu ni fait voir faux ce que Bossuet a vu et fait voir évidemment vrai. Voltaire a cherché des difficultés, et facilement il les a trouvées, la faiblesse de Tesprit humain suffisant à cette besogne. Voltaire et beaucoup d'autres comme lui se sont jetés dans le labyrinthe du doute avec la volonté de n'en pas sortir; mais jamais ni lui, ni d'autres n'ont tenté, et jamais personne ne tentera de réfuter la démonstration de la foi, telle que la résume, par exemple, le Discours sur r histoire universelle. Non, jamais personne ne tentera de prouver qu'un autre que Dieu ait pu concevoir et réaliser un dessein où tous les siècles sont compris.

Constatons maintenant la divine méthode par laquelle la Providence met cette démonstration de la foi à la portée de tous, et la rend aussi facilement et aussi promptement saisissable aux simples qu'aux sages.

11. L'Église ou la société religieuse. — Cest par le moyen de r Église ou de la société religieuse que Dieu conduit les sages et les simples de la certitude naturelle de la raison à la certitude surnaturelle de la foi.

Dans l'ordre de la nature, Dieu ne nous donne pas la vie directement par lui-même. Cause première de toute vie. Dieu nous la communique par des causes secondes. 11 nous fait naître dans la société, et non seulement il nous fait naître en elle, mais il nous fait naître par elle, puisqu'il nous fait naître d'un père et d'une mère. Il fait aussi dépendre la conservation de notre vie des auteurs de nos jours ou de Y autorité même qui nous a donné la vie ^ La conduite de la Providence est la même dans l'ordre de la grâce. Les conditions de la vie spirituelle sont en parfaite harmonie avec les conditions do la vie naturelle, et Dieu répand et conserve celle-là comme celle-ci, par

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