‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 32 sur 536 · jo X, as · texte numérisé non relu

jo X, as

abordée par tant d'érudits, lorsqu'ils ont perdu de vue que rÉglise est le premier des faits démonstratifs de la foi *, le seul vivant, le seul parlant, le seul qui n'attend pas nos recherches, , mais qui nous cherche lui-même, et qui se fait voir lui-même tel qu'il est : Se prior ostendiL

Analyser l'acte de foi, c'est le réduire aux principes qui concourent à le produire ; ces principes eux-mêmes se réduisent à deux : au principe ou au motif de foi, et au principe ou au motif de crédibilité. Le motif de crédibilité, c'est le fait qui fait voir à la raison que Dieu a parlé, c'est la preuve donnée à la raison de la divinité de la révélation. Le motif de foi, c'est la parole même de Dieu ou la véracité divine. Or, nous les exprimons tous les deux quand nous disons dans l'acte de foi : « Je crois ce que la sainte Église me propose à croire, parce que Dieu l'a révélé. » Nous ne croyons qu'au témoignage de Dieu, mais l'Église nous fait voir par des faits irrécusables, dont elle est pour nous le principal *, primum et sufficiens, la divinité de la révélation et sa propre mission d'autorité divine enseignante.

Nous voudrions résumer ici ceCte méthode de démonstration de la Providence par le fait vivant de l'Église et l'éclat de ses caractères, mais nous l'avons, déjà résumée ailleurs, dans le Défi porté à un rationaliste % où nous avons particulièrement constaté que la rencontre de la raison et de l'Église suffit à la première pour lui faire reconnaître la seconde, suffit à la raison des sages et des simples pour leur faire reconnaître la véritable

1. « Primum et sufûciens credibilitatis argiimentum praebet auctoritas Ecclesiflc, seu propositio Ecclesise notis suis PRiEFULGKNTis ». (Dens, De fide, n. 10.)

2. Le principal « pour nous », parce qu'elle est le dernier anneau de la chaîne de ces faits, celui par lequel nous la saisissons tout entière. Le principal encore, parce qu*il suffît aux simples et qu'il est nécessaire aux sages, selon ce mot d'un savant théologien : « Motivum quo etiam doctissimi carere non possunt, nerape societatis christianae seu Ecclesiœ auctoritas, qua prudentissimi ad credendura inclinantur. » (Libbermann^ Dcm. christ., p. I, c. II, n. 67.)

3. Appel et Défi, chap. m, Bruxelles, chez V. Devaux. C'est le résumé des premiers chapitres de la Question religieuse résolue par ks faits (Paris- Tournai, chez Casterman).

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