‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 317 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT GCLXXV. 5li · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT GCLXXV. 5li

emportent Tidée de scission ou d'opposition, et dénaturent tout à fait le sens évident de ma thèse.

J'envoie avec ces lignes un exemplaire de ma lettre pastorale.

Alors, je vous prie, Monseigneur, de retirer les paroles M séparément et indépendamment de l'Épiscopat v comme citation ou comme miennes, et de donner à cet acte de justice une publicité égale à celle qu'a obtenue Terreur.

Agréez, Monseigneur, l'assurance des sentiments respectueux de votre serviteur et frère,

f Henry-Edouard, Archevêque de Westminster.

(15 décexnbre 1869)

Mgr Dupanloup déclare qu*il est impossible de prêter à TÂrcheTêque de Westminster la moindre idée d'opposition entre le Saint-Siège et les Évéques, la moindre idée de scission entre le Pape et l'Épiscopat. Mgr Manning n'enseigne pas cette doctrine, ce serait le calomnier que de la lui attribuer. Toutefois, rÉvéque d'Orléans prétend n'avoir attribué à Mgr Manning aucune parole dont celui-ci ne se soit réellement servi.

Rome, 15 décembre 1869.

Monseigneur,

J'ai trouvé à Rome, en y arrivant, la lettre que vous m'avez fait rhonneur de m'écrire, et que je crois devoir remettre sous vos yeux en y répondant :

{Suit la lettre de Mgr Manning. — Voir doc. cclxxiv.)

Dès le réception de cette lettre, Monseigneur, je me suis empressé de répondre à Votre Grandeur que j'allais me mettre en devoir de faire les recherches nécessaires pour donner à votre plainte juste satisfaction. Je les ai faites, et en voici le résultat :

Je reconnais bien volontiers et je me hâte de publier, aiasi que vous me le demandez dans votre lettre, que vous prêter une idée d'opposition entre le Saint-Siège et les Évoques, une idée de scission entre le Pape et TÉpiscopat, est impossible. Non, vous n'enseignez point une telle doctrine ; vous l'attribuer serait vous calomnier.

Je fais donc, sur ce point, aussi complète qu'elle est possible la déclaration que vous désirez; car, j'en suis convaincu, vous n'auriez, comme moi, que de l'horreur pour une scission entre le Pape et le corps épiscopal, et je crois, comme vous, qu'un tel malheur n'arrivera jamais. Je ne suis pas étonné que votre esprit, votre cœur, votre foi se soient soulevés à celte idée. Aussi, Monseigneur, ne vous Tai-je pas prêtée, cette idée, et de commentaire dénaturant votre pensée dans mon écrit, il n'y en a là aucun. Traitant de l'opportunité, et point de l'infaillibilité, je me suis borné à citer purement et simplement vos paroles, afin de poser la question dans les termes mêmes où vous la posiez, dans les termes mêmes qui sont les vôtres. C'était là loyauté et simple justice.

Mais ma traduction, dites-vous, est inexacte, et l'idée d'opposition et de scission est impliquée, selon vous, dans les mots « en dehors » et <( séparément », dont je me suis servi pour rendre votre forme apart from^ que vous répétez dans le posi^ scriptum jusqu'à cinq fois. « Les paroles en dehors et séparé^ ment, dites-vous, dénaturent le sens de ma thèse, et la parole séparément ne se trouve nulle part dans mon texte. »

Vous acceptez, comme traduisant exactement votre texte, le mot « indépendamment » et non pas les mots « en dehors » et « séparément ».

Je me dois à moi-même, Monseigneur, je dois à mon caractère et à mon honneur de donner ici à Votre Grandeur quelques explications.

Je n'ai connu d'abord votre post-scriptum que par V Univers, à qui vous l'aviez envoyé et qui s'était empressé d'annoncer à ses lecteurs, dès le 28 octobre, l'honneur que vous lui faisiez de cette communication.

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