‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 316 sur 536 · LIVRE m, DOCUMENT GCLXXHI · texte numérisé non relu

LIVRE m, DOCUMENT GCLXXHI

Seulement, le 4 novembre dernier, le clergé de la ville et des environs est venu en corps saluer Mgr TÉvêque, à l'occasion de son départ. Dans cette circonstance, M. Tabbé Desbrosses, vicaire général, a lu un discours où les partisans de rinfaillibilité du Pape n'ont pas été ménagés. Ce discours n'avait point élé communiqué au clergé; il est et il reste l'œuvre exclusivement personnelle de celui qui l'a prononcé. Plusieurs d'entre nous ne l'ont point entendu sans impatience ; et n'eût élé la crainte du scandale, des interruptions eussent éclaté.

Ce discours n'a point été imprimé; mais voici ce qui a été écrit dans les Annales religieuses du diocèse d'Orléans, journal officiel. On y lit, numéro du 6 novembre, que M. l'abbé Desbrosses a prononcé un discours, au nom du clergé.

Les Annales font peser ici gratuitement sur le clergé Orléanais une responsabilité qu'il n'a point encourue. Le clergé n'a donné aucun mandat à monsieur le vicaire général. Sans doute il fallait bien que quelqu'un prît la parole, mais la sagesse prescrivait, en pareil cas, de demeurer dans les généralités et de ne rien articuler qui pût offusquer, non seulement la majorité, mais encore la minorité. On dirait vraiment qu'une certaine habileté a présidé à tout cela. Mgr l'Évèque cherchait-il une entrée en matière ? Quoi qu'il en soit, on a eu Tidée de réunirle clergé et de faire lire un discours provocateur.

Personiie ici ne s'y est trompé; mais au loin il n'en sera pas de même. Par ce motif, et pour l'honneur du clergé Orléanais, il m'a paru nécessaire de rétablir les faits dans leur vérité.

Agréez toutes mes civilités.

YiCTOR Pelletier, Chanoine de l'Église d'Orléans,

510 LE CONCILE DU VATICAx\.

(25 novembre 1869)

MgrrÂrchevéquede Westminster, dans une lettre personnelle à Mgr Dupanloap, prie ce Prélat de retirer quelques paroles qu'il lui a injustement attribuées dans ses « Observations », paroles qui dénaturent entièrement le fond de sa pensée, puisqu'elles sembleraient faire supposer qu'il a cru à la possibilité d'ane opposition ou scission entre le Pape et les Ëvéques.

Via del Tritone, 28. — 25 novembre 1869.

Monseigneur,

J'ai l'honneur de réclamer de Votre Grandeur un acte de pure justice. Dans voire lettre pastorale. Votre Grandeur a énoncé comme citation du post-scripttim de ma lettre pastorale, avec des guillemets et en lettres majuscules, les paroles suivantes répétées trois ou quatre fois : « séparément el indépendamment de rÉpiscopat » .

La parole « indépendamment » se trouve dans mon texte avec entière exactitude.

La parole « séparément » ne se trouve nulle part.

L'ensemble de votre phrase n'existe pas dans le postscript tum : cette proposition n'est jamais sortie de ma plume.

Votre commentaire dénature entièrement ma thèse.

Il s'agit exclusivement de l'acte pontifical de juger ex cathedra dans le sens contradictoire à la thèse Mgr Maret, et non pas en général, de l'union perpétuelle et indissoluble du Chef de l'Église avec le corps épiscopaî.

Mgr Maret soutient que le Pontife, parlant ex cathedra, n'est pas infaillible, sinon avec le concours ou consultation de l'Épiscopat.

J'ai formulé la thèse contradictoire, et j'affirme que le Pontife parlant ex cathedra est infaillible [apart from)y c'est-àdire sans le concours ou consultation de l'Episcopat.

Les paroles de Votre Grandeur, « en dehors et séparément »,

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